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CHRONIQUE PAR ...

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Bigduff
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 16/20

LINE UP

-Angela Gossow
(chant)

-Michael Amott
(guitare)

-Christopher Amott
(guitare)

-Sharlee D’Angelo
(basse)

-Daniel Erlandsson
(batterie)

TRACKLIST

1)Tear Down The Walls (Intro)
2)Silent Wars
3)We Will Rise
4)Dead Eyes See No Future
5)Instinct
6)Leader Of The Rats
7)Exist To Exit
8)Marching On A Dead End Road
9)Despicable Heroes
10)End Of The Line
11)Dehumanization
12)Anthem
13)Saints And Sinners

DISCOGRAPHIE


Arch Enemy - Anthems Of Rebellion
(2003) - thrash metal melodeath - Label : Century Media



Moi je le dis carrément : le thrash/death mélodique c’est branchouille… Nan mais entre nous, vous trouvez pas que les pochettes des albums du genre sont régulièrement futuristes et super design ? Hein ? Pensez au Reroute To Remain d’In Flames, et admirez celle du Anthems of Rebellion d’Arch Enemy dont on va parler aujourd’hui… Je n'ai pas raison ? Si si, vous savez que j’ai raison, et à l’heure actuelle vous savez aussi que la dernière production du groupe des frangins Amott est une bombe en puissance. Un petit dressage auditif au son de la voix flûtée et si douce de leur chanteuse Angela Gossow…

Non bien sûr qu’elle n’est pas douce et flûtée la voix d’Angela, bon sang cette petite chante comme le dernier des mineurs Polonais !!! Ce qui ne veut absolument pas dire qu’elle chante mal, bien au contraire (honnêtement, je m’aventurerais pas à lui dire çà en face), mais elle a un timbre de voix et une puissance vocale proprement hallucinants. Si je vous dis çà, c’est bien sûr parce que c’est une particularité incontournable (c’est rien de le dire !) du groupe depuis leur dernière production : Wages of Sin, album à partir duquel elle a rejoint le groupe. Cet album était bien sympathique d’ailleurs, même si j’ai toujours pensé qu’il manquait un petit quelque chose, mais j’y reviendrai… En tout cas on a ici affaire à du gros calibre qui va à coup sûr les placer parmi les groupes de death mélodique les plus en vue du moment, aux côtés d’In Flames et de Soilwork…
On commence donc par une courte intro assez anecdotique d’une trentaine de secondes, qui débouche sur le premier brûlot thrashisant à souhait : "Silent Wars". Et çà cartonne, je ne vous le cache pas, tant on a vite fait de plier sous la déferlante de guitare et de batterie, inépuisables… Le riff est puissant, efficace et ne ménage pas Angela qui distille au milieu de cette tranchée sonore son chant particulièrement corrosif… Jusqu'au break bien classieux en milieu de morceau, qui dénote toute la patte et le soin apportés aux compos par Michael et Christopher. On a d’ailleurs vite fait de comprendre que ces deux là ne sont pas des manches (qu’ils triturent avec talent). Efficace !
Mais il y a beaucoup mieux… Hé oui le meilleur est à venir avec ce qui peut largement être le single de l’album : "We Will Rise". Entre nous ce morceau commence à squatter mon conduit auditif de façon prolongée, ce qui n’est pas étonnant tant le riff est accrocheur, porté par des parties de claviers bien atmosphériques et une section rythmique indéboulonnable. Ce titre vous transmet une véritable sensation de puissance et de maîtrise, et ce jusqu’à ses dernières notes. Et vous l’aurez compris, ce qui suit reprend constamment cette recette, à savoir un dosage efficace entre la lourdeur des refrains, toujours percutants, et des breaks qui chamboulent la structure des morceaux sans jamais les déséquilibrer. Ils sont agrémentés comme il se doit par de courts solis et de petites harmonies ("Instinct" par exemple) qui stimulent facilement l’attention de l’auditeur. Et çà, c’est un vrai progrès qu’ils ont réalisé. On en pense ce qu’on veut, bien sûr, mais je crois qu’ils maîtrisent mieux à ce jour l’aspect mélodique de leur death, le tout sonnant de façon plus homogène.
Notons au passage la présence d’un instrumental pas vilain : "Marching on a Dead End Road", qui n’est pas sans rappeler l’intro d’un certain Alice in Hell d’Annihilator, en plus court (une minute seize). Très agréable à écouter, c’est la seule oasis de calme dans cet océan de hurlements sauvages. D’ailleurs la transition avec le morceau suivant : "Despicable Heroes" remet vite fait les choses en place. Cà fait toujours son petit effet la première fois ! Dernier point à aborder : la présence d’un DVD audio dont l’intérêt est franchement discutable. Honnêtement, claquer plus de ses précieux doublons pour avoir trois titres live ("Lament of a Mortal Soul", "Behind the Smile" et "Diva Satanica") issus de la tournée Wages of Sin 2002 et trois titres de l’album mixés en dolby digital, je trouve çà limite.


Qu’est ce que çà nous donne tout çà alors ? Ben un bien beau bébé (heu…) ma fois ! Efficace, très bien produit (Andy Sneap), agréable à écouter d’un bout à l’autre, il confirme tout le bien qu’on pense de ce groupe. Et comme on dit chez Rock Hard : « voilà une formation qui monte, qui monte ». J’suis on ne peut plus d’accord !


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