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CHRONIQUE PAR ...

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Count D
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 14.5/20

LINE UP

-Oliver Jauch
(chant)

-Hendrik Bruns
(guitare)

-Jens Finger
(guitare)

-Alexander Pahl
(basse)

-Marc-Andrée Dieken
(batterie)

TRACKLIST

1)Obssessed With Slavery
2)Die Again
3)Mutate To Scourge - Infecdead
4)Incomplete
5)Out Of The Tombs
6)Cannibalistic Intent
7)Where Sinners Bleed
8)Return To Flesh
9)Non-Existence
10)The Bullet That Kills

DISCOGRAPHIE


Obscenity - Where Sinners Bleed
(2006) - death metal - Label : Armageddon Music



Obscenity est brutal. Et depuis dix-sept ans qu’ils sont là, ça ne change pas. Les Teutons annoncent aujourd’hui Where Sinners Bleed, petite bombe de death classique old school, après quatre ans sans sortie, la dernière étant le non moins bon Cold Blooded Murder. Va savoir pourquoi, avec son ancienneté et son niveau, Obscenity n’a jamais vraiment su se faire de pub. Relégué sans cesse aux sièges vides derrière les grands (Cannibal Corpse, Dismember, Vader…), le groupe n’en est pas moins pour autant un des piliers et géniteurs du death brutal dans la plus pure tradition qui soit.

Bref, voici une belle offrande, bien produite, directe, grasse, blastée au possible sans être inaudible. Les dix titres s’enchaînent en toute logique (pas de grande évolution stylistique bien-sûr…) emmenés par le chant tout en puissance de Oliver Jauch. Les nombreux breaks et plans rythmiques, parfois accompagnés de quelques soli bien sentis, sont assénés avec force et conviction, d’un bout à l’autre des compositions. Parfois plus rapide (Die Again) ou plus lourd (Incomplete), Where Sinners Bleed propose des plans de temps en temps inspiré de vieux thrash, composante qui a toujours fait partie du groupe.

Quoique varié au niveau des chorus et des breaks, la rapidité générale n’est jamais abandonnée et l’on a à faire à du grand death dans la plus stricte définition. A part quelques rires démoniaques, pas de blagues, pas de second degré. Juste du death bourrin, complet, éclatant toutes les gammes audibles des fréquences. La conviction qui se dégage des titres témoigne de l’expérience du groupe et de son envie de tout manger, et ce depuis l’excellent Human Barbecue en 1998. Le titre éponyme à l’album vaut bien son pesant d’or avec son riff principal roucoulant, implacable. Et histoire de varier un peu les choses, le dernier The Bullet That Kills est introduit par une guitare acoustique. Le titre entier d’ailleurs revêt d’une atmosphère plus exotique ; pas de grands écarts, mais une touche agréable en fin d’écoute.

Niveau son, rien n’est désagréable. Le chant est parfaitement mis en avant et la batterie tient sa place. L’on pourra reprocher avec un peu de pointillisme que les guitares sont parfois un peu ‘fondues’ dans l’ensemble. Et bien sûr, la basse, il faut vraiment tendre l’oreille pour accrocher quelques notes. Obcenity n’a pas oublié pendant tout ce temps de partager la scène avec ses copains Aborted, Belphegor, Gorefest ou encore Six Feet Under. C’est avec une certaine impatience que nous l’attendrons sur notre sol, même si les festivals où ils seront présents vont bon train.




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