Bison B.C.

Entretien avec James Farwell (chant+guitare) - le 04 juin 2010

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Joe Le Hareng

Une interview de




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Passés maitres dans l'art du stoner/boueux/thrash/metal avec Quiet Earth, les Canadiens de Bison B.C. enfoncent le clou avec l'excellent Dark Ages et viennent taquiner les grands du genre. Petit tour d'horizon avec James Farwell, chanteur guitariste du groupe.


Joe le Hareng : Première question, un classique, peux tu nous raconter l'histoire de Bison B.C. ?

James Farwell : Ça a commencé fin 2006... J'étais bourré et j'ai trouvé des mecs qui voulaient qu'on monte un groupe... On s'est mis un peu plus minables et on a écrit Earthbound, puis on s'est mis encore plus minables et on a signé avec Metal Blade, puis écrit Quiet Earth... Finalement on est déchirés et on a écrit Dark Ages. Et voila.
 
Joe le Hareng : Tenter de mettre une étiquette sur la musique de Bison est une gageure. Il y a un peu de sludge, de thrash, de punk rock... Comment décrirais-tu votre musique? Et quelles sont vos influences?

James Farwell : Notre musique est un amalgame de beaucoup d'influences, musicales et non musicales. Je suis très influencé par la vie de tous les jours, mes amis et le monde autour de moi. C'est souvent sombre et déprimant avec de petits moments de beauté absolue qui font que la vie vaut d'être vécue... C'est ce que cette musique signifie pour moi. J'aime aussi le punk rock, j'ai grandi avec ca, j'aime les choses qui sont folles, lourdes et sales. Oh, et Slayer.
 
Joe le Hareng : Les choses deviennent encore plus sauvages depuis Quiet Earth. Dark Ages semble plus hardcore, plus thrash. C'était voulu où cela s'est fait naturellement?
 
James Farwell : Y'a un peu de ca... Mais je pense que la progression s'est fait de façon plus naturelle. Je n'ai jamais planifié d'écrire un album qui sonne de telle ou telle façon, tout ce que je pense c'est qu'il doit être lourd et heavy, ce qui laisse énormément de marge. Et c'est ce que l'on aime, avoir un large spectre à disposition. Être coincé dans le piège de la classification, mec, c'est la mort de la musique. J'aime le thrash, mais j'aime aussi ce qui est lent et sombre... C'est cool que ça fonctionne ensemble.
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Joe le Hareng : Parlons un peu du son de Bison B.C., qui est très viscéral, très organique. Ça fait vraiment plaisir d'entendre ça genre de son à l'ère du tout numérique qui sonne froid et impersonnel. Peux-tu nous dire comment vous avez obtenu ce son boueux qui arrache les tripes?
 
James Farwell : J'ai grandi en colère. Et j'adore la façon dont tu peux utiliser ce son en studio ou sur scène. J'adore la musique sauvage, quand tu sautes dans tout les sens, en ratant peut-être quelques notes, mais en prenant du plaisir et en emmenant tout le monde sur une vague de  « Putain, viens on casse tout pour se marrer” ». C'est cathartique mec, « Oublions 5 minutes toute cette merde, Rock the fuck out! »

 
Joe le Hareng : Bison B.C. a la chance de posséder deux chanteurs aux cordes vocales en carbure de tungstène quand certains peinent à en avoir un. Comment se passe la répartition des rôles?
 
James Farwell : C'est pas compliqué, on chante les chansons que l'on écrit, même si parfois je demande à Dan de chanter certaines parties de mes chansons, car je déteste être coincé derrière un micro.
 
Joe le Hareng : La musique, l'artwork et les paroles de Bison B.C. font souvent référence aux sciences occultes. Peux tu nous en dire plus sur cet aspect du groupe.

James Farwell : Écoute, j'apprécie parfois tout ce qui est fantastique. Par exemple la nouvelle pochette est basée sur des peintures de moines tibétains bouddhistes. Le serpent représente la protection contre le monde, contre les choses qui nous blessent et qui nous détruirons inévitablement, comme le bonheur et le plaisir.
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Joe le Hareng : Votre dernier album est vraiment excellent. Mais s'il fallait ne choisir qu'une seule chanson?
 
James Farwell : De l'album... "Stressed Elephant", je pense que c'est la meilleure chanson que j'ai jamais écrite.
 
PhotoJoe le Hareng : Question de gros fan-boy : y'aura-t-il un Wendigo part. IV
 
James Farwell : Tu vas devoir patienter pour avoir la réponse!
 
Joe le Hareng : C'est l'Apocalypse, la fin du Monde et tu ne peux sauver qu'un seul album de la destruction totale : lequel?
 
James Farwell : Jawbreaker – 24 hour revenge therapy
 
Joe le Hareng : Une chanson?
 
James Farwell : "Cortez the Killer" de Neil young.
 
Joe le Hareng : Un film?
 
James Farwell : 2001 L'Odyssée de l'Espace
 
Joe le Hareng : Un livre?
 
James Farwell : N'importe recueil de poèmes par Al Purdy.

 
Joe le Hareng : Question de gros fan-boy part. II (with a vengeance). Combien de temps va-t-il falloir attendre avant de vous voir en France?
 
James Farwell : Et bien, nous travaillons avec les hautes instances histoire de pouvoir venir vous impressionner avec notre argot franco-canadien au début de l'hiver. Faites gaffe (rires) !
 
Joe le Hareng : Le dernier mot est pour toi, choisis-le avec soin.
 
James Farwell : Merci, on se verra bientôt. Paix sur la Terre.






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