Motocultor Festival 2013


Motocultor Festival

UN REPORTAGE DE...




SOMMAIRE

Jour 1 : 16 août 2013
Jour 2 : 17 août 2013
Jour 3 : 18 août 2013

REPORTS DU JOUR



GALLERY

Un grand merci aux charmantes collègues de Nightfall pour nous avoir dépanné de toutes les photos du festival :

Dolorès V. Sélénium

Alexandra

 


Jour 1 :16 août 2013



C'est une première pour Les Eternels que de couvrir le Motocultor Festival, aujourd'hui unanimement considéré par les fidèles comme deuxième plus importante manifestation métallique de France, juste derrière son grand frère voisin Hellfest, situé seulement à une centaine de kilomètres de là. C'est également une première pour vos serviteurs Droom et Silverbard que de découvrir ce festival nouvellement déplacé de quelques kilomètres sur la commune Saint-Nolff, autrefois situé à Theix. L'amour et le metal sont dans le pré les amis, Motocultons !  

Un premier constat (pas d'accident avec un Motoculteur, on vous rassure - juste un constat normal) lors de l'arrivée sur les lieux : le festival est à taille humaine et agencé idéalement avec parking, camping et site tous collés les uns aux autres. Sortir de la zone musicale pour aller chercher quelque chose dans sa tente ou sa voiture est l'espace de 5 minutes. Bref, rien à voir avec le Hellfest par exemple. Une promiscuité qui est aussi synonyme de convivialité à cette époque de l'année qui rime pour beaucoup avec vacances ! L'arrivée dès le jeudi de bonne heure pour Silverbard, qui a le temps de voir les voitures s'entasser de plus en plus au fil des heures sur le bord de la départementale, rime avec le traditionnel apéro sous un soleil de plomb et permet de réaliser que la crème solaire aurait été utile finalement tandis que les bénévoles courent dans tous les sens pour faire face à des imprévus de dernière minute. Finalement le parking puis le camping ouvrent malgré des retards, tout le monde prenant son mal en patience sachant qu'une longue nuit de fête pré-festival se dessine à l'horizon…

Vendredi, 13h. Silverbard se prépare à la belle affiche proposée dès le premier jour alors que tout le monde semble agité dans le camping, du moins tous ceux qui ont décuvé de la veille… Le tout est un peu confus, et pour cause : personne n'a le bon running order puisqu'au moins trois différents circulent… Mieux vaut donc se fier à celui imprimé la veille par une bonne âme. Pour couronner le tout, des rumeurs insistantes de groupes annulés circulent (allégations qui s'avéreront sans fondements)… Retour donc sous la tonnelle pour casser la croûte, rien d'intéressant n'arrivant avant Belenos programmé à 14h30 (selon le running order le plus fiable). Du pain dans une main, un couteau dans l'autre, le pâté posé sur les genoux, et débute l'atelier de cuisine gastronomique en entendant de loin le set des Sticky Boys, du hard rock aussi recherché et novateur que celui du dernier clone d'AC/DC. Mais à peine le temps de digérer ce repas équilibré que les camarades de Silverbard s'affolent : il paraît que Belenos joue juste après ! QUOI ? Branle-bas de combat, direction l'entrée du fest… et queue gigantesque !

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On entend une intro acoustique avec quelques chœurs, puis un riff black débuter : arghhh, c'est bien Belenos qui joue en ce moment même ! Le premier morceau raté, on se presse devant la Supositor Stage (paye ton nom de scène !), la "petite" scène accolée à sa grande sœur Dave Mustage (arf arf, quelle poilade !) qui accueillera toutes les têtes d'affiches. Un an après leur venue au Hellfest, on retrouve la bande de Loïc Cellier inchangée, même tenues, même décors et mêmes gauloiseries. La formation est ici chez elle en Bretagne et ça se sent. Aussi cliché que cela puisse paraître, l'atmosphère champêtre et les passages folks se marient parfaitement avec la prairie du Morbihan qui nous entoure sous ce ciel bien nuageux ! Le son est un peu bancal mais ne gâche pas le set très pro des Bretons. Les morceaux défilent sans ennui même si cette impression de « bien, mais peut mieux faire » persiste jusqu'à ce que le groupe aborde les trois derniers morceaux, à savoir le combo mortel "Le Déchirement" / "Morfondu" / "L'Enfer Froid". Et là, c'est du grand Art ! Si tous les albums de Belenos avaient été de cette trempe, le groupe aurait pu devenir la meilleure formation mondiale de pagan/black, honnêtement. Pendant ce temps, Droom est arrivé sur le site accompagné de la bruine bretonne après un départ le vendredi même à bord d'un vieil Espace Tactique-Faucon Millenium-Habitation (imaginez l'engin...). Sans prêter une grande attention au show de Belenos, Droom est tout à la découverte les lieux. Les scènes sont visibles de tous les points du site, la nourriture et les boissons sont regroupées sur le coté (toutes deux centralisées par le festival, tarification unique et paiement par tickets), le coin shopping se tient de l'autre et le point d'eau est ici, d'accord... Les repères sont rapidement pris alors que résonnent les dernières notes de Belenos.

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Droom se dirige alors vers System Divide qui prend le relais, un prophète en masque à gaz ornant les étendards de fond de scène : pas mieux pour lui donner un a priori négatif sur le groupe, lui qui déteste les visuels militaristes et plus encore les masques à gaz (à ce propos, premier coup de gueule contre les festivaliers : punaise, cessez votre délire masques à gaz s'il-vous-plait, c'est ignoble). Mais passons à la musique. System Divide s'inscrit dans une mouvance moderne, jouant du contraste entre growl et voix féminine, à l'instar de Deadlock, par exemple. Les riffs axés sur la rythmique – saccadée comme il se doit – s’enchaînent et déclenchent chez une partie du public, plutôt jeune en ce vendredi matin (ce qui colle bien à la musique du combo), de bienvenus pogos et le premier circle-pit du fest (encore modeste comparé à ce qui suivra…). Ainsi, avec professionnalisme, System Divide parvient à mettre l'ambiance pour ce début de festival. Chanteur rasé et chanteuse aux cheveux rouges (à ce propos, second coup de gueule personnel contre le public féminin : pourquoi ruiner quasi-systématiquement de belles chevelures sous la teinture rouge ? mince alors... tous les goûts sont dans la nature je suppose), bref, les chanteurs sont en voix et haranguent la foule efficacement. Pendant ce temps, le jeu du guitariste soliste est d'une propreté remarquable malgré la technicité apparente et le batteur passe sans soucis un incident de baguette, continuant à tenir le rythme de sa seule main gauche, ni vu ni connu. Un show correct - mais pas inoubliable - venant d'un groupe inconnu au bataillon : les affaires ne commencent pas trop mal.

Personne d'emballé pour voir Miseducation Of Masses, mais une équipe éternelle réunie et unanime pour Angelus Apatrida qui sera LA claque pour Droom ! Car s'il faut bien avouer que le thrash ultra-classique des Espagnols peut éventuellement laisser de marbre sur album; c'est une autre histoire sur scène, et quelle tuerie mes amis ! D'où une remarque plus générale sur le week-end : les groupes de thrash passeront tous l'épreuve du live sans le moindre soucis, décuplant leur énergie et toujours appuyés par un très bon son. Nul besoin de connaître les morceaux pour prendre son pied : suivre la folie et la vélocité des riffs incisifs suffit à s'éclater comme un gamin, comme ce fût le cas pendant le set d'Angelus. L'ambiance est énorme : pogos permanents et circle pit à quasiment chaque début de morceau font monter la poussière puante du sol (un grand classique des festivals qui donne raison aux masques à gaz - zut !), tandis qu'un sex-toy vole gracieusement au dessus des têtes, et donnent quasiment envie de se battre ou d'intégrer un gang de rue tant l'esprit thrash flotte sur Saint-Nolff. L'énergie déborde à flots des musiciens qui, sans le savoir, rentrent sans problème dans le haut de bilan pour le festival. Parlons peu, parlons bien : Angelus Apatrida aura su faire parler la poudre et aura remporté le succès qu'il mérite. Pour l'anecdote, les membres du groupe, visiblement pas trop pressés, passeront tout le week-end sur le site, regarderont les shows d'Annihilator et d'Exodus (au moins !) en coulisses et resteront plus qu'abordables.

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L'équipe translate de scène et c'est à présent Silverbard au micro. A peine remis de l'ouragan espagnol qu'il faut enchaîner avec Svart Crown ! Dur, quand on connaît le tourbillon de violence proposé par ces derniers ! Heureusement, ce n'est que le premier jour du fest', les oreilles ne sifflent pas encore et les jambes sont encore souples… C'est qu'ils sont attendus les amis Niçois, après une prestation en demi-teinte au Hellfest, la faute à un son horrible ayant gâché la première moitié du set. A deux titres près rajoutés, la setlist est inchangée et ô soulagement, le son sera excellent de la première à la dernière note. Il est amusant de remarquer que les titres de Profane sont bien plus percutant que ceux de Witnessing The Fall, en particulier car ils sont plus variés et contrastés. Certes, "Nahash the Temptator" reste une boucherie mais les moments les plus intenses du concert sont à chercher du côté d'"In Utero…", "Profane" ou "Revelation…". Un mot tout de même du leader JB qui a semblé encore plus charismatique qu'au Hellfest et qui tient véritablement bien la baraque. Les deux Eternels sont une nouvelle fois d'accord :on sort abasourdi de ce show exceptionnel, cathartique au possible. Svart Crown signe l'un des sommets du Motocultor 2013 et mérite tout le respect de représenter si fièrement la vitalité de la scène metal hexagonale.

Quel enchaînement ! Silverbard est KO et retourne au camping, tandis que Droom se laisse tenter par Endstille profitant du mélange des genres offert par le festival pour se frotter au black metal en condition live. Voir son premier corpse-paint est toujours un moment magique et c'est sous une grisaille ensoleillée (?) qu'Endstille prend place sous les yeux brillants de votre serviteur qui ne connait le groupe que de réputation. C'est un réel plaisir kitsch que de voir débarquer des blackeux purs et durs : corpse-paint de rigueur, t-shirt ensanglantés, bracelets à clous... ne manque plus qu'une tête de veau empalée en milieu de scène pour que le tableau soit complet. Niveau musical, c'est une autre affaire. Très vite, on se rend compte que la musique est inaudible. Une catastrophe. Peut-être est-ce dû à l'excès de basses que nous retrouverons tout le week-end sur la Dave Mustage ? Mais ici, même loin de la scène, là où le son est censé s'équilibrer, le brouhaha continue de plus belle : la double pédale, frénétique et imbécile, mange intégralement les tremolos - et donc les mélodies. Dès lors, chaque morceau ressemble au précédent, le tout se noyant dans un déluge de n'importe quoi à grande vitesse. Si la prestation visuelle était au rendez-vous et aura suffit à satisfaire, l'aspect musical aura eu de quoi laisser un public décontenancé. Pause générale de l'équipe, peu motivée pour Voight Kampff malgré de bons échos, ni pour les bimbos suédoises de Crucifed Barbara au hard rock bas du front, mais qui auront su sans aucun doute trouver leur public ! 20h30 déjà. La pause manger doit être alors stratégique car les choses sérieuses commencent bientôt. L'occasion de regarder au passage distraitement de loin le show assez monolithique de Deströyer 666 au black/thrash efficace mais peu inspiré.

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« Je serai au premier rang pour Enslaved » s'était promis Silverbard. « Je serai attentif pendant Enslaved pour faire honneur à Winter » se promet pendant ce temps Droom. Promesse tenue pour l'un et l'autre et arrivée 15 minutes en avance pour Silv' histoire de voir Grutle (quel joli nom !) et ses potes déconner pendant les balances. C'est joliment éclairé d'un soleil couchant sur la scène principale que débarque alors le combo de Bergen toujours aussi charismatique. Le set s'ouvre sur le titre éponyme "RIITIIR" du dernier album, assez accrocheur pour remplir sa mission d'opener mais qui montre déjà toute la variété d'Enslaved, de l'alternance du chant black et du chant clair aux variations incessantes de tempo. Un titre de réglage pour le son, mais le kiff est déjà là. On embraye sans plus tarder sur le classique "Ruun" à la magnifique introduction calme aux sonorités orientales avant… une coupure de courant (pour les guitares) !  « Epic fail »  ! Les zicos éclatent de rire, le public apporte son soutien pendant deux minutes avant le retour du son des enceintes. On recommence l'intro à zéro, avant LE riff ! (l'effet de surprise est un peu cassé du coup, mais on ne boude pas son plaisir). Oui, LE riff black de "Ruun", celui aux six notes en tremolo avant le roulement de grosse caisse et… le HEADBANG ! Autre classique à suivre, "Ethica Odini", avant d'attaquer le gros morceau du concert "Roots Of The Mountain", sûrement le meilleur titre écrit par Enslaved. On retrouve toute la magie présente sur album alors qu'on dénombre de plus en plus de slams aux premiers rangs : WTF ? Le phénomène n'ira pas en s'améliorant et sera même le point noir du concert : un public très enthousiaste mais pas du tout en adéquation avec les subtilités et les ambiances de la musique jouée. Une surprise avec le très psychédélique "Convoys to Nothingness" ressuscité de l'étrange Monumension avant une fin de set classique : "Allfaðr Oðinn" (ce riff aussi !) / "Isa" qui enfoncent le clou. Malgré quelques incidents, Enslaved a confirmé sa posture de tête d'affiche et livré un show carré (peut-être un peu trop) qui le place sans hésiter dans le top du festival.

Suivent alors les Suisses d'Eluveitie. Silverbard ne connaissant que le premier album Spirit, complètement mis de côté, ne reste que le temps de quelques morceaux alors que Droom, connaissant davantage les derniers opus, prend son pied. Car Eluveitie qui joue en Bretagne, terre celtique, et en festival, parenthèse festive par excellence, ne peut-être qu'une bonne surprise. Et miracle, pas de défaillance pour ce premier soir de festival. La troupe, nombreuse et visiblement ravie d'être là, ouvre les hostilités sur "Helvetios". En live, la musique d'Eluveitie prend une tournure battante, chose bien saisie par une fosse littéralement déchaînée qui s'impliquera plus que de raison. Suivront par la suite, et seront prétexte à deux wall of death (dont le premier n'aura pas été évident pour Droom, ni pour le reste des participants : la chute est générale – la faute au câche-cables incurvé et excessivement glissant reliant entre elles la scène et la régie), les thèmes popularisés par Manau ("La Tribu de Dana" et "Le Loup, Le Renard et La Belette" - s'cusez pour les titres) ainsi que les mélodies propres au groupe. Jamais l'intensité ne faiblira, aidée par une balance très correcte qui permettra d'entendre chacun des instruments (bien que tout le monde ne soit pas du même avis sur la question) au cours d'un set nocturne classique mais extrêmement bien rodé (le groupe est alors en fin de tournée-marathon pour Helvetios). Ce soir, Eluveitie n'est donc pas tant une surprise qu'une confirmation, et cela fait franchement plaisir. D'autant plus qu'il s'agit du seul groupe à tendance melodeath du week-end.

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Pause générale pendant le set de DevilDriver et son groove metal pataud, qui aura visiblement joué ses classiques et chauffé le public à un tel point que le groupe, observant un problème dans le pit, demandera une pause et un bref retour au calme. Point noir : le son était visiblement très mauvais sur le devant de la scène... Dommage pour les fans, car de loin, tout semblait très correct. Curiosité commune de Droom et Silverbard pour Aborted, mais les avis divergent. Droom a trouvé le set divertissant - sans plus - bien qu'un peu exaspéré par les discours pas très finauds du frontman (qui est aussi celui de… System Divide). Parmi les passages qui méritent le coup de cidre, vous avez le choix entre l'annonce du morceau, « qui parle de sodomie et de caca étalé sur les nichons » (le tout sur fond d'ultraviolence musicale, bien sur), l'option laissée au public entre un morceau parlant de « caca »"et un autre évoquant la « chatte » ou encore cette rapide introduction prenant la forme d'un « un... deux... TROISODOMIE GRUIIIIIIKGRUIK GRUIK ! ». Le moment est idéal pour goûter le cidre du fest', qui fait figure de challenger à la bien trop populaire bière. Bilan : pas mauvais et service courtois, comme le sera, au passage, l'ensemble de l'accueil et de la sécurité du week-end (chapeau pour ça !). Silverbard aura de son côté plutôt retenu un show ultra carré et précis, chirurgical selon l'imagerie développée et au death grind pas si éloigné que ça de leurs confrères de Benighted, certes plus brutal et moins mélodique mais tout aussi groovy. Malgré des morceaux trop linéaires et peu variés, le set aura été aussi l'occasion d'avoir le plus grand circle-pit au festival, passant derrière la régie son (exploit déjà édité par les mêmes Aborted il y a 2 ans et qu'ils tenaient à réitérer). Pour l'anecdote, votre barde de serviteur aura perdu une chaussure à cette occasion (qu'une gentille demoiselle lui aura retrouvé peu après - adopteunbarded'argent ?) !

Pas assez de décibels pour la journée ? On enchaîne et on clôture ce vendredi avec… Vader. Outch ! Alors que Droom rejoint gentiment le parking pour aller dormir dans sa voiture, il lance (dans sa tête pleine de cidre) un défi personnel au groupe : l'empêcher de dormir ! Pas question de faiblir pour Silverbard qui se place au devant de la scène pour prendre sa leçon de death polonais. Grosse attente quand on connaît les tueries du groupe sur album et qu'on imagine le rendu en conditions live… A l'arrivée des musiciens sur scène, on remarque le choc générationnel entre les deux gratteux bien âgés et les deux jeunots qui tiennent la section rythmique basse/batterie. Car oui, Vader a été formé en 1983 ! Pas étonnant que le frontman Piotr "Peter" Wiwczarek approche de la cinquantaine ! Mais au bout de 30 secondes, c'est la désillusion : une double grosse caisse assommante, on ne reconnaît aucun morceau… Obligé de fuir le devant de la scène, devant traverser les circle-pits, votre serviteur se replace loin de la scène, bien derrière la régie son afin d'évacuer les excès de basses. On y reconnaît certes mieux les morceaux mais on perd l'ambiance (les musiciens étant statiques sur scène, il ne faut pas chercher de ce côté !). Au final, un concert tout juste sympathique et très décevant vis-à-vis des attentes.

Retour au camping pour Silverbard alors que Droom a remporté son pari et ronfle déjà paisiblement dans sa voiture. Une première journée riche en émotions et qui aura révélée de nombreux coups de cœur : Angelus Apatrida, Svart Crown, Enslaved… Demain, journée tranquille en raison d'une abondance de grind et de punk (bouh caca !) : on va pouvoir se reposer !


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