CHRONIQUE PAR ...

7
Count D
le 13 janvier 2008




SETLIST

The Blood Of Kingu
Uthark Runa
Asgard
Seven Secrets Of The Sphinx
Crowning Of Atlantis
Typhoon
Schwarzalbenheim
Ginnungagap
In Rememberance
Wild Hunt
The Invincible
Melez
Rise Of Sodom And Gomorrah
The Kylisti Evangelist
Siren Of The Woods
Wine Of Aluqah

Rappels:

Cults Of The Shadow
To Mega Therion
Iron Fist (Motörhead Cover)

AFFILIÉ

Therion
Paris - Elysée Montmartre
(23 janvier 2007)
Clisson - Hellfest
(23 juin 2007)

13 novembre 2004 - Limoges - Salle John Lennon


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Voilà encore une bonne occasion de participer à des festivals en ce début de fin d’année, alors que tous les événements de ce genre ont déjà plié bagages avec le mauvais temps se pointant. Le Metallian Festival Tour se veut cette année ancré dans le metal puissant et mélodique, avec à l’affiche Mercury Rain, Trail Of Tears, Tristania et enfin le grand Therion. La salle John Lennon de Limoges (puisque c’est à cette date que j’ai assisté) a donc accueilli les métalleux de la région et autres pour ce bon moment de musique.

Pas encore tout à fait remplie, la salle accueille Mercury Rain alors que les mains continuent à se réchauffer. L’ambiance n’est pas encore top, mais la qualité du son a l’air ce soir au rendez-vous et le show du groupe anglais/français se veut raisonnable. La prestation est de courte durée et il faut avouer que tout le monde n’était pas encore entré lorsque les musiciens ont quitté la scène. C’est alors au tour de Trail Of Tears, avec son dark atmosphérique musclé d’ouvrir la scène quelques minutes plus tard. Etant resté sur une très bonne impression de leur show au Wacken il y a de ça trois ans, j’attendais d’écouter le nouveau Trail Of Tears. Et à part un chanteur prenant la place de la charmante Cathrine, la musique et le charisme du combo norvégien n’a pas bougé d’un poil, dévoilant une capacité certaine à développer sur scène à la fois puissance métallique et orchestrations mélodiques. Les morceaux choisis de A New Dimension Of Might et Profoundemonium ont montré un beau panel de ce que le groupe peut musicalement faire de meilleur. Un bon point pour Ronny au chant extrême et son compagnon de chant clair, qui ont su se montrer charismatiques et motivateurs de foule.

Au tours de Tristania, venu présenter pendant trois quarts d’heure ses plus forts titres de Beyond The Veil et World Of Glass. Quelques nouveaux titres seront exécutés, donnant au public un avant goût plutôt convaincant de la suite. Les nouvelles compositions se veulent en effet du pur Tristania, avec cependant un coté lourd et agressif poussé, soulignant la puissance des refrains. Le public, s’il n’était pas des plus violents ce soir, a su tout de même en partie montrer un intérêt certain pour cette musique orchestrale. Bien sûr j’imagine (sauf si j’ai vraiment des goûts de m**de) que personne n’aura été indifférent au chant et à la gestuelle de la chanteuse charismatique Vibeke Stene. Bref Tristania sait se montrer très expressif sur scène et rester fidèle à la texture musicale présentée dans ses albums.

Après ce bon moment, Therion prend enfin place pour une bonne heure et demie, avec dix-neuf titres de toutes époques. Deux guitaristes dont Johnsson, un bassiste, un batteur, un vocaliste heavy, une chanteuse lyrique en front, et un chœur composé de deux hommes et deux femmes emplissent la scène. Pas de place pour un orchestre, personne ne s’y attendait de toute façon. Tout commence avec "The Blood Of Kingu", tiré de Sirius B. La qualité du son, ne mettant pas pour une fois l'accent sur les décibels, met en avant l’orchestration et les chœurs. Les titres joués sont plutôt bien choisis puisqu’ils sont tirés de l’ensemble de la discographie du groupe. On a même été un peu surpris de n’avoir au total que deux titres de Sirius B ("The Blood Of Kingu" et "The Khlysti Evangelist") et deux de Lemuria ("Uthark Runa", joué au début de set, et l’excellent "Typhoon"). Finalement la playlist jouée tout au long de cette tournée suit une certaine progression, puisqu’on a vu les titres les plus récents se jouer en début de concert, tirés du dernier double album, de Secrets Of The Runes ("Asgard", "Schwartzalbenheim", "Ginnungagap") et de Deggial ("Seven Secrets Of The Sphinx" et "The Invicible").

Très bon début de concert, donc, avec un public attentif et réceptif à la grandiloquence artistique de Therion. Trois quart d’heure auront suffit pour nous plonger ensuite dans une atmosphère plus nostalgique et virulente avec un rappel de l’époque Death de Lepaca Kliffoth, après les très symphoniques "Wild Hunt" et "The Invicible". Bien sûr "Rise Of Sodom And Gomorrah" dévoile toujours autant de magie et de puissance sur scène comme sur disque. La chanteuse en front gère parfaitement son rôle de lead dans la direction des chœurs. Le mixage avec les samples symphonique est très correct. Johnsson a souhaité pour cette tournée et cette dimension se doter d’un expert en mixage. Pour une des premières fois, le groupe joue la longue ballade de Theli: "Siren Of The Woods". Dix minutes de calme et de mélodies. Finalement, après un rappel basé sur des titres de Theli, et face à la motivation du public, le groupe revient avec la reprise "Iron Fist" de Motörhead. Le chant clair masturbe l’atmosphère avec puissance et frénésie. Reprise assez sympa, avec quelques pogos bienvenus. Bonne soirée, donc.

Juste un point négatif sur l’ensemble de la soirée pour l’ambiance de la salle ou tout du moins du public qui n’a pas réellement estimé nécessaire de bouger son gros derrière pour accompagner la musique qui nous était offerte, exception faite sur quelques titres de "Trail Of Tears" et de la reprise finale de Therion. C’est dommage surtout lorsqu’un concert se déroule dans une salle aussi sympa et que le son de ce soir a été soigné par l'équipe technique. Coté support aux groupes, il ne faut tout de même pas cracher dans la soupe et admettre que celui-ci a été d’envergure, Christofer Johnsson ayant même déclaré avant de prendre sa retraite que Limoges ne sera pas un oublié des prochaines tournées…




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