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CHRONIQUE PAR ...

25
Guillaume
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 18.5/20

LINE UP

-John Petrucci
(guitare)

-Mike Portnoy
(batterie)

-James Labrie
(chant)

-John Myung
(basse)

-Jordan Rudess
(claviers)

TRACKLIST

1)Regression
2)Overture 1928
3)Strange Deja Vu
4)Through My Words
5)Fatal Tragedy
6)Beyond This Life
7)John & Theresa Solo Spot
8)Through Her Eyes
9)Home
10)The Dance Of Eternity
11)One Last Time
12)The Spirit Carries On
13)Finally Free
14)Metropolis Pt.1
15)The Mirror
16)Just Let Me Breathe
17)Acid Rain
18)Caught In A New Millenium
19)Another Day
20)Jordan Rudess Keyboard Solo
21)Erotomania
22)Voices
23)The Silent Man
24)Learning To Live
25)A Change Of Seasons

DISCOGRAPHIE


Dream Theater - Live Scenes From New York
(2001) - metal prog - Label : Elektra



Quatre musiciens virtuoses. Voilà comment pourrait-on, de manière réductrice définir Dream Theater. Et c’est à quoi s’en tiennent les détracteurs du groupe, qui ne voient là qu’une occasion de faire étalage de maîtrise instrumentale. Pourtant, si John Petrucci, Mike Portnoy, Jordan Rudess et John Myung se révèlent être, en effet, de purs génies de la technique, Dream Theater a su prouver être bien plus que ça. La mélodie n’a jamais été mise de côté, et ces messieurs, en plus de leur talent de techniciens, ne composent pas avec leurs pieds. L’album précédant la sortie de ce Live viendra encore une fois, et de manière éloquente, le prouver.

Cet album, Scenes From A Memory, n’est ni plus ni moins qu’un concept album, brillant par des parties musicales finement composées, et plutôt variées. Certains puristes regretteront d’ailleurs certaines chansons très « people », qui tranchent radicalement avec les Awake et autres Images And Words, globalement bien plus étriqués et métalliques. Qu’à cela ne tienne, les douces et jolies mélodies en acoustiques de l’album venaient démontrer que Dream Theater savent faire taire leurs instruments et laisser place à une séduisante simplicité. Et un album Live ne pouvait mieux tomber pour mettre tout le monde d’accord.

Au menu, 3 CD, pas un de moins. Scenes From A Memory est joué en intégralité, s’étalant sur le premier CD, et une partie du deuxième. Et la surprise est de taille, car, si l’album studio était un pur chef d’œuvre, les titres interpretés ici prennent encore une autre dimension, comme un second souffle, et Dieu sait qu’ils étaient déjà exceptionnels. Mais ici on atteint la quasi perfection, d’autant que le son est irréprochable. De l’intro relaxante "Regression", à "Finally Free", en passant par le grandiloquent enchaînement "Overture 1928 / Strange Déjà Vu" ou encore "Home", tout ce qui faisait la qualité des versions studio est là.

On se serait franchement contenté de ce bain de jouvence, mais Dream Theater ne se sont pas arrêtés là, puisqu’on a droit à, grosso modo, un récapitulatif de la carrière du groupe, avec des extraits de Awake, Images And Words, Falling Into Infinity et, surtout, le fabuleux A Change Of Seasons, dont le long et magique morceau éponyme est repris dans sa totalité ! C’est donc une belle parcelle du répertoire du groupe qui s’offre à nous, avec, malgré tout une petite réserve, qui concerne l’absence, assez incompréhensible, de "Pull Me Under", gros titre de Images And Words.

Mais cette réserve est comblée par "Acid Rain", extrait du second album de Liquid Tension Experiment, groupe satellite de Dream Theater. Un "Acid Rain" amputé de plus de la moitié de sa longueur originale, mais qui est le bienvenu, et constitue la cerise sur le gâteau de ce Live Scenes From New York. Et n’oublions pas James Labrie, habituellement un peu faiblard, qui figure sous l’un de ses meilleurs jours, alternant bien les passages calmes et plus « burnés ».


Vous l’aurez compris, Live Scenes From New York est véritablement exceptionnel, et quasiment sans failles. Que cela soit le son ou de la setlist. J’avais découvert Dream Theater avec ce Live et il reste le disque le plus assidu du groupe dans ma chaîne. Je pense en fait qu’il est l’idéal pour découvrir Dream Theater sans être écoeuré par les longues parties complexes, tout en ayant un aperçu global de leur discographie. J’applaudis !


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