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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 11/20

LINE UP

-Hal
(basse+chant)

-Socaris
(guitare)

-Ghaez
(claviers+chant)

-Maar
(guitare+chant)

-Icanraz
(batterie)

TRACKLIST

1)A Dream of Sleeping Warriors
2)The Path of Sword
3)Reviving of the Master of the Dead
4)The Crown of the Serpentine King
5)The Fall of Black Fortress
6)A Burning Army
7)Upon the Throne Of Serpents
8)Ravens Brought Them Victory
9)The Inferno that Took His Life
10)Epilogue - A Prophecy: Fall of the Last Temple of Time

DISCOGRAPHIE

Serpenthrone (2005)

Abused Majesty - Serpenthrone



Nom: Abused Majesty. Prénom: Serpenthrone. Profession: album de metal. Bon ok, on a déjà tout saisi à la lecture de cette rapide description, c'est de metal extrême dont on traite ici. Poussons même nos déductions plus en profondeur. Qu'il s'agirait de black metal que ce serait pas étonnant. Ah ben c'en est! Quelle coïncidence. Bref, vous aurez compris avec une célérité proche de la lumière que l'originalité nominative n'est pas une des forces majeures du groupe. Bon, ça n'a jamais tué un album non plus. Quoiqu'il en soit, Abused Majesty c'est une troupe de Polonais (original ça aussi...), jeunes et dynamiques qui n'en veulent. Ils vous le feront savoir avec une musique forcément brutale et rapide (rapide et brutale?) qui enchaîne riffs et blasts comme une souris le maïs.

Plongeons directement dans le vif du sujet maintenant, soit la musique. Brutale et rapide comme dit auparavant, elle enchaîne les riffs et les blasts comme une souris les grains de maïs... Quoi je viens d'écrire cette phrase? Ah... Oui... Deux lignes plus haut. Bon ok, mais faut dire qu'une musique pareille n'engage pas à être particulièrement original dans son écriture. Car des riffs rapides, des blasts sans discontinuer et quelques claviers pour le faire de temps en temps, ça remue pas la pieuvre dans son bocal tout ça. On a entendu mille fois auparavant, et si possible en Pologne. Reconnaissons à nos jeunes amis qu'ils savent composer l'air de rien. Car ils pourraient très rapidement nous ennuyer ferme avec leur redondante musique. Mais non. Ils arrivent à maintenir l'amateur éveillé le long de l'album avec plus ou moins de bonheur. Les riffs sont bons, particulièrement celui qui introduit "A Burning Army", les enchaînements sont fluides et puis les claviers apportent leur touche de symphonique pas désagréable à l'ensemble. Les griefs ne sont pas à donner sur les attitudes compositoires du groupe. Par contre on se montrera moins indulgents face à l'accumulation des poncifs du genre comme le blast frénétique qui devient lassant à la longue. Son omniprésence le noie dans sa propre mélasse si bien qu'il n'a plus aucun effet dévastateur comme il se devrait de l'avoir. Quand donc les groupes comprendront-ils cela?

Mais ne tirons pas sur l'ambulance pour autant. Ce serait méchant que de réserver un tel sort à ce groupe en particulier vu qu'il compose et balance la purée avec sincérité. On se doute bien qu'ils font ça pour se faire plaisir. Par contre, un autre reproche, mais de moindre ampleur, à faire a trait à la production. Elle manque de puissance, notamment au niveau de la batterie. Elle a tendance à sonner creux et ça fait un peu tâche dans un genre où la rigueur est de mise. Le black/death sympho, puisque c'est ainsi que nous qualifierons la musique de Abused Majesty (uniquement pour la présence de chant death par moments), s'accomode de ce détail. Ca ne tue pas le disque, loin de là, mais il est toujours appréciable d'avoir une production grosse jusqu'au creux des ongles dans le style. Petit saut de puce pour aller voir chez les claviers si on y est. Réponse: oui. Plus important, ceux-ci savent se faire discret et apporter de petite touches sympathiques soit par nappe ("A Burning Army"), soit par riff de piano ("The Path Of Sword") qui le fait. Pas plus originaux que ça eux aussi, ils apportent leur pierre solide à l'édifice qui se fait robuste. Un petit détour par le chant pour signaler que le pauvre n'est pas gâté par la nature. Un chant black insipide et un death peu convaincu. Bref, vautrage. Heureusement il ne s'agit pas de la caractéristique principale de l'album. Enfin un mot sur les soli, puisque soli il y a, ils se font courts, pas systématiques et se laissent déguster.


Vous l'aurez compris, ce n'est pas l'originalité qui étouffe cet album bien composé de part en part pour un groupe fidèle à ce que représente son nom. A l'exception d'un chant repoussant, il n'y a rien à jeter si ce n'est cette constance dans la quasi redite de tout ce qui se fait dans l'extrême actuellement. Moyennement bon donc.


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