CHRONIQUE PAR ...

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Shamash
le 27 juin 2019




SETLIST

Monstrosity

Cosmic Pandemia
Kingdom of Fire
Radiated
Firestorm
Remnants of Divination
Abysmal Gods
Definitive Inquisition
Final Cremation
Drum solo
Destroying Divinity
Angels Venom

AFFILIÉ

23 mai 2019 - De Verlichte Geest - Voselaere


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Le Provincial jalouse souvent le Parisien en ce qui concerne les concerts. En effet, qui ne s’est jamais fait la réflexion que les habitants de la capitale avaient une chance incroyable d’avoir autant de possibilités de sortir pour croiser des artistes adorés ? En cette fin du mois de mai, votre serviteur s’est donc laissé aller à cette inclinaison à la vue de l’annonce du passage de Monstrosity à Paris. Avant qu’un ami ne vienne lui notifier que les légendes floridiennes se produisaient deux jours auparavant en Belgique. C’est donc un jeudi soir, le 23 mai, que je me suis rendu à une heure et demie de mon domicile pour découvrir cette formation chère à mon cœur.

Découverte des lieux que je ne connaissais que de nom, De Verlichte Geest. Il s’agit en fait d’une salle très petite mais finalement sympathique, sise dans la ville de Voselaere. Et, soir de semaine oblige, peu de personnes auront fait le déplacement. Environ une cinquantaine d’amateurs de metal sont présents pour écouter les groupes présents sur l’affiche, à commencer par Caducity.

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La formation flamande, l’une des plus anciennes à œuvrer dans le death, présente des morceaux dont les plus récents datent de... 2009. N.G au chant fait une prestation convaincante, essayant d’emmener avec lui le public dans un univers sombre. Les musiciens qui l’accompagnent ne sont pas en reste. Le quintet offrira une grosse demi-heure de death old school, parfois teinté de thrash. Ce n’est aucunement original, mais en guise d’apéritif, ça passe tout seul. L’on se laisse gagner par ces compositions d’une grande simplicité, mais malgré tout agréables.

Débarque ensuite sur scène The Devil, groupe qui ouvre pour Monstrosity sur l’ensemble de la tournée. Surprise dès le premier coup d’œil. Les membres de la formation sont en effet affublés d’un masque évoquant le carnaval de Venise.
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Deuxième effet kiss cool, la musique, fort éloignée de ce que l’on pouvait attendre. En effet, les Anglais offrent un metal electronique ambiancé, à mille lieux de toute virulence death metal. L’on ne peut que s’étonner de voir ce quartet ouvrir pour Monstrosity. Mais soit, ne soyons pas obtus et laissons une chance aux Britanniques. Leurs titres sont en fait des riffs joués sur fond de discours samplés. Pas de vocaux à proprement parler donc. Des images sont projetées, d’événements et de personnages historiques. Le souci, c’est qu’il est difficile de rentrer dans l’univers que tente de tisser The Devil. Pas mauvais en soit, mais clairement pas à sa place sur une telle affiche.

Enfin, vient le moment tant attendu. Les Floridiens s’annoncent avec les premières notes de "Cosmic Pandemia". Premier constat, le son est bon, quoiqu’un peu trop fort, mais ce léger désagrément est peut-être dû à la taille et à la configuration des lieux.
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L’excellent "Kingdom of Fire" qui s’ensuit finira de convaincre l’assistance. Le set est bien parti et la température grimpera avec "Radiated", troisième titre issu de leur superbe dernier album, paru à l’automne 2018. Le quintet ira par la suite piocher dans son répertoire plus ancien. Ils nous matraqueront aux sonorités des puissants "Firestorm" et "Abysmal Gods", prenant parfois un malin plaisir à ralentir le tempo et à écraser l’audience par des riffs plus lourds, comme sur "Remnants of Divination". Les plus anciens apprécieront que des vieilleries comme "Definitive Inquisition" ou "Final Cremation" ait été jouées. Finalement, tous les albums de Monstrosity seront représentés, à l’exception du pourtant excellent deuxième album, Millenium. Choix étonnant et décevant, tant j’apprécie cette réalisation. Les musiciens semblent prendre du plaisir. Le frontman, Mike Hrubovcak est impressionnant. Ses compères ne sont pas en reste. Mark English, guitariste de son état, qui a joué sur le dernier Deicide, illumine les morceaux de soli ciselés. Et que dire de la section rythmique ? La basse claquante de Michael Poggione vient soutenir les parties de batterie de l’unique membre originel, le très charismatique Lee Harrison qui nous gratifiera d’un sympathique solo.

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Au final, la soirée fut excellente. Lorsque l’on voit pour la première fois un groupe que l’on aime beaucoup, la déception peut être grande. Mais en cette fin de printemps mes attentes auront été comblées. Ce fut un réel plaisir de participer à ce concert intimiste mais des plus réussis. Encore merci à Lucas pour l'accréditation.


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