After The Burial, Born Of Osiris, Veil Of Maya, Within The Ruins : objectif maturité atteint ?



 


III. Veil Of Maya



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Comme leurs compères de BOO, la formation naît dans l’Illinois en 2004 des cendres de Insurrection, d’où tous les membres, à l’exception du chanteur, sont issus. Ils sortent un premier album auto-produit d’un succès et d’une qualité médiocre, du nom de All Things Set Aside. Puis, ils signent chez Sumerian Records, chez lequel ils vont sortir leurs trois albums suivants, et dont les deux derniers sont produits par Michael Keene (du groupe The Faceless). Veil Of Maya est connu pour ses mélodies et sa technicité impitoyables dues en grande partie à son leader surdoué, Marc Okubo, mais aussi aux bassistes qui se sont succédés et qui apportaient leur tonicité grâce à leur basse six, et actuellement sept cordes. L’arrivée de Lukas Magyar a beaucoup fait réagir la sphère du deathcore, mais c’est à ce jour l’un des leaders incontestés de la scène.


1. The Common Man’s Collapse (2008 - SumerianRecords) 33 minutes pour 10 chansons

Que dire si ce n’est qu’il reste à ce jour LA référence chez VOM, souvent imité, jamais égalé. Tout y est : technique, mélodies, breakdowns, polyrythmies, côté progressif. Bref, premier excellent album.

Deathcore technique progressif.

A écouter : Si vous avez le temps l’albumen entier, sinon "Mark The Lines"

2. [id] (2010 - Sumerian Records) 29 minutes pour 11 chansons

De nombreuses idées intéressantes à exploiter, mais des chansons qui pêchent dans leur longueur. Un son un peu plus travaillé et une technique toujours impressionnante. Mélodies plus présentes.


Deathcore progressif technique et mélodique.

A écouter : "Dark Passenger"

3. Eclipse (2012 - Sumerian Records) 28 minutes pour 10 chansons

Album influencé par Misha Mansoor à la composition et donc clairement djent dans sa sonorité et ses polyrythmies. Quelques côtés black avec plus de blasts qu’à l’accoutumée et un accent mis sur l’atmosphère. Chansons phénoménalement courtes. Album de l’expérimentation.

Deathcore technique à tendance black atmo /djent.

A écouter : "Punisher"

4. Matriarch (2015 - Sumerian Records) 36 minutes pour 12 chansons

Album de la maturité. Arrivée de Lukas Magyar et de sa palette vocale, dont la voix claire, ainsi qu’un retour aux sources prononcé. Syncrétisme parfait de tous les albums. Tournant dans la discographie.


Deathcore technique / djent à voix claire.

A écouter : "Mikasa" pour la voix claire, "Ellie" pour l’instru.

Appréciation générale des web-chroniqueurs (français)

The Common Man’s Collapse : 7.3/10

[id] : 7.8/10

Eclipse : 7.4/10

Matriarch : 7.6/10

Veil Of Maya a mis la barre tellement haute à tous les niveaux avec The Common Man’s Collapse qu’il lui a été difficile de réitérer un tel exploit depuis. Ses changements de bassiste et de chanteur récurrents ne lui ont pas été favorables, et Marc Okubo se retrouve de plus en plus à diriger le groupe, à tel point que celui-ci commence à être considéré comme un de ses side-project. Car oui, on ne peut le nier, Veil Of Maya c’est avant tout une technique inégalable au service d’une mélodie imparable, dont il est le principal instigateur. Après un Eclipse qui tendait à s’éloigner de leur style, car trop inspiré par des éléments extérieurs, la formation s’est remise sur les rails avec un album expérimentant une voix claire, fait très rare dans le deathcore. Avec cette initiative risquée, c’est maintenant à eux de voir comment exploiter cette idée, tout en gardant leur identité propre.








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