Wacken Open Air 2009


Wacken Open Air

UN REPORTAGE DE...




SOMMAIRE

Jour 1 : 31 juillet 2009
Jour 2 : 01 août 2009
Jour 3 : 30 juillet 2009

REPORTS DU JOUR


Airbourne
(Dexxie)
Dragonforce
(Cosmic Camel Clash)
Eths
(Cosmic Camel Clash)
In Flames
(Gazus)
Mambo Kurt
(Cosmic Camel Clash)
Napalm Death
(Gazus)
Vreid
(Cosmic Camel Clash)
Walls Of Jericho
(Gazus)


GALLERY

 


Jour 1 :31 juillet 2009



La journée de jeudi a été spéciale : pas beaucoup de concerts notables et surtout une pluie battante et des rafales de vent terrifiantes (on a vu des campeurs faire du char à voile avec leurs bâches arrachées !!) qui ont un peu inquiété les troupes. Du coup quand on met le nez hors de sa tente pour constater qu'il fait toujours un temps de merde, la motivation en prend un coup...

Le temps s'arrangera dans la journée, mais il faut bien avouer que la vision qui s'offre au Guerrier du Métal en ce deuxième jour de festival est un brin apocalyptique. Les trombes d'eau tombées la veille ont transformé le site comme le festival en un immonde champ de boue, et quand on combine la gadoue avec la quantité invraisemblable d'ordures déjà présentes ça fait un peu tache. Le métalleux de Wacken serait-il un goret ? Oui et non... car il faut bien avouer que l'orga n'aide pas. Le pauvre sac poubelle inclus dans le Welcome Bag remis aux campeurs est tout ce dont ils disposent pour stocker leurs déchets vu qu'on ne trouve absolument aucune poubelle sur le camping. La présence d'une clean zone aux velléités écolos fait sourire : c'est exactement comme ailleurs... sauf qu'il y a des poubelles ! Et bizarrement, c'est propre. Transformer tout le terrain en clean zone ne serait pas si compliqué...Photo


Première surprise : on apprend par bouche à oreille que le set de Suidakra a été remplacé par celui de Napalm Death (report ici) !! Heureusement que certains disposent d'un téléphone portable WAP, car le site mobile.wacken.com permet de s'informer en temps réel des changements dans le running order. On cavale donc pour y aller, en essayant de ne pas se vautrer dans la boue au passage si on a deux bornes à faire. Les festivaliers arrivant en voiture ont été guidés jusqu'à un emplacement pour s'installer. Il n'y a pas eu de choix possible, du coup, certains arrivés mercredi en matinée se retrouvent tout au fond du camping... mais à coup d'efforts et de sueur, votre équipe chérie arrive également à apprécier la très bonne performance de Vreid (report ici). Si le thrash allemand est réputé, on a tendance à oublier que le black metal possède aussi des troupes en Allemagne parmi lesquelles se trouve Endstille. Si le son est plutôt correct et les membres du groupes présents au possible sur scène, la musique de la formation souffre d'une répétitivité plutôt lassante à la longue. Dommage, car ce black mélodique reste plaisant à petites doses.

PhotoDans la série « ne perdons pas les bonnes habitudes », Gamma Ray donne un concert prévisible de bout en bout. Set-list bateau, voix d'Hansen inégale comme il se doit, speeches en allemand... la plus grosse surprise viendra de "I Want Out" et "Future World" rassemblée en medley au lieu d'être jouées séparément ! C'est tout dire, et il faudra que Gamma Ray cesse de faire toujours le même concert à un moment donné. Car dans un style totalement opposé, la claque monstrueuse que sera le concert de Walls of Jericho (report ici) marquera bien plus les esprits (et les articulations). Puis se produit le premier vrai dilemme du festival : faut-il aller voir Airbourne (report ici) ou DragonForce (report ici) ? Les deux mon capitaine, et dans les deux cas le plaisir sera très grand. Mais on sera allé faire un tour à la grosse nouveauté de cette année : le Medieval Market. Placé à l'entrée du camping, cette enclave médiévale a tout pour plaire : stands de confection divers (cottes de maille, cornes à boire, peaux de bêtes...), arène de combat à l'épée, nourriture à thème, c'est vraiment une réussite totale. On se rappellera avec émotions des stands de lancer de hache et de javelot sur cible, et du mariage qui y sera célébré (oui! ). C'est hyper bien foutu et ça cadre parfaitement avec l'esprit du festival qui plus est. Vu le succès remporté par l'initiative, on espère franchement qu'elle sera pérennisée.


Une fois abreuvés et restaurés (on compte au passage une augmentation générale de 50 centimes pour la bouffe et la boisson), nous décidons courageusement de ne pas aller voir Hammerfall parce qu'il faut quand même pas déconner. Tandis que Bullet For My Valentine délivre son metalcore sur la Black Stage, les proggeux se rassemblent tout autour de la Party Stage afin d'assister au set de Coheed And Cambria. Si le groupe est parfait techniquement parlant, aidé par un son de qualité, l'heure qui s'écoule s'étire en longueur tant on a l'impression d'écouter une seule pièce longue, l'absence de communication avec le public n'aidant pas trop les choses. Concernant Motörhead, bon nombre de fans se seront réjouits de voir la bande à Lemmy en live. Surtout qu'en plus des classiques à la "Ace of Spades", il y a un son excellent et quelques filles qui mettent le feu à la scène. Mais il faut admettre que c'est le bourbon qui tient le vieillard en vie, et on sera en droit de s'ennuyer, serait-ce dû à la monotonie des compos ou à l'interprétation devenue vaseuse avec les années. L'exotisme excessif d'un Mambo Kurt (report ici) ne compense pas vraiment cette déception, et il faut attendre la poutrerie In Flames (report ici) pour que l'enthousiasme remonte... à moins que comme une grande partie des Français présents, on ait préféré soutenir Eths (report ici) sous le chapiteau de la W.E.T stage.

Photo


Autre nouveauté réjouissante : des marchands de bière ambulants passent dans les rangs, proposant des pintes fraîches au même prix qu'aux stands de boisson. C'est une excellente initiative car la densité de la foule lors des concerts les plus fédérateurs est très importante, ce qui transforme toute tentative de s'extraire du public en parcours du combattant. Si on y arrive on peut aller errer dans le Metal Market : véritable site dans le site, l'espace dédié aux achats s'étend sur une surface délirante. On peut aussi bien s'y perdre que faire d'excellentes affaires. Lors de ces divers déplacements on passe devant le set de Doro à plusieurs reprises, et il faut bien avouer que l'Allemand a parfois des goûts étranges. Totalement basé sur le principe du refrain ad lib, le heavy de la donzelle ne présente strictement aucun intérêt tant il est basique sans parvenir à être efficace... ce qui ne l'empêche pas d'être encensée par une foule complètement à fond dedans. La journée se clôt sur un set destructeur d'Amon Amarth : épaulés par une mise en scène massive (drakkar sur scène, pyrotechnique, etc), les Suédois font déferler une impressionnante masse de violence sur les spectateurs. Dommage que le son soit énorme à certains endroits du site et extrêmement faible à d'autres !


La pluie a cessé. Le son est souvent bon. L'ambiance est au beau fixe... en fait le seul réel problème à déplorer est la tendance des annonces collectives faites au public en allemand, qui font se sentir exclus mas mal de gens. Pas de quoi ternir le moral donc, et on se couche avec de bons espoirs concernant le lendemain... car contrairement à l'affiche un peu faiblarde des deux jours passés, celle du samedi devrait faire très mal.


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