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CHRONIQUE PAR ...

5
Fishbowlman
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 13/20

LINE UP

-Ozzy Osbourne
(chant)

-Tony Iommi
(guitare)

-Geezer Butler
(basse)

-Bill Ward
(batterie)

TRACKLIST

1)Black Sabbath
2)The Wizard
3)Behind The Wall Of Sleep
4)N.I.B.
5)Evil Woman
6)Sleeping Village
7)The Warning
8)Wicked World

DISCOGRAPHIE


Black Sabbath - Black Sabbath



Black Sabbath sont pour beaucoup de personnes les pionniers du heavy metal et surtout le premier groupe à avoir introduit un son aussi sombre et malsain dans le hard rock. Leur maison de disque, Vertigo, choisira d'ailleurs de mettre l'accent sur l'imagerie satanique du groupe afin d'attirer l'attention du public et des médias, tout en laissant une part de mystère à ce sujet, comme le suggère l'artwork de l'album. Ce premier album est encore expérimental pour Black Sabbath ; les bases du metal lourd ne seront vraiment définis que sur l'album suivant. Enregistré en trois jours, ce disque sonne très live et peu travaillé, et bizarrement, cela reste le meilleur son qu'ait jamais obtenu Black Sabbath (période Ozzy).

C'est surtout l'hymne "Black Sabbath" qui impressionne le plus sur cet album, de par sa lourdeur préhistorique, les vocaux terrifiants (pour l'époque) d'Ozzy et les riffs de Tony Iommi qui seront repiqués par tous les groupes de metal de la planète. Slayer reprendra d'ailleurs la recette des riffs "dark" en les remodelant à la sauce thrash. Tout groupe de metal a, une fois dans sa vie, été influencé par un riff de Black Sabbath, et l'a ensuite joué plus rapidement ou plus lentement. Et la montée en puissance à la fin du morceau "Black Sabbath" est spectaculaire, donnant lieu à un solo très "60's" et c'est d'ailleurs un des seuls passages réellement mélodiques de ce disque.

Ce premier album m'a toujours ennuyé, surtout à cause de l'aspect "jam", très présent sur "The Warning". Les solos "hendrixien" à rallonges ont tendance à me gonfler. Le premier manager de Black Sabbath, Jim Simpson (trompettiste de jazz) aura influencé le groupe au moins sur un titre : "Wicked World" et son intro jazzy. Ce titre figurait au départ seulement sur la face B du premier single "Evil Woman", mais il a été rajouté plus tard sur l'album, ce qui est plutôt une bonne idée, ça permet de varier un peu. A part Black Sabbath, les autres titres sont plus groovy, sorte de rock "satanique" bien lourd : l'harmonica sur "The Wizard", "Behind The Wall Of Sleep" et son riff énorme en introduction (avec de superbes parties de basse de Geezer Butler, toujours bien mises en valeur). Sur ces deux titres, le chant d'Ozzy est efficace et son timbre si particulier casse la baraque. Par contre, quand Ozzy essaye d'être mélodique, mouarf quelle horreur, ça devient insupportable !!! Par exemple, sur le heavy et classique "N.I.B.", Ozzy me casse les oreilles, je préfère ce titre quand il est chanté par Ronnie James Dio sur le Live Evil.


Pour un premier essai, Black Sabbath a réussi son coup, mais cette facette monolithique comme la mort n'est pas ce que je préfère chez eux (idem pour l'album suivant, Paranoid qui ne contient presque que des classiques). A partir de Master Of Reality, le groupe va accélérer la sauce heavy, et plus tard encore viendront les expérimentations dans tous les sens, contribuant à rendre leur musique extrêmement créative et le chant d'Ozzy intéressant.


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