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CHRONIQUE PAR ...

7
Count D
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 14.5/20

LINE UP

-Trevor Strnad
(chant)

-Brian Eschbach
(guitare)

-John Kempainen
(guitare)

-Dave Lock
(basse)

-Zach Gibson
(batterie)

TRACKLIST

1)Built For Sin
2)I'm Charming
3)Flies
4)Statutory
5)A Vulgar Picture
6)Novelty Grosses
7)Dave Goes To Hollywood
8)Miscarriage
9)Splite Sucide
10)Miasma

DISCOGRAPHIE

Miasma (2005)
Deflorate (2009)
Ritual (2011)
Everblack (2013)
Abysmal (2015)
Nightbringers (2017)

(2005) - metalcore - Label : Metal Blade Records





Le précèdent album Unhallowed avait déjà montré que The Black Dahlia Murder savait se positionner aux cotés de formations reconnues comme At The Gates ou encore Carcass, grâce à ses riffs catchy, cette attitude nordique, fine et agressive tout autant que variée qui faisaient déjà effet. Miasma se dépasse et ce ne sera que du bon pour les fans de violent. Plus qu’avoir compris comment fonctionnaient musicalement des groupes de thrash technique, Black Dahlia Murder, originaire de Detroit, y ajoute une pincée non négligeable de hardcore à l’américaine, c’est-à-dire juste ce qu’il faut de provocation et de feeling agressif. Du gros metalcore, donc, avec comme nouveauté un batteur de dix-neuf ans remplaçant son brillant prédécesseur. Celui-ci n’a d’ailleurs rien à envier à personne, à la fois varié et intelligent ("Dave Goes To Holywood").

Les blasts se veulent assez présents comme sur "Flies" et "Miasma", donnant une force supplémentaire à l’ensemble. Les guitares ont peut-être perdu un peu d’agressivité sonore mais elles se rattrapent sur la technique et la précision des riffs, assez variés pour rendre les titres plus vivants encore et consistants qu’avant. A ce propos le court mais intense "Splite Suicide" rappelle tout le jeu complexe de ses compères scandinaves avec ses riffs puissants, un coup saccadés, un autre plus en rideau et rapides. Quelques soli viennent ici et là dans les titres ("Splite Suicide", "I’m Charming"…) ciseler un peu plus l’ensemble. Il n’y a pas à se tromper, tous les musiciens ont leur place, même le bassiste dans le dernier titre cité s’autorisant des phrases en solo. Le chant de Trevor Strnad se veut très agressif, hurlé, crié, dans un style thrash/black, bien pesé et surtout très présent. Il dégueule toujours autant de paroles glauques, et se permet assez souvent de petits moments dans les méandres gutturaux. Un titre excellent niveau chant est l’éponyme "Miasma", très rapides, torturé, avec un feeling presque dark dans son thrash écorché. Oui, on se croirait parfois dans un black metal nourrit aux amphétamines.

D’autres titres valent bien sûr le coup comme le très direct "I’m Charming" après l’intro metal acoustique "Built For Sin". Très thrash et classique, "A Vulgar Picture" (dont la vidéo est disponible sur le site Internet du groupe) sonne très bien, comme un vieux Carcass. La rythmique rapide très bien maîtrisée n’a d’égal que les quelques riffs tranchants composant le morceaux). Ce qui est regrettable, c’est que l’album s’avère court, avec seulement une demi heure et quelques cacahuètes. Pour les dix titres présents dans Miasma, on pourrait s’attendre à plus. D’autant plus qu’il y a matière à continuer sur cette lancée. Le combo a préféré se concentrer la puissance de sa musique plus que sur le poids des titres. On a faim, du coup. Et concernant la pochette, on ne peut pas faire plus américain… A vous de juger.


Bref et pour en terminer, même si quelques titres sont un peu superflus comme "Miscarriage" et "Novelty Crosses", et bien qu'il ne révolutionne rien, Black Dahlia Murder sait apporter sa pierre solide à ce mode brutal, et ce de manière assez surprenante puisqu’il est encore assez mal connu dans l’hexagone.


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