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CHRONIQUE PAR ...

5
Fishbowlman
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 14/20

LINE UP

-Ozzy Osbourne
(chant)

-Tony Iommi
(guitare)

-Geezer Butler
(basse)

-Bill Ward
(batterie)

TRACKLIST

1)Sweet Leaf
2)After Forever
3)Embryo
4)Children Of The Grave
5)Orchid
6)Lord Of This World
7)Solitude
8)Into The Void

DISCOGRAPHIE


Black Sabbath - Master Of Reality



On peut diviser les albums de la période Ozzy en deux parties: la période "classique" avec les quatre premiers albums (Black Sabbath, Paranoïd, Master Of Reality et Volume 4) et la période "expérimentale" pour les quatre suivants (Sabbath Bloody Sabbath, Sabotage, Technical Ecstasy et Never Say Die!). Avec Master Of Reality, Black Sabbath s'attelle à une musique encore plus noire et lourde, c'est définitivement l'album le plus heavy que l'on pouvait faire à l'époque. En 1971, les contemporains de Black Sabbath adoptaient en effet une démarche bien plus rock que ce que l'on retrouve ici.

Peut-être que Master Of Reality ne contient pas autant de classiques que Paranoïd. Encore que, avec "After Forever", "Children Of The Grave" et "Sweet Leaf", il est plutôt bien loti à ce niveau. Ce disque est massif et d'une puissance qui impressionne encore aujourd'hui, de par la noirceur qu'elle dégage. Inutile de s'attendre à des chansons variées ou expérimentales, non, c'est du puissant et rien que du puissant! Deux intermèdes à la guitare ("Embryo" et "Orchid") permettent quand même d'aérer l'album; Tony Iommi nous prouve par la même occasion ses compétences guitaristiques pour créer des atmosphères. La ballade Solitude vient même montrer, et ce pour la première fois, qu'Ozzy sait aussi chanter. Pleine de sensibilité et complètement en décalage face aux autres boulets heavy, Ozzy ne se cache plus derrière des effets comme c'était le cas pour "Planet Caravan" (ce qui gâchait toute la chanson à mon avis).

Pour le reste, s'attarder sur des descriptions titre par titre ne serait pas d'un grand intérêt. Tout a été conçu pour que l'auditeur s'en prenne plein la gueule, que ce soit les cuivres post-mortem sur l'ultra heavy "Children Of The Grave", les vocaux d'Ozzy, plus agressifs que jamais, sur Sweet Leaf ou le passage speed d'"Into The Void" sur lequel Black Sabbath sort, pendant un très court instant tout de même, de sa lourdeur préhistorique habituelle. Et ne vous y trompez pas, le semblant de mélodie sur les riffs d'"After Forever" ne changera rien à l'affaire. En outre, des classiques comme "Sweet Leaf" et "Children Of The Grave" sont bien plus animés dans leurs versions live.


Master Of Reality est l'album lourd par excellence, point final. Cet adjectif implique aussi que l'album n'est pas parfait, il peut s'avérer, avouons-le, chiant à écouter par moments (blasphème!) et son prédécesseur, Paranoïd, était à la fois plus inspiré et plus varié.


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