Battle metal des années 2010



 


L'explication du scénario



Pour arriver à cette réponse aussi simple que cette battle fut complexe à mettre en place, il faut, afin de se mettre en perspective le travail titanesque abattu, avoir une bonne vision des différentes phases en jeu.

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La première :

L’annonce de la battle. Chose simple, presque éthérée. Un début au 7 janvier 2020, rendez-vous compte ! Soit plus de neuf mois avant la conclusion du 28 septembre de cette même année.

Deuxième :

Le choix du déroulé. Soumis à de multiples tâtonnements, il fut acté qu’il serait pleinement défini après la sélection des poulains de chacun, ce qui nous mène au…

Troisième acte :

L’envoi des morceaux que chacun allait défendre bec et ongles. Le déchirement de la sélection brutale et absolue, sans possibilité de revenir en arrière (enfin si, et ce fut source de nombreux arrachages de cheveux pour le pauvre Metalyogi). Résumer dix années de metal en dix titres de dix groupes différents, voilà le genre de dilemme des Eternels. Pour résumer :

Année la plus représentée : 2012 (14% de l'ensemble)
Année la moins représentée : 2013 (5% de l'ensemble)
Durée moyenne par morceau : 6mn 35s
Groupes dont 2 morceaux différents ont été cités : 11
Groupes dont 3 morceaux différents ont été cités : 3
1 morceau cité par 4 personnes
1 morceau cité par 3 personnes
4 morceaux cités par 2 personnes

Quatrième délibération :

La pré-sélection. En effet, 19 groupes reçurent l’assentiment de multiples adorateurs (les 14 ayant plusieurs morceaux cités, plus 5 dont un seul même morceau a été sélectionné par plusieurs personnes), et comme il n’en fallait qu’un, des pré-joutes eurent lieu afin d’extirper le meilleur de chaque groupe. Premiers émois, premiers bonheurs, premiers soulagements et premières désillusions. Un avant-goût prometteur de ce qui nous attendait.

Retour à la deuxième phase :

Ça y est, les titres enfin établis, il fallait figer le format de la compétition, et ce fut ainsi la poule de sept titres sélectionnée. De ses mains ouvrières et perfectionnistes, Metalyogi veillait non seulement à ce que chaque participant n’ait qu’un seul titre par poule (évident), mais également à ce que chaque poule ait une durée à peu près équivalente, et qui plus est, pour corser une difficulté déjà sacrément relevée, la dernière épice pour se compliquer la tâche : que chaque participant n’ait pas à attendre trop de poules pour (faire) entendre ses favoris. Autrement dit, chacun devait voir apparaître un de ses favoris régulièrement.

Cinquième libation :

Les votes ! Enfin. Avec vingt-sept poules de sept poulains, il était plus que temps d’en venir aux poings points. La phase principale du battle qui s’étira sur plus de six mois, et une pandémie. L’occasion d’innombrables échanges, tirades et même pots-de-vin pour les plus scandaleux (ces individus jouissants d’un certain pouvoir au sein des Eternels, il est malheureusement impossible de les nommer sans risquer un courroux, voire une peine injuste).

Acte six :

Décider du format final des finales. Décision fut prise de sélectionner tous les vainqueurs de poules, plus tous les titres dont la moyenne des points reçus était supérieure à la moyenne de points reçus la plus faible parmi les vainqueurs (vous suivez ?). Résultat, de vingt-sept vainqueurs de poule nous sommes arrivés à soixante-cinq candidats pour la victoire finale.

Septième jour :

Chaque votant avait désormais une liste de soixante-cinq titres, tant pis s’il avait perdu des chouchous en route, il devait se contenter de ce qu’il restait. Charge à lui désormais de classer vingt titres parmi ces soixante-cinq par ordre de préférence. De l’agglutination de ces classements sortiraient les vingt titres finaux à apparaître dans le top… 20. Avec le résultat que vous connaissez désormais.

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