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CHRONIQUE PAR ...

7
Count D
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 13/20

LINE UP

-Eino Tuominen
(chant)

-Anders Öström
(guitare)

-Jaakko Lehtinen
(guitare)

-Zacharias E. Aarnio
(claviers)

-Kalle Lahti
(basse)

-Timo Palokankare
(batterie)

TRACKLIST

1)Central Theory
2)My Black Letter
3)Ender
4)An Insane's Diary pt. II
5)The Silent Song
6)All for the Unspoken
7)Shotgun Symphony
8)Words of Truth
9)Thornhearts

DISCOGRAPHIE


Blind Stare - Symphony Of Delusion
(2005) - heavy metal melodeath - Label : Arise



Un nouveau petit poulain pour le label espagnol Arise Records, autrement connu pour son travail avec Dark Moor, Dreamaker et dernièrement Kiko Loureiro. Voici donc quelque chose d’un peu plus costaud, plus catchy dans un registre heavy death impulsif. Beaucoup se plairont dans cette fraîcheur. D’autres trouveront cette dernière un peu réchauffée, le style ayant été déjà foulé des dizaines de fois.

Toute technique au dehors, mélodies affinées, progressivité apparente; bref, ce Symphony Of Delusion, premier véritable album de Blind Stare tire droit au but, sans se cacher de son son à la Gothenburg, In Flames oblige. Inspiré très largement de l’école classique du death mélodique, Blind Stare parvient parfois difficilement à sortir de ce carcan, en frôlant ici ou là les clichés musicaux du genre: guitares rythmiques puissantes et rapides, chant black/death impulsif, claviers techniques, et malheureusement absence de titre phare. Oui, tout au long de Symphony Of Delusion il sera difficile de trouver un titre plus haut perché que les autres, dégagent une mélodie inoubliable, porteuse de l’identité du combo finlandais. Alors, avec In Flames en plus extrême me semble t-il, parfois proche de la rythmique ciselée de Thyrane, et un feeling extrême dans le chant, il faut se pencher sur les détails pour comprendre ce qu’est Blind Stare.

Arrêtons de dire que tout se ressemble, parce qu’aujourd’hui dans le metal, qu’est-ce qui ne ressemble pas à autre chose? Dans l’absolu, pour un premier essai (véritable album après démos), Blind Stare s’en tire comme beaucoup aimeraient s’en tirer, c’est-à-dire avec un son énorme, une technique imparable ("My Black Letter") au service de mélodies sensibles et pour beaucoup assez bien trouvées. Disons que l’ensemble s’enchaîne de manière fort agréable, avec toujours cet appui intéressant de rythmiques plus accrocheuses les unes que les autres. Dans ce sens, "An Insane's Diary Pt. II" s’en tire très bien, avec des orchestrations bien pensées et une rythmique générale bien connue mais pas obsolète. Quelques passages plus black metal sont tout à l’honneur, tout autant que les ruptures mélodiques aérant l’ensemble. Et ce que rajoute Blind Stare, c’est un chant extrême écorché, variant aussi avec vocaux gutturaux, narrations, et quelques chants clairs de bon augure ("Central Theory", "The Silent Song"). Ces quelques essais, mêlés à un composition un peu plus lourde que le reste fera penser à Crematory, quelques BPM en plus.

Pour une fois aussi, un groupe de melodeath ne prévoit pas d’interlude pseudo aérienne avec guitares sèches... Blind Stare va droit au but, posant ici et là un leurre, avec "All For The Unspoken", assez imprévisible dès son départ. Les coupures aux claviers amènent bien les parties de chant plus aériennes, presque berçantes même si rapides. C’est le titre le plus progressif de l’album. Presque plus heavy/thrash et punk, "Shotgun Symphony" se veut assez racé, poussant sans aucun doute au headbanging. Les soli sont bien vus et mettent la pêche. Dommage que quelques plans mélodiques soient un tantinet trop récurrents.


Bref, c’est mélodique, dynamique, puissant de par la construction instrumentale, déjà vu par certains cotés, mais loin d’être fatiguant. On a aussi le droit à une pochette plutôt sympa, plus onirique qu’agressive, en décalage volontaire avec le contenu musical.


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