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CHRONIQUE PAR ...

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Bigduff
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 15/20

LINE UP

-Angela Gossow
(chant)

-Michael Amott
(guitare)

-Christopher Amott
(guitare)

-Sharlee D’Angelo
(basse)

-Daniel Erlandsson
(batterie)

TRACKLIST

1)Enemy Within
2)Burning Angel
3)Heart Of Darkness
4)Ravenous
5)Savage Messiah
6)Dead Bury Their Dead
7)Web Of Lies
8)The First Deadly Sin
9)Behind The Smile
10)Snow Bound
11)Shadows And Dust
12)Lament Of A Mortal Soul (bonus track)
13)Ravenous (vidéo)
14)Starbreaker
15)Aces High
16)Scream Of Anger
17)Diva Satanica
18)Fields Of Desolation '99
19)Damnation's Way
20)Hydra
21)The Immortal (vidéo)

DISCOGRAPHIE


Arch Enemy - Wages Of Sin
(2001) - thrash metal melodeath - Label : Century Media



Généralement, après un jour de l’an bien arrosé (remarquez comme je maîtrise la science des pléonasmes), on n'a envie que d’une chose, c’est de se mettre au vert… Forcément, un foie atomisé et une tête passée à l’étau, çà n’aide pas à aborder sereinement son environnement. Alors quand « le méchant Lord » (l'ex-père fouettard des chroniqueurs) est venu me réclamer son tribut, c’est avec l’énergie du désespoir que j’ai cherché quelque chose de calme (çà existe au fait ?) dont je pourrais vous parler… Peine perdue, car c’est le Wages Of Sin d’Arch Enemy qui m’est tombé dans les bras, avec tous ses petits riffs vicieux et son chant d’ogresse… Ouais parce que l’arrivée d’une femme dans une meute de chevelus n’adoucit pas forcément les mœurs, je peux en témoigner. Allez, deux aspros, un bon café salé et au boulot…

Sorti en 2001, ce disque voit l’arrivée d’Angela Gossow au chant, en remplacement de Johann Liiva, qui tenait le micro depuis les tous débuts du groupe, en 1996. Ce changement de line-up, à l’époque, a quand même dû être un choc. Pensez-vous, une femme, dans un groupe de death ? Mélodique le death, mais quand même ! Enfin bon, depuis ce jour, je crois que personne n’a eu à s’en plaindre, car l’Allemande a su prouver au fil des shows et des festivals (au Graspop dans mon cas, pfffiou, attention) que même si on était privée d’un certain appendice entre les jambes, on pouvait chanter comme le premier mâle velu… euh venu pardon… Mais je m’égare… Nous avons donc ici affaire à du Arch Enemy pur souche, technique et mélodique. L’album propose ce mélange très intéressant de passages résolument speed et dévastateurs (savourez donc le démarrage d’ "Enemy Within", après l’intro au piano qui ne dépareillerait pas sur un "The Ring") et d’autres, plus modérés dans le tempo, mais tellement, tellement plus massifs ( genre gros mur de grattes vous savez, presque doomesque, comme sur "Heart Of Darkness" ou "Savage Messiah"). Mais rien n’est figé bien évidemment, et ce, grâce à la papatte magique des frangins Amott. Je l’ai déjà dit, je sais, dans ma chronique d’Anthems Of Rebellion, mais bon force est de reconnaître que ces bougres sont foutrement habiles dès qu’il s’agit de faire partir un morceau dans tous les sens, sans jamais perdre le fil, ou de composer de petites perles harmoniques et des riffs sulfureux (je sais pas moi, prenez "Ravenous" par exemple, c’est pas totalement jouissif ?). Rien à dire, la première moitié de l’album est de très haut niveau, et vous mettra à quatre pattes avant de vous écarter les jambes, si je puis dire…
Comme vous lisez attentivement ma chro, en regardant Friends et en bouffant des chips à l’oignon je suppose, vous n’aurez pas manqué de constater que le paragraphe précédent ne concernait que la première moitié de l’album. Je sais, je vous oblige à relire, c’est consternant, vous avez raté une vanne de Chandler et en prime, vous avec écrasé deux ou trois chips sur votre tapis… Mais il faut bien le dire, à force de nous proposer de l’excellent matériel, Arch Enemy s’expose à des auditeurs de plus en plus exigeants… Moi, des titres comme "The First Deadly Sin" (du death de base), "Behind the Smile" (son riff d’entrée, qui ne manque pas de rappeler celui d’ "Immigrant Song" du Zep’, en plus couillu, est sympa mais le reste est chiant comme la pluie) ou "Snowbound" (qu’est ce que cette soupe fout sur un album de death ???), ça me gave. Faut me comprendre aussi, ça avait tellement bien commencé…Pour la peine, je vais me consoler avec le deuxième cd, qui propose des morceaux inédits ou sortis uniquement au Japon (pays qui regorge de fans du groupe). "Starbreaker", voilà qui est mieux !!! Bordel quelle grosse tarte dans la face ce titre !!! Comptez aussi deux covers dopées à la créatine pour vous jeter contre les murs de votre piaule : "Aces High" de Maiden, et "Scream Of Anger" d’Europe… Le reste est une succession de vieux morceaux datant des sessions de "Stigmata" ou de "Burning Bridges"… Y’a même une vidéo, mais ne pouvant me résoudre à installer Quicktime, je ne pourrais rien vous en dire.


Voilà, une conclusion totalement succincte pour finir : si vous ne connaissez pas le groupe, commencez plutôt avec Anthems Of Rebellion, plus abouti et plus homogène. Si vous connaissez le groupe, soit vous avez l’album et je ne sais pas pourquoi vous lisez ces lignes, soit vous n’avez pas l’album et à ce moment là il ne me reste plus qu’à vous mépriser ouvertement, vous, votre famille, vos amis et votre descendance…


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