Le TOP 2020



 


Oni²



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Oni, toujours là pour féliciter vos tympans avec de la métallicité savamment mélodique. Comme en plus il ne dédaigne pas les excentricités, retrouvez un top à même de satisfaire toutes vos envies :

Unleash the Archers - Abyss

Un concentré d'efficacité et de power metal qui fout la patate. Et surtout une vocaliste très prometteuse, en la personne de Brittney Slayes, toujours juste, mais jamais dans l'excès démonstratif. Groupe à suivre.

Sepultura - Quadra

The Mediator...
rappelait la grandeur passée des illustres brésiliens, Machine Messiah a enfoncé le clou, Quadra leur restitue la position prestigieuse qu'ils ont occupée jusque dans les années 90. Aussi extrême qu'élaboré et ambitieux, Quadra montre qu'ils sont encore capables de surprendre en bien, plus de trente cinq ans après leurs débuts.

Delain - Apocalypse & Chill

Je crois n'avoir plus inclus un groupe de sympho à chanteuse  dans mes tops depuis la fin des années 2000, quand j'écoutais encore Nightwish, After Forever et Epica. La surprise et la claque n'en furent que plus grandes. Des compositions d'une puissance et d'une efficacité remarquables, qui ont en plus la bonne idée d'être plutôt variées, incluant des influences pour le moins inhabituelles dans ce registre.

Trivium - What the Dead Man Say

Les anciens « futurs successeurs du big 4 » (qu'ils ne sont jamais vraiment devenus) se stabilisent enfin en termes de style (après huit albums, il était temps). Ça fait plaisir même si, de manière évidente, c'est au détriment de la prise de risque qui les caractérisait pratiquement à chaque nouvelle sortie.

Daniel Tompkins - Ruins

Le chanteur de TesseracT (et pas qu'eux) n'en finit pas de multiplier les projets, et s'il s'est montré assez peu marquant sur les derniers efforts de la formation britannique, c'est en solo qu'il semble garder la forme. Alors que son premier opus solo adoptait des sonorités pop et électroniques, ce Ruins en offre une relecture ouvertement plus chargée en grosses guitares. Ça ressemble finalement beaucoup à ce qu'on serait en droit d'attendre de TesseracT : ce djent aérien, mélodique à l'excès, avec cependant une technicité plus en retrait, et les vocaux de Dan bien plus en avant. Ça ne surprend qu'assez peu, mais c'est très agréable.

Violet Cold - Noir Kid

L'hyperproductif Emin Guliyev continue sur sa lancée, en incrustant cette fois un paquet d'éléments electro dans son post-black. Les chansons très atmosphériques, généreuses en hurlements lointains contrebalancent leur agressivité avec des samples pratiquement festifs, en plus des habituels chœurs féminins. Et ça marche.

Igorrr - Spirituality and Distortion

Plus maîtrisé, moins débridé que le précédent, mais non moins barré dans son approche. Plus accessible aussi pour mes oreilles qui peuvent apprécier le nawak jusqu'à un certain point.

Mors Principium Est - Seven

Si pour moi leur chef-d’œuvre date d'il y a bientôt quinze ans, leurs offrandes restent régulièrement dans le haut du panier, qu'importent leurs expérimentations (virage death sympho, ajout de chant féminin, influences electro plus ou moins présentes). Un Mors Principium Est « générique » reste cependant du death melo de grande qualité, et je n'en attends pas plus de leur part.

Katatonia - City Burials

On peut reprocher une certaine stagnation artistique à la bande de Blakkheim et Jonas Renkse, c'est ce à quoi ils semblent avoir essayé de remédier sur City Burials. On essaie... ou du moins on expérimente avec prudence : ballade pop menée par une boite à rythme, hymne heavy/hard rock chargé en soli de guitare. Tout ceci sans pour autant laisser de côté le dark rock dépressif auquel ils nous ont habitués.

Oceans of Slumber - Oceans of Slumber

Loin de revenir aux titres violents, mais non moins progressifs de leur deuxième album Winter, la formation texane semble tenter de trouver l'équilibre en gardant ses lentes et longues complaintes doom , sans trébucher dans l'ennui. Il est à mon avis trop tôt pour parler d'album de la « maturité », mais l'identité du groupe, ou disons même du duo (car le couple Cammie Gilbert/Dobber Beverly est clairement la tête pensante en termes de composition) s'affirme de mieux en mieux.







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