Sonisphere France 2011


Sonisphere France

UN REPORTAGE DE...




SOMMAIRE

Jour 1 : 08 juillet 2011
Jour 2 : 09 juillet 2011

REPORTS DU JOUR


Dream Theater
(Fealakwen)
Evergrey
(Carsten)
Gojira
(Fealakwen)
Slipknot
(Carsten)


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Jour 1 :08 juillet 2011



Les Éternels sont partout. Omniscients, omnipotents, ils te guettent. Partout, tout le temps. Même quand tu es aux toilettes. Surtout quand tu es aux toilettes, devrais-je dire. Pipi assis ou caca debout, rouleau de papier toilette tourné vers le mur ou vers la lunette, viser dans l'eau pour faire le plus de bruit possible ou non, voilà bien des sujets de débat qui, pour d'obscures raisons, ne trouvent pas grâce aux yeux des médias traditionnels. Heureusement, notre forum est là pour ça. Forum que tu ne fréquente pas assez, d'ailleurs. Mais nous nous égarons. Le weekend end du 9 Juillet, les Eternoz étaient partout, comme à leur habitude. Et ils étaient ainsi au Sonisphère d'Amneville. Et pas que dans les urinoirs.

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L'arrivée d'un fan qui se respecte a lieu au minimum 48 heures avant le clou final, ici le concert des Mets. C'est donc tout naturellement que le jeudi soir, une troupe passablement alcoolisée s'est émerveillé dans la pénombre nocturne de la beauté du site, qui semblait, les yeux fermés du moins, champêtre et paisible. Quel plaisir que d'installer sa tente canadienne de 1970 sur un emplacement plus petit que vous, et vampirisé par vos voisins indélicats. Surtout lorsque le plantage des sardines à la main se fait en cadence avec les « Master ! Master ! » hurlés par des puceaux de concert de Metallica (néologisme de circonstance). Et par des mecs bourrés aussi. Oui, dès la veille du festival. Hélas, le lendemain, la clarté crue du jour transforme la clairière en terrain de foot, les jolis chemins arborés en travées réalisées à la hâte par des pelleteuses, et le colosse étrange tout droit de Shadow of Colossus que l'on voyait au loin avoue sa vraie nature : haut fourneau. Mais qu'à cela ne tienne. Le festivalier est joyeux et festif, il va bientôt récupérer son billet. C'était sans compter sur la stupidité du service d'ordre, lequel a décidé de ne remettre le précieux sésame qu'aux individus n'ayant pas dormi sur place. Les autres reviendront dans deux heures. Tout au long de la manifestation, ces gus attardés en chemise rouge s'illustreront de part leur bêtise méchante caractérisée. Raison pour laquelle nous les qualifierons à partir de maintenant d' "enculés", puisque c'est le nom que la vindicte populaire a choisi pour eux, en ce vendredi 8 juillet. A raison. Mais vers midi, les gorilles dorment, et l'on s'avance vers les scènes. En passant devant l'un des nombreux stands de vente, qui vous prendront 25 de vos euros contre un tee shirt du festoche, et 5 pour un quart de demi de  bière. Nous avions bien fait de prévoir du stock.

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Mais rien ne saura entamer notre entrain, et pour cause : Rise To Remain,  le groupe d'un « fils de », jouait en premier, sur la petite scène. Et le jeune Dickinson ne s'en est pas si mal tiré, loin de là. Face a un public clairsemé, surtout venu pour voir Gojira sur cette même scène, quelques heures plus tard. Comprendre public pas vraiment apte à sauter en cadence, et avec le sourire, au son d'un groupe dont le genre termine avec un « -core ». Et pourtant, même si ces sales Atlantistes d'Outre-Manche jouent une musique de redneck, ils le font avec entrain, leurs refrains rentrent vite en tête (et en sortent à la même vitesse), et leur leader est dopé au fish and chips. Pas fantastique, mais pas non plus le supplice auquel certains s'attendaient. Quant à Bukowski., une petite explication de notre service technique s'avère nécessaire. Les deux scènes étant placées l'une en face de l'autre, et non pas côte à côte comme il se doit, il était impossible de reluquer deux concerts se suivant sans être certain de se retrouver en dernière ligne lors du retour à la première scène. Et Gojira ne jouait pas sur la scène de Bukowski. De très loin, ça semblait sympa, et les mecs avaient l'air d'avoir une trique d'enfer à jouer devant un public aussi nombreux. Ensuite, Symfonia, groupe dont le dernier album a eu l'accueil que l'on sait sur nos pages. On dira qu'en live, c'est à peu près aussi mauvais. Pour une de ses toutes premières dates, le combofinno-germano-brésilien (dixit Andre Matos) n'a pas marqué de points. Plombépar un son désespérant (batterie pachydermique et guitare inaudible), le groupen'aura pas été aidé par un Andre "Burger King" Matos loin del'exceptionnel niveau qui fut le sien. Et en plus ils auront fait suer l'orgapour caser un dernier morceau ("Pilgrim Road") alors que leur créneauavait déjà expiré ! Alors oui, Matos est bien sympa à causer en français, oui Symfonia a bien un ou deux morceaux cools ("Rhapsody In Black"notamment), oui ils nous auront fait une reprise de Strato inattendue ("4th Reich") mais non, ce concert fut pas une partie de plaisir, bien au contraire.

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Heureusement, arrivent ensuite les vrais, les durs, les groupes qui méritent le déplacement, les noms qui réjouissent le metalleux européen de bon goût. D'abord Evergrey, qui n'a pas spécialement cartonné (report détaillé ici). Puis, le phénomène progressif extrême du moment, Mastodon, beaucoup plus en forme que lors de sa dernière tournée, meme si les musiciens restent désespérément muets entre les morceaux. Et là encore, l'organisation du Sonisphère s'illustre : mais pourquoi donc mettre ces deux groupes si semblables, au public commun, que sont Gojira et Mastodon, dans le même créneau, sur deux scènes différentes ? Il aurait été si facile de caser une des petites bouses de la programmation, au hasard Tarja, entre ces deux monstres sacrés. Sigh. Consolons nous, avec le set de Gojira, un incontestable temps fort de cette kermesse bruyante (report détaillé ici). Pour les survivants (ou pour ceux qui ont osé, crime suprême, snober les Basques), c'est Dream Theater qui monte sur les planches (report détaillé ici). Probablement le groupe polémique de l'année, mais cette fois-ci, ils étaient là pour jouer, rien de plus, et ce n'est pas plus mal. Même si un simple titre des Américains peut suffire à engendrer une prise de tête conséquente. Raison de plus pour hésiter, encore. Rester jusqu'à la fin de leur concert?

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Ou bien se trouver une place douillette pour voir les papys heavy, le groupe du terroir, j'ai nommé Airbourne? D'ailleurs, avant tout concert d'Airbourne, l'important est de bien lever la tête et de scruter les hauteurs de la scène. Au Sonisphere il y a de quoi faire et Joel o'Keefe ne va pas se gêner pour grimper un peu partout tant qu'il y a un peu de hauteur à honorer... entre deux explosions de canettes de bière sur son crâne chevelu. L'ai est connu et Airbourne livre son set habituel, sans autre nouveauté supplémentaire. Le besoin de renouvellement se fait plus que sentir pour tout spectateur qui a déjà assisté à un set des Australiens au cours des deux dernières années. Pour les autres, une énergie assez spectaculaire et un son Hard aussi classique que puissant.

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Et voilà du dilemne qui résume bien ce premier jour de festival: même pour un tour de chauffe avant le Big Four, on ne sait déjà plus ou donner de la tête. La programmation n'était pas très prolixe, la version anglaise du Sonisphère compte trois scènes de plus, et pourtant il était déjà bien difficile de faire un choix, avec toute cette qualité à volonté. L'affiche, les cachets payés, voilà la grande force d'une manifestation qui en soit, n'est ni dotée d'un grand capital sympathie comme le Hellfest, ni d'un tarif bon marché. A moins de tenter sa chance au marché noir, là où les pass deux jours s’échangeaient pour 30 pauvres euros. Rien par rapport aux 110 demandés, sûrement un peu excessif.


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Puis vint Slipknot, comédie musicale plutôt que groupe (report détaillé ici). Ceux qui y étaient ont trouvé ça très bien, un peu surfait mais divertissant. Pas vraiment les qualités qu'on recherche lors d'un festoche axé thrash, mais mieux vaut prendre Slipknot pour ce qu'il est plutôt que de cracher sur les neuf (comme les Nazgûls) sans en tirer la moindre satisfaction. Quant à moi, je récupérai au camping, afin de vous fournir une expérience fantastique de journalisme, lors de la bataille rangée du lendemain. Et Slipknot, dans une tente, à deux kilomètres du site, c'est pas mal non plus. Avec des boules Quiès, s'entend.


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