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CHRONIQUE PAR ...

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Mucopurulence
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 12/20

LINE UP

-Shane Embury
(basse)

-Mark “Barney” Greenway
(chant)

-Jesse Pintado
(guitare)

-Mitch Harris
(guitare)

-Danny Herrera
(batterie)

TRACKLIST

1)Continuing war on stupidity
2)The icing on the hate
3)Forced to fear
4)Narcoleptic
5)Out of sight out of mind
6)To lower yourself (blind servitude)
7)Lowest common denominator
8)Forewarned is disarmed ?
9)Per capita
10)Farce and fiction
11)Blows to the body
12)The great capitulator
13)
14)

DISCOGRAPHIE


Napalm Death - Order of The Leech
(2002) - death metal grindcore - Label : Feto records



Napalm Death, groupe british (de Birmingham) est une influence et une référence absolue en matière de métal extrême et de grindcore en particulier puisque ce ne sont rien de moins que les géniteurs de ce style!! Après dix-huit ans et une bonne dizaine d’albums studios Napalm Death n’a pas perdu de son agressivité et de son envie d’en découdre avec le monde entier pour cible. Et je dirais même, bien au contraire puisque cet album est peut être le plus brutal du groupe depuis le mythique Harmony Corruption. Order Of The Leech est rapide, brutal et efficace, que demander de mieux??

Vous l’avez compris, Napalm Death n’est pas prêt de s’assagir et dès l’entame de Order Of The Leech la brutalité dégagée est surprenante, ça blaste dans tous les sens, et force est de constater que Danny Herrera sait aller largement aussi vite que son illustre prédécesseur Mick Harris. Le son de la batterie est d’ailleurs très mis en avant sur cet album et renforce ainsi la brutalité et la rapidité de l’ensemble. Autre caractéristique du son, la basse de Shane Embury est bien en avant et donne un son bien gras à toutes ces gentillesses! Rajoutez à ça la voix inimitable et directement reconnaissable de Barney qui est ici, comme à l’accoutumée, magistrale et délivre une puissance assez phénoménale et cela reste tout à fait audible pour pouvoir suivre les paroles du livret (chose très difficile avec les autres groupes de grind… Amusez vous à essayer et vous verrez!).

Les paroles de Napalm Death ont toujours tournées autour des problèmes de société et de la haine face à la guerre et toutes ces bassesses de l’humanité, et le discours n’a pas changé (car peut être encore plus qu’avant, il y a beaucoup de choses à critiquer...) à l’image de la pochette de ce disque qui représente de façon « cadavérique » la famille royale anglaise. En bref, ça va très vite et ça frappe très fort. Passons maintenant aux choses sérieuses, c'est-à-dire les compos en elles-mêmes et là force est de constater que si toutes les conditions sont réunies pour faire de cet album un incontournable, et bien la sauce ne prend pas totalement.

En effet, les titres sont efficaces mais à la longue, le schéma très classique couplet/couplet/refrain/couplet/refrain/refrain commence à faire ressentir une furieuse impression de déjà vu, d’abord avec les albums précédents du groupe (surtout l’avant dernier Enemy Of The Music Business) et le pire, aussi à l’écoute de cet album. Un manque d’originalité flagrant qui ne signifie en rien que cet album est mauvais loin de là!!! Autre évolution que je trouve regrettable, c’est le son de l’ensemble. Tout est très clair, tant mieux, on peut entendre chaque instrument parfaitement mais le problème c’est qu’il y a un coté aseptisé qui fait cruellement défaut à cet album parce que même si l’agressivité est là, il n’y a plus ce côté sombre et « roots » qui était quand même une des marques de fabrique de ce style de musique. Cela se traduit par un son qui paraît dispersé, très réfléchi et travaillé et donc moins authentique (le son de batterie notamment fait assez synthétique c’est vraiment dommage parce que ses parties sont vraiment excellentes).


Au final, un bon album de Napalm Death qui respire la maturité et le professionnalisme mais qui pêche un peu par son côté trop « carré » et surproduit même si la violence est au rendez-vous. Les fans aimeront ce disque c’est certain, pour les autres, préférez les premiers albums du groupe.


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