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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 13/20

LINE UP

-Mark Hoppus
(chant+basse)

-Tom Delonge
(guitare+chant)

-Travis Barker
(batterie)

TRACKLIST

1)Dumpweed
2)Don't Leave Me
3)Aliens Ewist
4)Going Away To College
5)What's My Age Again?
6)Dysentery Gary
7)Adam's Song
8)All The Small Thing
9)The Party Song
10)Mutt
11)Wendy Clear
12)Anthem

DISCOGRAPHIE


Blink 182 - Enema Of The State
(1999) - pop punk - Label : MCA



Vous aimez la soupe populaire ? Alors vous adorerez cet album de Blink. Des mélodies à la tonne, du pulse, de la vibe, vous aimerez trémousser votre corps engraissé par de trop nombreuses rencontre avec Ronald McDonald sur cette musique. Ben oui, c’est comme ça, il n’y a pas besoin de beaucoup réfléchir pour apprécier et saisir toutes les « subtilités » de ce Blink 182. On se pose tranquille dans un canapé (bien moelleux et confortable de préférence), on prend sa tête, on l’ouvre et on retire son cerveau pour le mettre sur la chaise d’à côté. Et puis on appuie sur play.

C’est pas difficile (ou alors allez voir un psy) et ça repose. Je me demandais toujours d’où sortait la musique dans les films américains pour ado (style American Pie and co). Un poil bourrine, uuuuuuuuultra mélodique et terriblement facile d’accès. Et bien cette quête trouva son terme lorsque je tombis (du verbe tombir) sur ce Enema of the State. Il est clair que ceux qui écoutent le punk pour ses revendications sociales, anarchistes ou autres haïront Blink 182 et ses paroles traitant des terribles problèmes adolescent (son premier bouton, son premier poil sur les couilles, son premier baiser, sa première gerbe en soirée, comment qu’c’est dur de choper etc enfin je l’imagine car mon exemplaire étant gravé, je n’ai point les croustillantes paroles qui parsèment la rondelle de silicium). Par contre ceux qui ont apprécié un jour du punk rock devraient poser leur oreille sur la galette.

En effet et malgré mes réticences à la chose, le pop punk, il s’est trouvé que finalement j’eussasse bien aimé Enema of the State. Et encore, l’astuce kitu spécialement pour vous, mettez-le en fin de journée lorsque vous êtes crevés. Vous verrez, ça remonte le moral et ça demande zéro effort intellectuel. Bref, juste ce dont vous aviez besoin. Et la musique dans tout ça ? Du tout mélodique. Cherchez pas longtemps. C’est toujours ultra giga méga turbo simple. Les riffs entreront dans votre boite crânienne (rappelons qu’elle est cerveau-free) sans l’ombre d’une difficulté. Les mélodies sauront vous accrocher pour peu que vous ne soyez pas réfractaire extrémiste à ce genre de musique. Par contre, n’espérez pas tenir plus d’une écoute, faut pas pousser le bouchon trop loin Maurice ! Non, c’est du prêt-à-écouter les cailles, pas de l’excellence hypnotique, rengainez les tympans.

Pour finir, et faire très très sérieux, on notera (scientifiquement à l’aide d’instruments de mesure hautement technologiques assortis d’une dinde et d’un filet de truite) que l’exécution instrumentale est tout à fait maîtrisée, c’est déjà ça, et qu’il se pourrait qu’il y ait deux chanteurs vu que y’en a un qui a une voix normale et un autre qui a un peu oublié de muer pour le coup. Il est d’ailleurs assez marrant au début pour ensuite virer vers le plutôt énervant voire casse couille (on a des poils maintenant). Un album qui en tout cas rempli haut la main son contrat de bon entraîneur de popotins avec un rythme soutenu (qui fait du bien en soirée, je devrais penser à le proposer…) et des mélodies faciles mais accrocheuses. Un album qui ne révolutionnera rien aussi. Mais sympa. Enfin n’oubliez pas que ça reste de la soupe populaire.




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