Death-metal : les hérétiques



 


Paradise Lost est prophète en son pays



« Il n’y a que le premier pas qui coûte » dit le proverbe. Si le genre n’a pas été extrêmement prolifique, 1992 marque néanmoins son essor. Voici un rapide coup d’œil (non exhaustif) sur les albums qui ont su peaufiner et consolider le style durant ces riches années 92-95. 

Sur l’île britannique, certains groupes ont répondu à l’appel artistique de Gothic . L’année 1992 voit naître deux œuvres qui emboîtent le pas aux pionniers gothico-métalliques. Le plus innovateur est sans doute l’EP The Crestfallen EP sorti par Anathema.

Oh bien sûr, quand on pense à l’« early-Anathema », on pense à Serenades. Ce n’est pas une erreur, tant cet album est bon. Mais avant ça, nos Anglais ont pondu une merveille d’EP, et en particulier le morceau "Crestfallen" et sa si belle ouverture au piano. Chant death mais pleureur, guitares tristes, parfois lugubres même, on en sangloterait toute la nuit… 

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Le regard en dit long...

Crestfallen


Dans un registre plus traditionnellement death-metal, My Dying Bride sort la même année As the Flower Withers.

Il suffit néanmoins d’écouter l’introduction et "Sear Me" pour comprendre qu’il s’agit d’une œuvre majeure. My Dying Bride y combine avec brio mélodies gothiques et parties death bien rentre-dedans. A noter que le chant est encore 100% death. Les vocaux « Christian-deathisants » viendront par la suite (pas toujours avec bonheur d’ailleurs). 

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La fleur se fâne en beauté

Sear Me








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