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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 15/20

LINE UP

-Michael Amott
(guitare)

-Ken Owen
(batterie)

-Bill Steer
(guitare+chant)

-Jeff Walker
(basse+chant)

TRACKLIST

1)Inpropagation
2)Corporal Jigsore Quandary
3)Symposium Of Sickness
4)Pedigree Butchery
5)Incarnated Solvent Abuse
6)Carneous Cacoffiny
7)Lavaging Expectorate Of Lysergide Composition
8)Forensic Clinicism/The Sanguine Article

DISCOGRAPHIE


Carcass - Necroticism - Descanting The Insalubrious
(1991) - death metal - Label : Earache Records



Un bon gros son de gratte bien gras et un album qui s’ouvre avec des accords donnés à droite à gauche dans vos enceintes, voilà ce à quoi vous pouvez vous attendre avec ce Necroticism - Descanting The Insalubrious. Ensuite c’est gros riff bien gras (tout est gras décidément) et même blast beat par petits moments. A la lecture de cette description vous aurez compris que nous sommes en présence d’un bon gros death primaire qui tache. Erreur! C’est du bon gros death certes, mais ce n’est pas primaire. Les riffs gras ne se résument pas qu’à leur taux de cholestérol fort heureusement. Carcass l’anglais a d’autres atouts dans a manche pour vous décocher quelques mandales et décrocher quelques dents. Non mais!

Comment le groupe s’y prend-il alors? Tout bêtement en balançant du riff tranchant en plus d’être gras. Et non content du tranchant, certains riffs se permettent quelques incartades dans le raffiné. Oh, ce n’est pas du Death dernière période mais ça vaut son poids en cacahuètes. En plus les riffs sont nombreux, il y a donc de quoi trouver des réjouissances dans le tumulte. Bon, puisqu’on n’y est pas, je parle des origines grind de Carcass. Elles se ressentent encore un peu dans les blast beats mais aussi dans ce son de guitare vraiment gras et grave. Revenons donc sur le sujet principal. Les riffs sont bien excellents et ont une tendance à provoquer un headbanging relativement sauvage. C’est comme ça quand vous avez de bon gros riffs à la hache, ça donne envie de se casser les vertèbres. Et après quand on écoute les compagnons plus recherchés et plus mélodiques, on se dit que vivre avec les champignons, c’est bon.

Mais loin de se limiter à des riffs la musique de Carcass s’enrichit de soli plutôt nombreux avec une inspiration oscillant entre le banal et le pas mal (du tout, pour conserver la rime) et de longueur variable. Les dernières petites friandises se nomment arpèges et guitare acoustique (très courte) sur "Pedigree Butchery" notamment.Un rapide mot sur les chants. Ils sont assurés convenablement mais le génie n’est pas leur qualité première. Ils soulignent bien le côté death, c’est déjà ça. Côté batterie il y a de nombreux roulements de double pédale et quelques blasts rappelant que Carcass a officié dans le grind féroce donc. En plus il y a même l’intro qui tue sur "Corporal Jigsore Quandary" avec un petit roulement de double pédale suivi d’un petit travail sur les toms et cymbales repris deux fois. Ça dégage un putain de groove! Honnêtement la première fois que je l’ai entendue j’ai eu envie de dandiner mon derrière d’une joie frétillante.

Mais restons sérieux. La batterie abat un bon boulot qui soutient très efficacement les guitares. Elle est produite de la même manière que celles-ci, soit bien grasse. L’obésité ambiante ne s’arrange pas. C’est alors l’opportunité idéale pour la basse de venir ajouter les lipides sur le gâteau… Et bien non! On l’entend mais c’est comme trop souvent derrière les guitares qu’elle se terre. Je ne sais pas pourquoi les groupes ne la mettent pas plus en avant car elle apporte toujours quelque chose de truculent à l’oreille. Surtout que là, en claquant bien dur sur le reste de la musique elle aurait rajouté la dernière couche à l’édifice. Elle se contente de renforcer les riffs rythmiques. Tant pis.


Quoiqu’il en soit, cela n’enlève pas à ce Necroticism - Descanting The Insalubrious la richesse de ses riffs et son inspiration. Dans le genre bon gros death purulent qui tache, il est très fort et c’est ma foi avec un plaisir certain qu’il déversera son fiel dans vos oreilles. Si vous êtes à la recherche (non pas de l’Ombre Jaune) de bon death qui sait se faire brutal, vous trouverez ici un candidat à votre convenance. Et si vous êtes à la recherche de moules frites huileuses, arrêtez-vous donc dans cette échoppe, la bière est offerte.


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