CHRONIQUE PAR ...

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S1phonique
le 25 juillet 2017




SETLIST

Twisted Mass of Burnt Decay
In the Grip of Winter
Severed Survival
Strung up and Gutted
Voices
Fleshcrawl
Arch Cadaver
Critical Madness
Burial
Pagan Saviour
Embalmed
Ridden with Disease
Destined to Fester
Gasping for Air
Service for a Vacant Coffin

AFFILIÉ

16 juin 2017 - Hellfest


Autopsy_Hellfest_20170616

Terminer la première journée « Altar » par un anthologique groupe de death qui se produit finalement assez peu sur scène et n’a jamais réalisé de tournée européenne à rallonge se révèle une très bonne chose et un petit événement dans l’événement Hellfest. Obituary, nettement plus renommé, à enflammé le hangar et chacun pouvait attendre un extra bonus des autres Californiens et de l’ancien batteur de Death.

1987. Le groupe joue donc ce soir dans sa trentième année d’existence et l’occasion de voir Chris Reifert,  le batteur de Scream Bloody Gore, est trop belle pour passer à côté. Clairement avec un batteur / chanteur, une guitare et une basse, il ne va pas falloir attendre un coté scénique explosif ou juste dynamique. Les deux musiciens, Danny Coralles à la six cordes et Joe Trevisano à la basse, vont pourtant s’essayer à se montrer mobiles de temps à autre en se déplaçant au fur et à mesure que les partitions jouées prennent possession de la motricité des types pour les faire se mouvoir selon le riff à plaquer ou le break à marquer. Notons aussi quelques déplacements timides vers le public hurleur et harangueur des premiers rangs, bien décidé à faire savoir qu’il est ravi de vivre l’instant présent. 
La setlist sera à la hauteur de l’anthologie avec pratiquement que des titres des débuts, piochant dans les albums devenus maintenant passage obligé pour qui souhaite connaitre l’histoire du death metal dans son ensemble. Le trio, malgré un son parfois taquin primaire (larsen durable), bénéficiera d’une production au service du propos : c’est bien gras, bien lourd et permet de restituer tout le saignant des compositions. À se demander si finalement chacun ne serait pas tolérant car sait le moment privilégié qu’il vit en participant à ce concert. Le « chacun » est relatif car le hangar est clairsemé et le public reste bien assidu devant ce qui ressemble finalement plus à un Master Class qu’à un concert de musique extrême. La spécificité d’avoir un batteur chanteur, quel que soit le registre, peut faire systématiquement se poser la question. 

Malgré un set très agréable, ce n’est pas le mot folie qui résumera la prestation. Partons plutôt sur un événement de voir le groupe se produire en France. Les réactions aimables, reconnaissantes et malgré tout chaleureuses ne suffiront a priori pas à contenter le trio, Reifert quittera même la scène limite en faisant la gueule. 

Crédits photo : Das Silverfoto
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