Visions Of Atlantis

Entretien avec Clémentine Delauney - le 13 août 2019

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Eudus

Une interview de




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Le vendredi trente août 2019, les Autrichiens de Visions Of Atlantis livreront via Napalm Records leur ambitieux septième album intitulé Wanderers.
Leur chanteuse française, Clémentine Delauney, a bien voulu consacrer un peu de son temps afin de se livrer sur ce nouvel effort, avec conviction, ambition et honnêteté.


Eudus : Peux-tu te présenter pour nos lecteurs qui ne te connaissent pas ? Ton parcours ?

Clémentine : Je m’appelle Clémentine Delauney, je suis chanteuse dans le monde du metal symphonique depuis fin 2010. J’ai commencé en rejoignant le groupe parisien Whyzdom avec qui je n’ai pas enregistré d’album mais avec qui j’ai fait quelques concerts ce qui m’a permis de rencontrer les membres de Serenity qui ont voulu que je fasse parti de leur formation tout d’abord en tant que guest puis en tant que chanteuse secondaire au côté  de Georg Neuhauser mais cette collaboration n’a pas plu à Whyzdom. Ils ne voulaient pas partager leur chanteuse, sans me demander mon avis. Ils m’ont plus ou moins dit: « soit tu restes avec nous, soit tu pars avec eux mais tu ne peux pas faire les deux ». Forcément j’ai fait un choix et je suis devenue chanteuse de Serenity. On a fait un album en 2013, War of Ages chez Napalm Records, qui a été très bien reçu. On a fait plusieurs tournées dont une avec Visions Of Atlantis (VoA). C’est à la fin de cette année 2013 que justement j’ai eu un appel de Thomas Caser, le leader de VoA, qui me dit qu’il y a un gros souci avec l’intégralité du line-up et qu’il veut presque arrêter le groupe, faire un dernier album, une tournée d'adieu, et me demande si je suis d'accord pour faire partie de ce projet. Comme je les connaissais et que j'étais touchée par leur histoire, par le nombre de changements de line-up qu'ils ont subi. Je me suis dit en plus de ça, être la chanteuse principale d’un groupe de metal symphonique est un rêve d'adolescente.  À cette époque je me suis dit « je vais les aider à finir leur carrière sur une note bien plus positive que d'arrêter du jour au lendemain suite à un problème en interne ». On a commencé à faire des répétitions, des concerts ensemble et c'est à la suite de ça qu'on s'est rendu compte qu'il y avait encore de la demande de la part du public et Thomas reprenait à prendre du plaisir à faire des lives avec le groupe. L'idée d'arrêter la carrière n'était plus du tout sur le tapis et on s'est dit qu'il fallait que ça continue. Ça a pris du temps pour sortir un nouvel album car on a encore eu des changements de line-up. Les gens qui avaient été invités à rejoindre le groupe, qui étaient les membres fondateurs sur qui on comptait pour écrire, n'ont malheureusement pas pu écrire parce que cela faisait trop longtemps qu'ils n'avaient pas fait partie d'un projet et qu'ils n'ont pas pu dégager le temps, ni l'énergie nécessaire pour composer des morceaux, leurs vies de famille étaient trop bien lancées, on comprend tout à fait. On a dû prendre une décision, qui a pris deux ans avant d’être prise, on leur a laissé du temps puis on a décidé de continuer sans eux et on a embauché ceux qui partaient en live avec nous car ils ont fait pas mal de remplacements dans le passé et on a décidé de travailler avec un producteur qui nous a aidés à finaliser nos idées et à finaliser The Deep and the Dark qui est sorti l'année dernière. Moi en parallèle de ça j'ai eu des collaborations avec Kai Hansen, le projet de metal opera français qui s'appelle Melted Space, j'ai rejoint une formation de pop-metal qui s'appelle Exit Eden en Allemagne, j'ai fait pas mal de choses différentes car j'aime les expériences variées car c'est comme ça qu'on s'enrichit en tant que musicien. Ça fait donc bientôt six ans que j'officie chez VoA, j'aime cette stabilité, le rôle qu'on me donne. Donc là on sort Wanderers, notre septième album qui j'espère nous donnera l'occasion d'en faire plein d'autres derrière. 

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Eudus :Tu parlais du line-up, il y a Michele qui vous a rejoint, qui officie chez Temperance: comment ce recrutement s'est effectué ? Via Napalm records (qui a signé le groupe italien récemment) ? Ou est-ce Thomas qui l'a contacté ?

Clémentine : C'est Siegfried (ancien vocaliste) qui connaissait le groupe avant que Napalm ne les signe et nous a suggéré Michele. Nous on avait des critères importants, on ne voulait pas d'un chanteur qui habitait trop loin pour pouvoir répéter plus facilement. La géographie était importante. Et mine de rien, trouver des bons chanteurs dans le nord de l'Italie ou en Autriche, ce n'était pas évident, donc on n'a pas auditionné trente-cinq mille personnes et quand on a rencontré Michele la connexion a tout de suite fonctionné, que ce soit humainement ou vocalement parlant. Du coup on l'a contacté et on lui a demandé s'il voulait faire partie du projet et il était très content de la proposition. Tout simplement.

Eudus :Pour revenir à Wanderers, au niveau de la composition, qui compose, qui écrit les paroles ?

Clémentine : On a gardé la même équipe que pour The Deep and the Dark, on a travaillé de manière très proche avec notre producteur, Frank Pitters de SilverlineMusic. Les morceaux ont été écris à distance en s'envoyant des idées l'un à l'autre pour finaliser les structures. Par la suite j'ai posé les lignes de chant avec l’aide de Frank car il a des supers idées, avec Mich aussi et puis une fois que les morceaux étaient terminés, j'ai écrit toutes les paroles, sauf "Nothing Lasts Forever", je les ai partagées avec la personne qui avait écrit les paroles de la chanson originale car pour le coup c'est une chanson qui vient d'une collaboration avec un producteur extérieur, ce que font certains groupes, certains artistes quand ils ont envie d'explorer autre chose, on s'en cache pas. J'ai écrit la moitié des paroles pour celle-ci, mais tout le reste c'est moi.

Eudus :J'ai eu la chance d'écouter l'album, j'ai l'impression qu'il y a un changement de style. Sur The Deep and the Dark, il y a ce petit côté power là où sur Wanderers c'est bien plus symphonique. Est-ce que c'est une volonté de la part du groupe où cela s'est fait de manière naturelle ?

Clémentine : Ça c'est fait naturellement parce que les chansons, on les a finalisées au fur et à mesure, elles ont eu la forme et les couleurs qu'on leur donnait à ce moment-là . Bien sûr il fallait garder une ligne directrice, on fait du metal symphonique, on n’allait pas faire du metal électro du jour au lendemain. Pour nous il y a une vraie continuité par rapport à l'album précédent, même si sur certains points on va plus loin et je te rejoins sur le fait que ce soit plus symphonique mais c'est assez inconscient au final.

Eudus :Chose assez rare, on retrouve sur Wanderers, trois ballades, c'est également une volonté ? Ou lors de la sélection des chansons les trois collaient bien avec l'ambiance de l'album ?

Clémentine : En fait à la base on voulait écrire dix morceaux comme sur l'album précédent. Au final on a fini avec douze et deux chansons bonus. On a eu beaucoup de mal à choisir et on s'est dit pourquoi se limiter ? On s'est posé la question, est ce que trois ballades c'est pas un peu trop, normalement les albums c'est deux ballades, voir une. On s'est dit, nous on en a écrit trois et on les aime les trois, elles apportent toutes quelque chose de différent. Pourquoi s'en priver ? Non, on a décidé de tout garder et de faire un album plus long. On ne pensait pas que dans le tas il y avait des chansons moins bonnes que les autres et qui ne méritaient pas d'être écoutées par nos auditeurs. 

Eudus :Tu parlais de titres bonus, en regardant bien, sur l'édition limitée (la version earbook uniquement, la version digipack comprenant les deux titres bonus initialement prévus) on retrouve une nouvelle version de "Memento" (issu de l'album Delta) . Pourquoi ce choix ?

Clémentine : On a complètement réenregistré la chanson. C'est un choix du groupe car l'an dernier on a eu envie de la rejouer en live, et on a tellement plaisir à la jouer que ça serait bien d'en faire notre propre version avec tous les nouveaux instrumentistes. Pratiquement personne du line-up actuel n'avait joué "Memento". On voulait faire notre version à nous, avec plus de chœurs, plus de puissance, on voulait la remettre au goût du jour.

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Eudus : Pour revenir à Wanderers, est-ce qu'il y a des thèmes particuliers abordés, des messages ?

Clémentine : Oui bien sûr, il y a une espèce de fil rouge tout au long des morceaux.  On incite les gens à partir sur un voyage interne, tous les morceaux ont une double lecture qui peut être très introspective. On parle de voyage, de découverte, de danger, de tempête, de monstre, et tout cela est à l'intérieur et on souhaite que chaque personne puisse se découvrir, trouver sa propre vérité, savoir faire les bons choix pour nous rendre heureux. Beaucoup de gens se retrouvent coincés dans le conformisme sans réfléchir, sans se rendre compte qu'ils passent à côté de leur vie, et nous on veut dire aux gens que ce n'est pas parce qu’ils errent à un moment et qu'ils ne savent pas où ils en sont, qu'ils sont perdus. Ils sont en chemin pour se découvrir. C'est mieux quelque part d’être dans cet état-là, d'être dans l'errance plutôt que d’être enfermé dans quelque chose qui ne nous convient pas du tout.

Eudus :Et écrire sur ce sujet, cela vient naturellement pour toi ?

Clémentine : Oui assez naturellement car c'est relié à ma propre progression spirituelle, mon propre chemin. Je veille toujours à ce qu'il y ait un lien avec l'univers de VoA.  J'aime beaucoup utiliser toutes les métaphores liées à l'océan puisque c'est très fort visuellement, c'est très onirique ça inspire beaucoup et ça a toujours été l'univers du groupe. J'exprime mes propres avancées avec ce champ lexical là volontairement. Sinon je ne peux écrire quelque chose qui n'a pas un lien direct avec ma vie sinon ce n'est pas sincère. Même si j'ai écrit toutes les paroles en un temps limité ça explique pourquoi il y a autant un lien entre elles, ça représente vraiment l'état d'esprit dans lequel j'étais. Je me sens très connectée à cet album.

Eudus : Votre dernier clip, "A Journey to Remember" vient de sortir. Bien que tu aies tourné de nombreuses vidéos avec Exit Eden, est-ce que tu as ressenti quelque chose de particulier, de faire un clip avec VoA ? Où a t-il été filmé ? Peux-tu nous raconter cette expérience ?

Clémentine : Déjà on était beaucoup plus libre. Avec Exit Eden on a tourné six vidéos en deux jours, c'était l'usine.  Dans un même lieu on shootait toutes les scènes de toutes les vidéos, les unes après les autres. C'était millimétré au niveau du planning. C'était éprouvant. Là pour le coup, on a eu deux lieux différents. On shootait en pleine nature, c'était vraiment incroyable, surtout le spot sur la montagne. Les paysages étaient absolument magnifiques. La chanson parlant de voyage et de liberté, on se sent un peu pousser des ailes, je pense que ça se ressent un peu dans le clip, dans notre énergie qui est très spontanée, ce clip-là est extrêmement spontané en fait. J'en garde un très bon souvenir. Pour la petite anecdote, quand on était en haut de la montagne, il y avait un troupeau de vaches, une quarantaine de vaches. Quand on est arrivé en voiture, qu'on commençait à sortir le matériel, elles étaient très curieuses, elles se mettaient près des voitures, passaient la tête près des portières, léchaient les rétroviseurs. On se serait cru à Thoiry « [ndlr : parc animalier dans les Yvelines] ». Quand Thomas a commencé à jouer de la batterie, elles ont accouru jusqu'au lieu où Tom était placé, vers le bord de la falaise. Elles étaient intriguées par les percussions. On essayait de les faire partir, mais le temps que les autres s'installent, elles revenaient entre temps. Ça s’annonçait compliqué, notamment pour les shoots par drones, on ne peut pas voir les vaches, ça va pas le faire. Jusqu'au moment, où on s'est dit « va falloir qu'on commence », elles ont toutes rappliqué. Forcément avec guitare, batterie etc, on avait des enceintes pour pouvoir écouter le morceau, c'était assez fort. Au moment où Michele a commencé à chanter, comme sa voix était amplifiée, elles ont eu tellement peur, elles sont toutes parties en courant. On a vu toutes les vaches courir dans l'autre direction, on s'est bien marré. On a eu aussi des commentaires des gens qui ont vu le clip, pensant que le batteur était vraiment au bord de la falaise, que c’était dangereux. Ils ne se rendent pas compte que derrière lui il y a quand même de l'espace. On ne met personne en danger pour un clip, tout c'est vraiment bien passé, c'était vraiment exaltant de shooter dans cette région de l’Autriche (la Styrie), c'était vraiment magnifique.

Eudus : C'est vrai qu'il est de plus en plus rare de voir des clips de ce style en metal symphonique. Par rapport au genre (metal sympho) comment vous voyez les choses, vous essayez de vous détacher ?

Clémentine : Déjà, VoA existe depuis dix-neuf ans, avant même la naissance d'Epica par exemple. Nous on se considère, puisque c'est vrai, parmi les pionniers du genre. Après il est vrai qu'on a eu de gros soucis de line-up, le groupe a été oublié ou a manqué certaines opportunités, dû notamment à ces changements de line-up par le passé, c'est notre histoire. Mais quelque part, la naissance du groupe... On fait partie de la naissance du metal symphonique. Ça ne nous dérange pas du tout d'être un peu classique dans le genre, de représenter le genre. Par contre, ce qu'on a essayé de faire sur Wanderers, avec des morceaux comme "Nothing Lasts Forever" ou des morceaux un peu plus pop dans le chant, dans les mélodies, c'est essayer d'arrêter de se cantonner au chant classique, de n’être que dans le noir à dentelles, dans le trop sombre. On a d'autres façons de faire du metal sympho, plus ouvertes, plus positives et on espère quelque part influencer le genre, qu'il se pousse à se renouveler et qu'il arrête de tourner en rond. La scène ne se renouvelle pas: c'est que ça ne marche pas.

Eudus : Vous entamer une tournée en headliner...

Clémentine : Oui fin août, pour quatre dates, pour la première fois depuis très longtemps, pour commencer à s'imposer sur la scène metal sympho comme un groupe qui peut ramener son propre public et d'offrir à nos fans un set plus long que ce qu'on a pu faire jusqu'à présent. C'est aussi un risque à prendre. On ne sait pas à quoi on va s'attendre au niveau du public. C'est un bon test et on espère renouveler cela, normalement en 2020. Entre temps on fait une tournée avec Freedom Call, à l'automne en Europe.

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Eudus : Comment se sont passées les dates effectuées sur les différents festivals cet été ? Quelle a été la réaction du public ?

Clémentine : On n’a pas joué tout de suite les nouveaux morceaux, on a entendu que certains sortent en vidéo. Mais dès qu'on a commencé à jouer "Heroes of the Dawn" ou "A Journey to Remember" en live, on a eu un super retour du public. Forcément un peu plus sur la retenue que les morceaux qu'ils connaissaient déjà. Ce n'est pas toujours évident de se faire une idée d'un morceau en open air, le son peut être un peu hasardeux, avec le vent. On a eu un très bon retour et de manière générale on est très heureux de cela. Au Bang your Head festival, on a joué avec orchestre, on a fait un set beaucoup plus long, on avait certains de nos plus grands fans qui étaient là et qui ont fait des super retours sur les morceaux qui n'étaient pas encore sortis.

Eudus :Pour la future tournée, la setlist est établie ? Les tests sont en cours ?

Clémentine : Là, on va répéter de nouveaux morceaux pour les intégrer à la setlist. Elle est bien avancée mais pas encore finie.

Eudus : Pour revenir à ton rôle au sein du groupe, et sachant qu'il a connu plusieurs chanteuses par le passé, comment s'est faite ton intégration ? De manière générale, par le groupe et par les fans ?

Clémentine : C'est vrai que de manière générale, les gens ont du mal avec le changement, on touche à leur groupe ou leur artiste préféré, leurs réactions sont parfois assez négatives. Me concernant, vu que cette scène-là me connaissait avec Serenity et étant donné que les deux groupes se connaissaient, la transition s'est assez bien faite. J'ai eu la chance d'être plutôt bien accueillie par les fans. Après certains préfèrent d'autres chanteuses du groupe mais c'est une question de goût. On ne peut pas juger. Mais en sortant cet album-là, à la fin de l'année, je serai la chanteuse de VoA qui sera restée le plus longtemps. Aux yeux des fans, je deviendrai la chanteuse de VoA et on arrêtera de comparer le présent au passé. En plus de cela, on a la malchance que l'une des anciennes chanteuses soit décédée, Nicole Borgner première chanteuse du groupe (ndlr : sur les deux premiers LP's et qui a perdu la vie en 2012), du coup il y a beaucoup de gens qui sont attachés à elle et ont du mal à passer à autre chose.

Eudus :En parlant de chanteuses, dans le milieu, tu as un modèle ou une chanteuse qui te touche ?

Clémentine : Tarja m'a beaucoup touché. J'ai commencé à écouter du metal symphonique en découvrant Nightwish, les albums Oceanborn, Wishmaster et Century Child. Sa voix m'a beaucoup touchée. Mine de rien je ne connaissais pas d'autres groupes. J'aime beaucoup Simone Simons d'Epica qui place sa voix de manière propre à elle et j'aime beaucoup la voix de Sharon (Den Adel de Within Temptation). J'ai écouté beaucoup de chanteuses depuis toute petite, je n'ai pas une influence principale. C'est une somme de tout ça, même hors metal qui m'ont touché à travers le temps. 

Eudus : En parlant de Sharon, sur votre album précédent, le titre "Book of Nature" tes lignes vocales me font beaucoup penser à elle. As-tu déjà entendu cette remarque, est-ce volontaire ?

Clémentine : C'est totalement involontaire car quand on me dit « là tu sonnes comme une telle ou une telle » j'ai envie de faire en sorte de ne pas lui ressembler car il n' y a pas pire pour une chanteuse que d'être assimilée à quelqu'un d'autre, ça veut dire que l'identité n'est pas assez forte, donc non, c'est pas du tout volontaire et tu es le seul à faire le lien. Après on a tous notre propre interprétation dans ce qu'on écoute.

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Eudus : Sur Wanderers, tu as un morceau préféré ?

Clémentine : J'aime beaucoup le morceau d'ouverture, "Release My Symphony" car il est différent, il prend le temps, pour moi il emmène vraiment quelque part et aussi car il y a une plage au milieu du morceau qui m'a laissé beaucoup de libertés vocales. C'est du pain béni. J'étais très heureuse d'avoir un morceau comme ça. Après, tous ont une identité personnelle de par les différents personnages que je peux interpréter et les différents thèmes abordés. C'est difficile d'en sortir un plus que l'autre. Les chansons sur cet album se complètent. Après forcément c'est moi qui ai composé "Wanderers", le titre éponyme donc forcément j'ai un lien avec ce morceau qui est différent des autres, mais je ne dirai pas que je le préfère aux autres.

Eudus : Quels sont tes projets pour le futur, avec VoA, Exit Eden, Serenity ?

Clémentine : Exit Eden, il y aura un second album, c'est tout ce que je peux dire. Serenity, il ne s'est pas posé la question de re-travailler ensemble pour le moment, ils ont Melissa avec qui ça se passe bien, même eux je ne sais pas où ils en sont, Georg est très occupé avec Warkings, voilà c'est une collaboration dont je ne pense pas qu'elle se réitérera. Sinon je travaille avec des amis sur un projet qui n'a rien à voir, on verra ce que ça donne. Je rêve un peu d'avoir un projet solo, qui ne serait pas forcément dans le metal, mais pour l'instant je n'ai pas le temps d'y penser, j'espère que ça sera le cas dans les années à venir.

Eudus : Comment ça se passe avec Exit Eden, de partager le micro avec trois autres chanteuses ?

Clémentine : On s'entend super bien, on est toutes les quatre professionnelles, c'est un plaisir de jouer ensemble. Pour l'instant c'est en stand by pour que tout se mette en place pour l'album suivant, je ne peux pas en dire plus, car j'en sais pas plus (rires).

Eudus : Le mot de la fin ?

Clémentine : Je voudrais remercier les gens en France qui nous soutiennent. On ne joue pas beaucoup mais il y a des gens qui nous ont redécouverts et qui ont apprécié The Deep and the Dark. Donc j'espère qu'ils apprécieront cet album là (Wanderers) qu'on pourra jouer en France, les rencontrer et partager ces beaux moments de musique ensemble.


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