The Last Embrace

Entretien avec Sandy (chant) et Coco (clavier) - le 13 avril 2015

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Ptilouis

Une interview de




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A l'occasion de la sortie de leur dernier album The Winding Path (chronique ici), nous avons eu l'occasion de discuter avec deux des membres de The Last Embrace : Sandy et Coco, respectivement chanteuse et claviériste. Détendus, les deux musiciens nous ont livré tout un tas de petites anecdotes sympathiques, de réflexions sur l'évolution du groupe et surtout sur la musique en générale et tout cela dans une franche bonne humeur. Bonne lecture !

Ptilouis : Pouvez-vous nous présenter le groupe ?

Sandy : Alors The Last Embrace existe depuis plus de 15 ans. Le groupe s’est formé en 98-99, le seul membre qui est resté jusque là, c’est Olivier, le guitariste. On a 4 albums à notre actif, nous venons de sortir le dernier The Winding Path et nous avons commencé par un E.P, le 5 titres éponyme qui constitue nos tout début. Concernant notre style, autrefois on était plutôt un groupe de metal atmosphérique, puis là c’est devenu de plus en plus rock progressif, dans la veine des années 70s ou en tout cas, davantage dans ces influences-là.

Ptilouis : Et donc vous êtes arrivés en 2005 (ils acquiescent). Comment ça s’est passé ?

Coco : Moi, personnellement, je connais Alexis, le premier batteur, depuis très longtemps. On avait déjà eu des groupes ensemble et, naturellement, quand le claviériste est parti, il m’a proposé et je suis rentré dans le groupe. Et pour Sandy, on était à l’école de musique ensemble, donc on se connaissait déjà. Mais quand elle a passé les auditions… parce qu’elle a postulé…

Sandy : Oui par internet, j’avais trouvé l’annonce d’Alexis sur le site de Zikinf. Et quand je suis allée en salle pour faire l’audition, je retrouve Coco et je lui dis « Mais qu’est-ce que tu fais-là ? »(rire). C’était improbable comme coïncidence !

Coco : Du coup, elle était assez nulle… (rires).

Sandy : Alors c’est lui qui a fait le forcing pour me faire embaucher (grand sourire).

Ptilouis : Donc il y a au moins trois personnes qui restent dans le groupe depuis 10 ans.

Coco : Ouais c’est ça. Alexis (batterie) et Laurent (deuxième guitare) sont partis, ainsi que David (bassiste) qui a été remplacé par Anthony il y a trois ans.

Ptilouis : On va parler un petit peu d’Essentia qui est sorti en octobre 2013. Il me semble que l’idée était très ancienne et que des reprises acoustiques avaient déjà été faîtes. Comment est venu le projet de faire un album de reprises acoustiques ?

Sandy : Ben on a senti que c’était le bon moment en 2012.

Coco : Ouais et on avait le temps. Alexis venait de partir du groupe, on avait pas de batteur et donc c’était le moment de faire un album acoustique et finalement Chris (ndla: le nouveau batteur) joue dessus. Il est arrivé entre-temps et il a voulu mettre sa pâte. 

Sandy : Ça faisait très longtemps qu’on avait envie de faire un album acoustique, depuis 2005.

Coco : Disons que concrètement, on a fait beaucoup de concerts acoustiques. Donc ce sont des versions qui ont été travaillées depuis déjà très longtemps.

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Ptilouis : Le fait d’avoir fait Essentia, vous a-t-il apporté quelque chose pour l'album suivant ?

Sandy : Déjà, travailler avec notre nouveau batteur Chris. Ça nous a permis de connaître ses idées et ce qu’elles pourraient amener sur Essentia et The Winding Path. Je dirai que ça nous a permis de nous écouter davantage.

Coco : Et aussi de simplifier davantage, pas dans l’écriture, mais que ce soit un peu moins brouillon. Disons de mettre davantage les choses à leur place, plutôt que de blinder et de mettre partout des arrangements, de mieux séparer les parties instrumentales et les parties chants. Il y a plus de travail sur l’écriture en général dans le dernier album. Et aussi, on a beaucoup bossé en répète. Le truc, c’est qu’Aerial il a été travaillé « à la maison », mais il n'a jamais été bossé en répète avant d’aller l’enregistrer. Du coup, on s’est retrouvé avec énormément de choses alors que pour The Winding Path, l’album a été bossé en répète et ça permet d’enlever le superflue.

Ptilouis : C’est pour ça qu’Aerial était très long ?

Coco : Ouais entre autres. C’est vrai qu’on était dans une démarche de tout enregistrer alors que ce n’est pas forcément la meilleure chose à faire. Lorsqu'il y a des titres un peu plus faibles, je pense qu’il vaut mieux les retirer.

Ptilouis : L’album acoustique a été bien reçu il me semble ?

Sandy : C’est vrai. En fait, les compos sont plus minimalistes dans l’ensemble. Donc ça touche un plus large public, puis le chant a été mis en valeur et la plupart des gens apprécient ça.

Coco : Ils n’aimaient pas les musiciens ! (rires)

Ptilouis : On va parler du dernier album, The Winding Path. Il est plus court que le précédent avec beaucoup moins de morceaux, mais il est plus prog. Comment s’est faite la composition ?

Coco : Alors en gros, il y a deux compositeurs principaux : Olivier, le guitariste, moi-même et donc Sandy qui fait toutes les lignes de chant, car ça fait parti de la composition. Donc ça dépend des morceaux. Personnellement, j’avance beaucoup les compositions avant de les amener en répète. Chacun amène ses compositions et on les bosse en répète. Par-dessus je fais les arrangements, c’est-à-dire tout ce qui est violon etc. Puis le morceau est réadapté une fois qu’il y a tout ça pour avoir sa forme finale.

Sandy : C’est naturel en fait. On n’a pas trop réfléchi à combien de minutes on fera sur cet album-là. On savait qu’il y aurait un gros morceau. On l’avait surnommé au départ la 17, car on savait que c’était au moins 17 minutes (rire). 

Photo_2_522h_300w Ptilouis : D’ailleurs comment se compose un morceau de cette longueur ? C’est toujours étonnant de voir un morceau aussi long garder tout de même un thème récurrent et au final rester cohérent.

Sandy : C’est comme un fil conducteur. 

Coco : En fait, c’est un peu le principe de la musique classique, sauf que là c’est beaucoup moins poussé évidemment, où il y a des motifs techniques, des thèmes qui reviennent et qui sont réutilisés avec des variations. Le principe c’est ça. Après, au fil de l’écriture, il y a les idées qui viennent. Du coup, les minutes s’allongent, s’allongent… Tant que ça passe et que ça ne devient pas chiant on peut arriver à des morceaux d’une heure et demi. Des groupes l’ont déjà fait (ndla : bonjour Transatlantic !). Il y a aussi le travail en répétition qui fait que ça peut s’allonger avec quelqu’un qui va apporter une autre idée.

Ptilouis : Oui, c’est sûr. Après on évite d’être Neal Morse et d’en mettre des couches et des couches. (rires)

Coco : Et ça va finir comme ça ! (rires) Ce sera pour le prochain ! J’ai déjà commencé à composer et j’ai envie de faire un morceau de plus d’une demi-heure ! Le truc, c’est que c’est un travail qui prend énormément de temps…

Ptilouis : Les arrangements sont très riches, le clavier très varié et très présent avec des sons typés rock prog des années 70s. Comment abordes-tu ce travail avec le piano ? J’imagine que tu penses aussi aux autres instruments.

Coco : De base, j’écris tout au piano et du coup c’est après que ça va se mettre sur les différents claviers. Ce travail, on le voit davantage en répète, quand il y a les autres textures (les guitares, la batterie, la basse, le chant) où ça se met en place naturellement. J’avoue que je n’ai jamais trop réfléchi à la question…  Ce sont des choses qui viennent naturellement. Effectivement, après il y a des thèmes qui collent mieux à la guitare sur certains passages etc.

Ptilouis : Et au niveau des influences, j’ai noté qu’il y avait un côté très naturel, dû notamment à l’utilisation du quatuor de cordes, mais il y a aussi des influences comme Camel…

Coco : Ah oui tout à fait ! J’ai fait les bornes pour aller les voir sur la tournée Snow Goose, donc je connais très bien ouais ! Je suis allé les voir en Allemagne trois fois. Mais ouais, ça fait partie des trucs que j’écoute, donc peut-être que naturellement ça se ressent. C’est vrai sur "White Bird", surtout que celui-là c’est le plus éthéré de l’album avec des passages très jazzy. Après, c’est sûr, ça fait partie de mes influences, donc ça se ressent.

Ptilouis : Sinon, j’ai l’impression qu’il y a plus de places pour le chant. En fait, quand on écoute l’album, il y a des passages très rock, parfois metal prog, et d’un coup un passage calme surgit avec ton chant posé là. Les passages atmosphériques semblent mieux insérés.

Sandy : C’est fait exprès. On a vu sur Essentia que ma voix se prêter beaucoup plus aux ambiances calmes et donc on en a joué sur cet album-là. Après c’est vrai que quand les compositeurs, Oliv' ou Coco, ont pu apporter leur structure, ils avaient déjà programmé où le chant devait se placer. Et donc là je n’ai pas eu à m’en faire, je savais déjà quoi composer quand j’ai écouté. Mais à la base, je sais que j’ai une voix douce et je sais qu’ils s’y sont adaptés.

Coco : C’est vrai que l’écriture on l’a fait aussi en fonction du chant. Tous les passages metal ne mettront pas forcément très en valeur la voix de Sandy.

Ptilouis : Et c’est toi qui écrit tes lignes de chant ?

Sandy : J’écris toutes les lignes de chants, les chœurs aussi et les textes. Donc je me suis posée sur les compos qui étaient déjà existantes.

Coco : Bon après, forcément il y a un échange. D’ailleurs, certaines idées ont été écrites après les lignes de chant, particulièrement les violons, surtout sur "On My Own" où il y a eu des changements harmoniques par rapport à la ligne de chant pour pouvoir la mettre en valeur. Du coup, il y a vraiment un échange, même si au départ c’est de la composition instrumentale on va dire, puis Sandy compose ses voix. Il y a quand même un travail de rééquilibrage à la fin. 

Sandy : C’est ça. Je le voyais sur "On My Own" par exemple. Dans la toute première structure, il n’y avait pas ce deuxième passage avec les double voix. C’est moi qui ai proposé ça à Oliv', vu qu’il était à l’origine du morceau, et j’ai fait « Tiens, ce serait pas mal justement de poser le truc un petit peu, de vraiment contraster au maximum et faire quelque chose de très très doux pour ensuite repartir ». Et donc j’avais proposé ça, puis Coco a pu poser les violons puis le hautbois.
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Ptilouis : Et concernant les jeux au niveau de ta voix ?

Sandy : On va dire que la voix a été plus mise en avant à partir d’Essentia tout en essayant de faire des choses plus minimalistes.  Au départ, j’avais composé des double-voix dans tous les sens, je trouvais ça complètement génial (rire).

Coco : C’est ce qu’on disait tout à l’heure. C’est le problème d’Aerial, y en a tellement trop qu’on perd le fil conducteur. Du coup, c’est vrai qu’Essentia a permis d’étayer les choses et sur la composition du dernier ça se sent. La différence est énorme.

Ptilouis : Finalement, le gros morceau prog, c’est celui qui concentre tout le surplus.

Sandy : Ouais, c’est ça. Le côté plus technique. Mais, en réalité, c’est plus concentré.

Coco : Ouais et c’est mieux écrit. Il y a un vrai travail commun en groupe et je pense que c’est ça qui fait la différence par rapport à Aerial.

Sandy : C’est aussi le fait que tout le monde s’écoute plus. Par exemple, sur l’album, il y a beaucoup plus de questions-réponses entre la guitare et le clavier. C’est important d’échanger et de trouver une certaine harmonie tout en gardant le fil conducteur. C’est ce qui en est sorti.

Coco : D’ailleurs, c’est ça l’avantage de travailler les morceaux avant d’aller en studio, ce qu’on avait pas fait avec Aerial où ce n’était vraiment que de l’écriture avec envoie de maquettes. Alors que là, quand tu te retrouves en répète à jouer les morceaux tu te dis « Ah là y a des choses en trop, là il va manquer un thème… » et ça s’équilibre. Dans l’arrangement final, il y a vraiment un travail de tout le groupe même si au départ on est que trois à composer.

Ptilouis : Au niveau des thèmes, des paroles que tu as voulu aborder, j’ai lu que tu parlais beaucoup de l’enfance ou des questions de relations de confiance. Tu as voulu aborder quoi cette fois-ci ?

Sandy : Sur Essentia, les paroles étaient beaucoup plus axées sur les thèmes de l’enfance et les questionnements sur sa propre existence. Sur The Winding Path, c’est différent. Là, j’ai voulu évoquer des questionnements sur l’âge de raison : Quel choix prendre ? Quelle direction ? Des choix de vie tout simplement.

Ptilouis : D’où l’idée du titre de l’album ?

Sandy : C’est ça, le chemin sinueux. Et d’ailleurs, sur la cover tout est illustré avec ce chemin qui part un peu dans tous les sens. Les symboles sont très importants aussi avec les croyances, la peur de l’inconnu. C’est un peu varié, mais voilà l’idée générale reste vraiment les directions à prendre dans la vie.

Ptilouis : Pouvez-vous parler de "Nescience" ? A la base je n’aimais pas le morceau avec son refrain pop, et finalement je trouve qu’il gagne de plus en plus d’intérêts à la réécoute.

Coco : Alors ça c’est une compo d’Olivier. Ce fameux refrain, nous l’avons bossé avec Olivier séparément. Il est en do majeur et sert contraste avec les couplets qui sont en 4/4 vraiment classique alors que lui est en majeur et en sept temps. Sandy a eu énormément de mal sur le refrain. J’ai gardé quelques pistes qui le prouvent ! (rires). Mais voilà, il y avait l’idée de faire un refrain majeur qui colle aux paroles car les couplets sont sombres en parlant de société de consommation et de capitalisme… Et il y a ce refrain hyper…

Sandy : Lumineux, c’est le mot qui ressort à l’écoute, d’où le côté majeur. Après on a voulu contraster et donner une autre idée du contraste. Pas forcément la nuance, mais plus le côté mineur-majeur, côté simple, côté asymétrique des mesures. Le morceau n’a pas été facile au départ, puis on s’y fait et on se dit « Ah c’est bon, ça rentre ! ».

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Coco : Typiquement, c’est ce que je disais tout à l’heure. Il y a eu beaucoup de travail en répétition car le morceau a connu pas mal d’évolutions depuis le premier jet qu’Olivier avait composé. Il y a eu un vrai travail de groupe derrière, d’arrangements etc.

Sandy : Et ça dépend, tu vois. Pour les lignes de chant sur le refrain de "Nescience", notre ingé-son, Francis Caste, les avait tout le temps dans la tête et nous disait : « Ah oui ! C’est très efficace ! » (rire).

Ptilouis : Ah c’était pareil pour moi, mais ça m’énervait… (rires)

Coco : C’est marrant quand même. Les gens ne sont absolument plus habitués à tout ce qui est gamme majeure. C’est finalement très minorisé dans tout ce qui est metal prog, rock… C’est vrai que ce sont des choses qu’on n’a plus trop l’habitude d’entendre. Dans la musique classique, il y a énormément de jeux comme ça entre mineur et majeur. C’est le cas aussi dans le jazz. Mais dans le rock, on a perdu l’habitude d’entendre ce genre de choses. Pourtant, Neal Morse en fait énormément, même si c’est peut-être too much par moments.

Ptilouis : D’ailleurs, les influences jazz, d’où viennent-elles ?

Coco : De toute façon il n’y a que moi qui en écoute… Ah si, Chris en écoute aussi. On en entend surtout sur "White Bird". C’est le côté jazz-fusion qui permet d’apporter des sonorités différentes et ça se marie assez bien. On est loin d’être les premiers à le faire. Quand tu écoutes tout le rock progressif des années 70s, on sent énormément ces influences. C’était une époque où tout se mélangeait, il y avait moins de barrières qu’aujourd’hui.

Ptilouis : Sinon, vous n’avez pas masterisé avec Manu (6h33) qui avait fait Aerial. Vous êtes allés dans un studio pro.

Coco : Oui on peut dire ça, Francis Caste est connu dans ce milieu-là. Il a fait des choses plus extrême : un album de Kickback, mais aussi le dernier Klone… C’est un mec qui bosse très bien et qui travaille un peu à l’ancienne. Tous les effets sont réalisés avec pédales. Il n’y a aucune post-prod où les effets sont rajoutés après. Donc ce ne sont vraiment que des choses analogiques et ça amène un son qui est très typique. 

Ptilouis : C’est vrai que le son se rapproche plus d’Essentia, on ressent bien tous les instruments.

Coco : Et c’est d’autant plus important quand il y a beaucoup de choses. C’est bien d’avoir quelqu’un de professionnel qui est capable de faire des choix, de voir dans la globalité notre travail et de mettre en avant les choses importantes. C’est un mec qui a vraiment approché la musique donc c’est d’autant plus facile.

Sandy : C’est quelqu’un de patient, de diplomate. Il est drôle. On était tout le temps dans la bonne humeur, c’était chouette. Il est vraiment très pro. Il y a un véritable échange entre lui et les musiciens. Personnellement, il m’a beaucoup appris.

Ptilouis : Sinon côté concert, vous allez retravailler certains morceaux en version acoustique ?

Sandy : On a retravaillé "On My Own". Pour "The Fear of Loss", c’est déjà de l’acoustique. Et Olivier a fait un arrangement très joli sur la compo instrumentale "Let The Light Take Us".

Coco : A la gratte tout seul ? ça sent les boucles quand même ! (rires)

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Ptilouis : Une question sur la scène en général, vous faîtes ou en tout cas faisiez du rock atmosphérique à la The Gathering…

Sandy : C’est vrai qu’on nous rapproche souvent de groupes comme The Gathering ou Anathema. Alors que, c’est assez fou, car quand je suis arrivé en 2005 dans le groupe, il fallait enregistrer Inside, je ne connaissais pas du tout The Gathering. Après l’avoir enregistré, on arrive chez un disquaire et là Oliv’ me fait « Tiens, ça devrait te plaire » en me passant l’album Home de The Gathering. Du coup j’ai écouté en m’écriant « Oh mon Dieu, c’est la même chose que moi ! » (rires).

Coco : Mais c’est vrai que sur Inside, le groupe était dans cette veine-là. A l’époque, il y avait encore Alexis dans le groupe qui est assez fan de ce type de musique et qui composait. Après dans le dernier album, même si on peut retrouver certains aspects, pour moi ce ne sont pas nos influences premières. Olivier un peu plus, car il est assez fan d’Anathema. Bon, moi j’admets aussi que jusqu’à Judgement je suis assez fan, même jusqu’à A Fine Day To Exit.

Ptilouis : Du coup, une autre question me vient à l’esprit. C’est quand même assez rare d’être dans un groupe de rock progressif avec du chant féminin.

Sandy : On a du mal à en trouver en France, ne serait-ce que pour faire des concerts avec eux.

Coco : Oui il n’y en a pas beaucoup. Il y a Magenta, Frequency Drift, le groupe allemand qui a une harpe sur scène. IO Earth qui a pris une chanteuse récemment. Mais c’est valable dans le rock en général où il n’y a pas énormément de chanteuses.

Sandy : Et dans les petits groupes, on peut ajouter Amartia. On nous a parlé de Window, un groupe d’Agen. 

Coco: Pareil, Akin, un groupe de Lyon avec une chanteuse qui a sorti un album en 2011. En fait, c’est un groupe qui a fait un gros break avant de sortir cet album. Et dans les seventies, il y avait Renaissance et pareil, ils avaient ce côté orchestral dans leur musique. Finalement on en est pas si loin que ça, par moment on s’en rapproche un petit peu.

Ptilouis : Ah oui, d’ailleurs, tu aimes Harmonium ?

Coco : Carrément ! Je suis hyper fan !

Ptilouis : Voilà, c’est la fin de l’interview. Vous avez quelque chose à ajouter pour finir ?

Sandy : Merci à toi ! Et aussi, merci à tous les contributeurs qui nous ont aidés pour notre financement participatif. C’est grâce à eux que nous pouvons faire un peu de promotion et quelques concerts. Et on remercie le label, Long Fellow Deeds records. En fait, ça fait longtemps qu’on travaille avec lui, grâce à Olivier.

Coco : Et à priori, ce sera le dernier car je crois que Xavier arrête. Donc on fait un appel à label pour le prochain album ! Et merci à ceux qui ont participé !


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