CHRONIQUE PAR ...

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Ptilouis
le 12 juillet 2017




SETLIST

Intro + Kodama
Là Où Naissent Les Couleurs Nouvelles
Oiseaux De Proie
Éclosion
Autre Temps
Percées De Lumière
Délivrance

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Alcest
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17 juin 2017 - Hellfest


Alcest_Hellfest_20170617

Après s’être reposé avec le concert de Chelsea Wolfe, il est temps de revenir petit à petit à une musique plus velue. Et pour cela, quoi de mieux qu’un retour progressif avec le shoegaze teinté de black metal d’Alcest ? Les Français n’étaient pas venus depuis 2012 au Hellfest et en ce samedi, leur retour s'annonce gagnant.

C’est sur les tonalités introductives de "Kodama" que Neige et sa troupe entrent en scène. La guitare résonne au travers de la Temple, sensible, berçant déjà les festivaliers qui se mettent au diapason en tapant des mains. Le son est très bon, la batterie n’étant pas trop forte et les deux guitares se distinguent clairement, permettant au passage de profiter du jeu de Zero. Soudain, la voix de Neige surclasse les guitares, frêle, pleine d’émotions, et les premières notes de "Là où Naissent les Couleurs Nouvelles" envahissent la tente. Passage obligé des concerts d’Alcest, le morceau rend vraiment bien et le passage hurlé central envoie toujours autant, tout comme le final, mélodique et lancinant. Un régal, bien servi par un lightshow alternant lumières bleues et violettes.
Peu disert, Neige annonce "Oiseau de Proie" qui passe parfaitement l’épreuve du live. Le public headbangue au rythme des lourdes frappe de Winterhalter et profite des mélodies typiquement shoegaze à la guitare et des alternances entre chant clair et hurlements de Neige. Une réussite qui se termine sous un déluge de guitares et de matraquage de fûts bien sentis, tandis que les lumières flashent et rougeoient d’un peu partout. Intense, mais diablement bon. La tension ne retombe pas avec la longue et complexe "Éclosion". Le public subjugué headbangue sur les passages les plus intenses, tape des mains pour accompagner la guitare dans les moments plus mélodiques et Alcest nous livre une prestation irréprochable. Après quelques remerciements, "Autre Temps" vient apporter une pause appréciable pendant laquelle les chœurs sont repris par le public. Puis les guitares lancinantes de "Percées de Lumière" résonnent. C’est beau. Les hurlements écorchés de Neige accompagnés par un sublime solo de guitare fendent la Temple et la foule ne peut que savourer une telle maîtrise.

Mais il est temps de finir ce concert. Et pour cela, quoi de mieux que la longue montée mélodique de "Délivrance" ? C’est donc avec ce titre tout en sensibilité que Neige et sa troupe se retirent. C’est superbe et clôt parfaitement un show riche en émotions, laissant tranquillement les festivaliers redescendre sur la terre ferme, des souvenirs d’un concert de grande qualité plein la tête.

Crédits photo : Das Silverfoto
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