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CHRONIQUE PAR ...

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Lord Henry
Cette chronique a été mise en ligne le 22 septembre 2007
Sa note : 13.5/20

LINE UP

-Chitral Somapala
(chant)

-Jesper Stotz
(claviers)

-Aldo Lonobile
(guitare)

-Pierre-Emmanuel Pélisson
(basse)

-Luca Cartasegna
(batterie)

TRACKLIST

1)Celestial Sunrise
2)Life of Agony
3)Legends of the Past (Carry On)
4)The Lost Souls
5)16
6)Sacred
7)Welcome to Paradise
8)Wishing Well
9)Dream On
10)Time Will Tell

DISCOGRAPHIE


Civilization One - Revolution Rising
(2007) - mélodique Power-metal mélodique - Label : Metal Heaven



Chitty Somopala a participé, au cours de sa carrière, à de nombreux projets de qualité variable. Qu’importe, cela lui a au moins permis d’étaler son talent et d’asseoir une crédibilité et une réputation fort bien méritées. L’excellent vocaliste a donc choisi, l’an dernier, de s’acoquiner avec d’autres ex-quelque chose (Secret Sphere et Heavenly, oui oui, on a un Français à la basse, youpi) pour former un groupe… de power-metal mélodique. On ne se refait pas. Mais Civilization One a plus qu’un line-up pour sortir du lot.

A bien y étudier, c’est en fait l’ensemble de la scène metal européenne qui est représentée dans ce Revolution Rising. A l’allemande, à la scandinave, à l’anglaise, l’accent est mis sur les mélodies, et Chitty Somopala s’avère être un interprète de plus en plus complet, capable du plus soft ("Wishing Well", "Dream On") comme du plus grognard ("Celestial Sunrise", "Time Will Tell"). Ses évolutions dans les graves sont son point fort. Cet homme est envoûtant. Civilization One ratisse large, et son vocaliste-caméléon en est le maillon-clef.

Mais nos zicos ont de la bouteille aussi. Le speed symphonique de "Celestial Sunrise" et celui, néoclassique, de "Time Will Tell" laissent libre cours à de grandes envolées guitaristiques, et à de jolis breaks bien pensés. Claviers et grattes sont à l’honneur, piochant eux aussi dans le meilleur de ces trente dernières années : un riff à Rainbow par-ci, un lead à Scorpions par-là, et de temps en temps, quelques duels à la nordique. Rythmiquement, Luca Cartasegna aime apparemment titiller le couplet en mid-tempo limite balladesque ("Legends Of The Past", "The Lost Souls", "Sacred") mais en arrive parfois à frôler le blast-beat ("Welcome To Paradise"). Pour ne rien gâcher, notre frenchie de bassiste est très audible, ce qui est toujours une bonne idée. L’espace nécessaire, ici, lui est alloué pour exprimer ses bons plans.

Revolution Rising n’évite pas les redites et les clichés (heureusement que Chitty est là pour relever la mélodie sur la progression d’accords mille fois entendue de "Sacred" ; mais même lui ne peut sauver la power-ballade prout-prout "Dream On"), cependant la diversité des influences permet d’éviter l’ennui. Il est agréable de constater que le power-metal joué à la traditionnelle peut rester de qualité, et ce même sans personnalité évidente – hormis l’organe de notre Sri-Lankais. Une petite chose : la voix féminine sur "Time Will Tell", c’est plutôt bien senti, mais la voix death-metal de "16" et de "Welcome To Paradise" n’est pas la plus performante que l’on ait entendue.


Malgré quelques menus défauts donc, le premier album de ce groupe européen dans l’âme est globalement une bonne surprise. J’ai envie de dire : c’est cool.


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