Under the Black Sun Fest 2013


Under the Black Sun Fest

UN REPORTAGE DE...




SOMMAIRE

Jour 1 : 03 juillet 2013
Jour 2 : 04 juillet 2013
Jour 3 : 05 juillet 2013

REPORTS DU JOUR



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Jour 1 :03 juillet 2013



Petit exercice inhabituel en cette période estivale puisque c'est au coeur de l'action que nous plongeons avec un report de festival directement issu du chanteur de Seide, Count D (anciennement journaliste sur nos terres éternelles). L'occasion de faire le point sur un festival méconnu : Le Under the Black Sun Fest, et de voir ce que donne l'organisation du point de vue interne d'un groupe participant. Entre galères de transports connues de tous les festivaliers et péripéties techniques de dernière minute, appréciez cette lecture ! Sans oublier un report du fest évidemment.

Le Under the Black Sun Fest est un festival allemand, et bien que moins rayonnant que le Wacken ou autre gros fest germain, sa spécialisation dans le black metal en fait depuis 16 ans un incontournable des road trips extrêmes, ayant accueilli des pointures comme Dimmu Borgir, Enslaved, Gehenna, Judas Iscariot, Satanic Slaughter, Horna, Mütiilation, Tsjuder, Archgoat, Darkspace, Kampfar, Nargaroth, entre mille autres… bref, la lice extrême de notre monde est passée par là. Ayant eu vent de ce rassemblement, nous nous sommes penchés sur cette histoire et avons contacté Joerg, le fidèle organisateur du festival depuis ses débuts, afin de voir quelles chances Seide a de participer. Bien reçu et communicatif, Joerg règle vite l’affaire après écoute attentive de l’album Here Is No Truth (chronique ici) et nous propose de participer au warm-up de l’événement, c’est-à-dire aux concerts ayant lieu la veille du festival, idée lancée officiellement pour les 15 ans en 2012. Voici donc quelques morceaux choisis du trip de Seide au cœur de l’Under The Black Fest, unique groupe français pour cette édition 2013.

On y est, et de façon évidente, partir à trois voitures ne peut qu’amener au chaos. La route est assez longue, 1200 kilomètres depuis Paris pour se rendre à Börnicke, un lieu-dit perdu dans la forêt à l’Est de Berlin. Retards, points de rendez-vous manqués, un bon gros bouchon sur l’A2 (surtout quand ça fait deux heures qu’on a envie de pisser), … tout était prévu pour un départ à 10 heures et une arrivée vers 22h, histoire de planter la tente sans stress. Sauf qu’une Belgique toute molle, arborée de travaux routiers interminables, aura raison de notre patience. Arrivés à la frontière allemande, tout va mieux, sauf qu’il est 19 heures et qu’il nous reste 600 kilomètres à parcourir. Nous mangeons donc ces quelques centaines de kilomètres de bitume, en direction du point exact proposé par le GPS. Photo_UTBS_arrivee_298h_300w


Au milieu de nulle part, au cœur d’une forêt sans âme, nous tournons en rond, et seul un portail d’usine ou de chantier se présente à nous. C’est ici ? Impossible, il n’y a aucun panneau, aucune indication et pas la moindre trace permettant de croire qu’il allait se passer quelque chose sur ce lieu le lendemain. Il est donc 3 heures du matin et nous tournons en boucle dans la forêt, trouvant espoir dans la moindre lueur d’un lointain lampadaire, légèrement désespérés et en même temps en train de nous faire à l’idée qu’une nuit de camping sauvage serait notre seule issue, sur fond d’ambiance Blair Witch. Heureusement, un vigile qui zone par là à cette heure tardive nous aide avec son portable et nous indique un lieu, quelques centaines de mètres plus loin. Il est 4 heures du matin, il fait jour et les moustiques prennent leur petit-déjeuner. A bout, on s’installe n’importe-où, sort les duvets pour le principe alors qu’il fait chaud et grand soleil, et tente de dormir quelques instants sur le siège du cortège, après une bière et quelques discussions politiques inutiles.


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