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CHRONIQUE PAR ...

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Bigtonio
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 19/20

LINE UP

-James LaBrie
(chant)

-John Petrucci
(guitare)

-John Myung
(basse)

-Mike Portnoy
(batterie)

-Jordan Rudess
(claviers)

TRACKLIST

1)Regression
2)Overture 1928
3)Strange Deja Vu
4)Through My Words
5)Fatal Tragedy
6)Beyond This Life
7)Through Her Eyes
8)Home
9)The Dance Of Eternity
10)One Last Time
11)The Spirit Carries On
12)Finally Free

DISCOGRAPHIE


Dream Theater - Metropolis Pt.2 Scenes From A Memory
(1999) - metal prog - Label : Elektra



Un album à classer à part pour le quintet. En effet cet opus recouvre la forme d'une pièce de théâtre mise en musique , sans toutefois atteindre le caractère grandiose et la présence orchestrale qui nous le ferait classer dans le genre opéra. Cet album retrace une enigme policière jusqu'alors non-résolue : une jeune femme et un homme sont retrouvés assassinés dans un coin obscur d'un jardin. On apprendra par la suite que le héros (Nicolas) est bien l'assassin de ces deux personnes au cours d'une psychothérapie qu'il entreprend auprès d'un analyste ( le narrateur masculin ) . Pour ce qui est de la musique je ne suis pas loin de penser que c'est une des plus grande réussite de Dream qui montre par la même que le groupe est capable de produire de la musique un peu moins torturée harmoniquement que des pièces telles qu'"Erotomania", sans pour autant sombrer dans la banalité ni le conformisme de la brit pop people-jack.

En effet bien que dans l'ensemble ce soit l'album le plus calme de Dream , des passages bien hargneux et energiques ("Beyond This Life", "Overture 1928", "Home") sont judicieusement alternés avec de pures ballades efficaces merveilleusement interpretés par un James laBrie dont la voix « calme » assure la perennité. Citons parmi ces ballades superbes des morceaux tels que : "Through Her Eyes", "The Spirit Carries On", et enfin le monumental "Finally Free", sorte de récapitulatif amplifié de l'ambiance exceptionnellement réussie de l'oeuvre. Pourquoi justement une telle réussite ? Il semble que Dream Theater se soit inspiré de recettes préétablies. La continuité de Metropolis Part II n est en effet pas sans rappeller la side B de Abbey Road des Beatles ,ou bien l'exceptionnelle side B de Dark Side Of The Moon des Pink Floyd. Toutes les chansons s'enchaînent à la perfection se complétant et amenant une ligne mélodique complexe qui sous-tend dans les faits l'ensemble de l'oeuvre ; cela est notamment mis evidence par les 3 dernières chansons : "One Last Time", "The Spirit Carries On", "Finally Free", ou la mélodie est à quelques modulations et schémas rythmiques près reprise et explicitée dans ces trois chansons.

Quant à l'exécution elle est sublime et rappelle que Dream Theater possède un ensemble de musiciens quasi-divin. Les drums de Portnoy sont précis, incisifs, la pédale est puissante mais bien à sa place dans le spectre sonore des pecussions; son jeu est comme à l'accoutumée à pleurer, ponctué de subtiles anicroches et fioritures classiques en tout genre . Enfin son solo dans "Finally Free" est un passage d'anthologie ( pour les réels amateurs de drum-performance la version live du DVD de "Finally Free" est encore plus violente !), qui fera manger ses baguettes a plus d'un batteur en herbe. La guitare de Petrucci sans chercher l'absolue virtuosité est un modèle d'efficacité tant par la précision de ces riffs que par le soin apporté a éliminer les dead-notes qui sont malheureusement trop souvent l'appanage des guitaristes trop ambitieux qui ne maitrisent qu'imparfaitement l'instrument . Reconnaissons par ailleurs humblement le talent de compositeur de maître Petrucci . LaBrie est tres expressif est prend son role théatrale très au serieux ; bref il nous assure une réelle performance d'acteur et de chanteur. Jordan Rudess et John Myung ne font pas ombre au tableau et tiennent une performance plus que très honorable. Mention spéciale au keyboardiste dans "Home".


J'espère que je vous ai donné envie d'acquérir l album qui doit impérativement trouver sa place dans une discographietheque digne de son nom. Purs métalleux gothiques s'abstenir.


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