CHRONIQUE PAR ...

113
Ptilouis
le 14 février 2017




SETLIST

Epica
Eidola
Edge of the Blade
A Phantasmic Parade
Sensorium
Universal Death Squad
Divide and Conquer
Storm the Sorrow
The Essence of Silence
The Obsessive Devotion
Ascension - Dream State Armageddon
Dancing in a Hurricane
Unchain Utopia
Once Upon a Nightmare

Rappel
Sancta Terra
Beyond the Matrix
Consign to Oblivion

Powerwolf
Blessed & Possessed
Army of the Night
Amen & Attack
Coleus Sanctus
In the Name of God (Deus Vult)
Sacred & Wild
Armata Strigoi
Dead Boys Don't Cry
Let There Be Night
Resurrection by Erection
Werewolves of Armenia
Sanctified With Dynamite
We Drink Your Blood
Lupus Dei

Beyond The Black
Lost in Forever
Hallelujah
Drowning in Darkness
Shine and Shade
Running to the Edge

AFFILIÉ

Epica
Hellfest (Clisson)
(21 juin 2009)

Powerwolf
Wacken (wacken)
(02 août 2008)

04 février 2017 - Paris - Zénith


Epica_-_Powerwolf_-_Beyond_The_Black_Paris_-_Zenith_20170204

On est samedi, le Zénith affiche complet et pour une affiche à laquelle on ne s’attendait pas : Epica et Powerwolf. Oui, vous avez bien lu, Epica, tête d’affiche, a rempli le Zénith de sa horde de têtes rousses et de fans de metal symphonique. Il faut dire que se produire le premier samedi des vacances a dû jouer dans le succès de cette date, tout comme la première partie Powerwolf qui a attiré un public assez différent. Et dans tout ça que valait le show ? Et bien pour le dernier concert de la tournée, celui-ci était impeccable, maîtrisé de bout en bout et décidément, les grandes salles conviennent parfaitement aux Néerlandais.

Trop tard, je rate le metal symphonique de Beyond The Black, mais arrive pile à temps pour en prendre plein la vue avec Powerwolf. Car les Allemands, quasi en co-headline ce soir (ils jouent 1h15 et Epica 2h), ont décidé de voir les choses en grand et proposent une scène monstrueuse : backdrop gigantesque, batterie surélevée entourée de deux aigles dorés où se cache à chaque fois un clavier, musiciens peinturlurés en noir et blanc comme à leur habitude, jeu de lumière et pyrotechnie efficace. Et c’est parti pour une longue rasade de heavy metal en commençant par "Blessed & Possessed", titre éponyme du dernier album. Le public est enchanté et reprend en chœur les morceaux tandis qu’Attila Dorn, très en forme ce soir, se pavane sur la scène et hurle entre chaque morceau son amour pour le heavy metal. Et il faut bien l’admettre, le type a un certain charisme et la foule répond avec plaisir à ses différentes demandes. Heureusement, car niveau morceaux le style se répète un peu.
Mais qu’importe car au final, le plus important n’est pas là, mais plutôt dans les différentes façons que le frontman trouvera pour faire participer le public. C’est ainsi qu’il s’improvisera maître de chant pour faire participer le Zénith aux chœurs, le séparera en deux sur un autre morceau en s’amusant très longtemps à faire hurler une partie de la foule puis l’autre. Mais si le public est agréablement mis à contribution, les musiciens n’en oublient pas leur jeu de scène. Le backdrop présentant tout d’abord une église changera pour laisser place à un autre backdrop avec loup garou et encore un autre. L’imagerie propre au groupe est donc respectée avec une dimension spirituelle bien mise en avant. Et ce sera notamment sur "Let There Be Night" où la formation éteindra les lumières pour faire apparaître des cercles de feu sur scène. Au final, bien que n’étant pas très amateur de la musique proposé, j’admets avoir passé un bon moment à voir les Allemands jouer, d’autant que le son était très correct.
Après une bonne grosse pause histoire de faire des emplettes au merch' ou de s’hydrater à la bière, place aux Bataves. Débutant sur "Eidola", intro de The Holographic Principle, Epica enchaîne sur les deux premiers titres de l’album, "Edge of the Blade" et "The Phantasmic Parade". Et ça envoie sec. Entre les musiciens, très en forme pour leur dernière date de la tournée, le jeu de lumière qui en jette et les effets pyrotechniques, le public ne sait plus où donner de la tête et se retrouve directement happé dans ce déluge de musique et d’effets lumineux. D’ailleurs, on sent que le show a été bien rodé et cela se voit dès le départ avec des pétards qui se calent en rythme avec la batterie sur "A Phantasmic Parade". Bref, les premiers titres annoncent du lourd, ça fait plaisir.
On sent en outre les Néerlandais détendus. Ils ne cesseront de sourire pendant tout le concert, instaurant une très bonne ambiance. On notera par exemple les va-et-vient de Coen Janssen avec son clavier roulant, les jeux de scène entre Simone Simmons et les différents membres du collectif, les duels entre les guitaristes et le bassiste… La section des Pays-Bas a l’air de prendre son pied tout comme le public. Et si la setlist n’offre pas beaucoup de surprises, composée en majorité de titres issus de The Holographic Principle ainsi que de grands classiques comme "Sensorium", le show est si bien maîtrisé que le public prend un énorme plaisir à voir les musiciens sur scène. Certains moments resteront fortement ancrés dans la mémoire des fans, notamment cette prestation bien lourde et percutante de "The Obsessive Devotion". Un régal !
À toute cette surenchère, il faut bien ajouter un élément très important : les prismes placés un peu partout sur la scène. Ceux-ci, munis d’un laser, génèrent des effets assez incroyables sur scène en permettant aux lumières de diverses couleurs de se refléter un peu partout pour un résultat sublime. Plus classique, mais toujours aussi efficace - surtout dans un Zénith plein à craquer : demander au public d’allumer le flash de son portable pour "Dancing in a Hurricane" fonctionne à merveille. Bref, les idées ne manquent pas et le show frôle la surenchère (la musique, la lumière, les flammes, les chœurs, les changements de robe…) sans jamais atteindre l’overdose. Et pour cela, l’humour d’un Coen Janssen tempère bien le jeu notamment lorsqu’il s’amuse, hilare, avec son clavier à jouer "La Marseillaise" pour lancer le rappel.


Le concert touche à sa fin et le groupe jette ses dernières cartouches pour achever le public, enchaînant un "Beyond The Matrix" dantesque avec son rideau d’étincelles puis la longue et excellente "Consign To Oblivion". Le concert se termine sous les applaudissements et, il faut bien l’avouer, Epica ce soir nous en aura mis plein la vue et les oreilles pour un show d’une efficacité redoutable !


©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 7 polaroid milieu 7 polaroid gauche 7