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CHRONIQUE PAR ...

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Flower King
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 11/20

LINE UP

-James LaBrie
(chant)

-John Petrucci
(guitare)

-John Myung
(basse)

-Mike Portnoy
(batterie)

-Kevin Moore
(claviers)

TRACKLIST

1)Metropolis Part I
2)A Fortune In Lies
3)Bombay Vindaloo
4)Surrounded
5)Another Hand / The Killing Hand
6)Pull Me Under

DISCOGRAPHIE


Dream Theater - Live At The Marquee
(1993) - metal prog - Label : Atco Records



Si vous fréquentez régulièrement le Forum des Eternels, vous n’êtes pas sans savoir que l’un de ses éléments fédérateurs, celui qui rassemble toute celle belle communauté d’hurluberlus plus ou moins fréquentables, est le groupe dont je vais vous causer aujourd’hui: Dream Theater (tadam!) Ah! que de cœurs mélomanes ce groupe a pu faire chavirer! A commencer par celui de votre serviteur, qui un beau jour de mai 2001 a eu la curieuse idée d’acheter Images & Words, et a alors mis le pied dans un engrenage dont il est loin d’entrevoir le bout…

Quelle ne fut pas ma surprise alors, de constater que tout le catalogue dreamien n’avait pas été traité sur le site! Il fallait à tout prix colmater les brèches, pensez-vous… Que reste-t-il à chroniquer, donc? Le Live At The Marquee. Ouais… Déjà moins excitant, d’un coup. Bon, le topo: fin 1992. Images & Words cartonne aux States, la tournée américaine marche du tonnerre, et nos quatre gaillards sont sur le point de réaliser un rêve: jouer en Europe. Ce qu’ils immortaliseront par le présent disque, capté au Marquee Club de Londres en avril 1993: six titres pour une petite cinquantaine de minutes, on est certes loin des triple-albums live gargantuesques auxquels nous a depuis habitué le groupe, mais quand on n’a que deux petits albums à son actif, effectuer un set de trois heures peut présenter quelques difficultés…

Live album assez maigrelet, donc: trois titres de Images & Words, deux de When Dream & Day Unite, sans oublier la… euh… « jam » "Bombay Vindaloo". Je ne veux pas cracher dans la soupe, mais c’est tout à fait le genre d’exercice qui révèle les limites de nos quatre instrumentistes (non, les castagnettes de LaBrie ne comptent pas). Oui, ils sont énormes, ils te sortent de plans extraterrestres, leur technique laisse coi; personne ne pourra le nier. Mais pour ce qui est du feeling, ça passe moins bien. Sur "Bombay Vindaloo", nos quatre compères nous font donc le coup de la jam crescendo, souvent efficace… Mais là, ça ne prend pas. Il n’y a pas d’instants magiques, ça manque de sincérité, et ça part trop vite en orgie masturbatoire. On passe.

J’entends souvent dire que LaBrie est le maillon faible de Dream Theater sur scène, ce que je serais tenté d’approuver; mais quand ces mêmes personnes soutiennent que le Live At The Marquee correspond à son âge d’or, excusez-moi mais, non. Je m’explique: certes, sur "A Fortune In Lies", il est superbe, sa voix se fait rocailleuse et pleine de rage, il apporte véritablement une autre dimension à ce morceau au départ juste bon. Mais alors, le reste… Ah ça, oui, il sait monter, pas de problème… Enfin si, c’est justement ça le problème: il en fait trop. Il faut l’entendre massacrer le final de "The Killing Hand" à force de « woooohh! » et « yeeaaaaaahh! » et d’intonations horripilantes. Cela peut faire son effet à doses homéopathiques, mais là, c’est trop. Il y en a que ça insupporte, moi, ça me fait marrer: dans les deux cas, ce n’est pas le but recherché. Je préfèrerais presque l’entendre faire des couacs, c’est dire!

Restent les trois titres de Images & Words: "Metropolis Pt.1", "Surrounded", "Pull Me Under". Trois classiques (bien que j’ai toujours eu quelques réserves quant au deuxième cité) qui le sont toujours autant sur scène. Mais comme vous vous en doutez, ils sont joués quasiment à l’identique de leurs versions studio. C’est formidable lorsque vous êtes présent au concert; ça l’est moins lorsque vous l’écoutez sur votre chaîne. A choisir, je prends la version originale, pas le live. À vous de voir. Quant à l’achat de ce Live At The Marquee, je le réserverai aux inconditionnels du groupe. Ceux qui veulent découvrir la bête sur scène feraient mieux de s’intéresser au récent Live At Budokan; nul doute alors qu’ils réserveront leur billet pour les voir, en chair et en os cette fois…




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