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CHRONIQUE PAR ...

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Bigduff
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 15/20

LINE UP

-Messiah Marcolin
(chant)

-Mats Björkman
(guitare)

-Leif Edling
(basse)

-Lars Johansson
(guitare)

-Jan Lindh
(batterie)

TRACKLIST

Mirror Mirror
Bewitched
Dark Are the Veils of Death
Demons Gate
Under the Oak
At the Gallows End
Samarithan
Dark Reflections
Mourners Lament
Black Stone Wielder
Well of Souls
Sorcerers Pledge
Bearer of Pain
Ancient Dreams
Somewhere in Nowhere
Solitude
Crystal Ball

DISCOGRAPHIE


Candlemass - Doomed For Live - Reunion 2002
(2003) - doom metal - Label : Powerline



Candlemass, c’est ce que l’on appelle du doom. Et le doom, c’est comme la Force: c’est une énergie impalpable qui sous-tend tout l’univers, un chemin unique qui mène tout être vivant vers l’un deux pôles antagonistes de l’existence, le bon côté, ou le côté obscur de la Force. Bien sûr, au moment même où vous lisez ces lignes, vous vous dites: « C'est n’importe quoi! », et vous avez raison. En fait, plutôt que de faire une introduction classique, et de vous expliquer quelles ont été les raisons qui ont poussé Candlemass a splitter en 93, tout ça, j’ai décidé de faire des allusions à Star Wars, et de jouer à fond la carte du racolage passif. C’est vrai quoi, autant faire comme tout le monde. Il y en a c’est pour vendre de la lessive, moi c’est pour pousser les gens à s’intéresser à ce groupe. La seule différence, c’est que cette chro ne contient pas de magnet à collectionner et à coller sur la porte du frigo.

L’avantage avec les groupes qui splittent pour des raisons qu’on vous explique pas, c’est qu’ils peuvent se reformer. Ben ouais, c’est logique. Et dans le cas des groupes cultes, comme Candlemass par exemple, ça peut même donner lieu à l’organisation d’une tournée estivale qui peut elle-même donner lieu à la sortie d’un double live commémoratif, histoire de dire: « Vous savez, comme on est un groupe culte, qu’on a un répertoire qui roxx et qu’on vient de se reformer, ben on s’est dit qu’on allait arrêter nos projets solos (Krux dans le cas du patron: Leif Edling) et balancer la purée le temps d’un été ». Ce live a donc été mis en boîte le 31 août 2002, à Stockholm, au terme du Candlemass Summer Of Doom Tour 2002. Précisons qu’il ne s’agissait pas là du premier essai du groupe, puisque celui-ci avait déjà pondu un live assez intéressant en 1990, quelques années après avoir prouvé au monde entier son savoir faire à grands coups de Epicus Doomicus Metallicus et de Nightfall.

Deux lives donc, et deux approches complètement différentes. Le premier, rappelons le, restituait le noir lyrisme de Candlemass dans une ambiance intimiste, au fond de quelque vieille salle obscure. Le deuxième a lui été enregistré devant plus de monde, et en plein jour… Probablement pendant un festival. Forcément, l’ambiance n’est pas tout à fait la même, et les plus ténébreux d’entre vous reprocheront le côté trop festif du Live Reunion. D’un point de vue tout à fait personnel, je trouve la bonne humeur des musiciens particulièrement communicative, et la rage qu’ils mettent dans l’exécution de leurs compos n’altère que peu le rendu froid et dérangeant qu’on trouve habituellement sur album. En fait, elles gagnent en puissance ce qu’elles perdent en mystère, et ma foi, c’est loin d’être désagréable. Un coup d’œil au livret me permet de confirmer cette idée. On y lit: « this album is very fucking live! ». C’est tout à fait ça, « fucking live »: cru, massif, et surpuissant (sans bidouillages, attention, larsens livrés en série!)…

C’est vrai que Leif et ses gars se démènent. Leur jeu est impeccable (vous emballez pas, on parle de doom là!) et tout à fait dans l’esprit. Si je dis ça, c’est parce que la tête pensante du groupe avait déclaré à l’époque dans la presse vouloir jouer encore plus lentement, pour redonner leur véritable substance aux morceaux. Hé bien effectivement, je serais tenté de dire que de la substance, ils n’en manquent pas. Tout comme notre bon moine – chanteur, Messiah Marcolin, ne manque pas de talent (subtile transition). Je sais, ce type là, on n’arrête pas de vous le ressortir à tous les coins de magazines avec la sortie du dernier album éponyme, mais franchement, des vocalistes comme ça, capables de livrer des prestations aussi… uniques, çà ne court pas les rues. C’est bien simple, ce mec tient la scène comme personne et son timbre le rend limite dépositaire du style Candlemass. Mais jugez par vous-même…


Il est bien, du coup, ce live? Oui il est bien, très bien même. Est-ce ça veut dire qu’il vous le faut par-dessus tout? Pas forcément, je dirais. Les albums sont à mon sens bien plus incontournables (tous ceux de la période 1986-89, les quatre premiers quoi) car les ambiances qu'ils distillent sont extraordinaires, et celles ci peinent à s'exprimer dans de telles conditions "live". Cela étant, pour tous ceux qui cherchent à s'initier au groupe le plus simplement au monde, on ne saurait faire meilleur choix!


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