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CHRONIQUE PAR ...

7
Count D
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 16/20

LINE UP

-Lord Koder
(chant)

-Dimrost
(claviers)

-Ariel.E
(guitare)

-Seelenfolter
(basse)

-Van Helsing
(batterie)

TRACKLIST

1)Unveil the Curtain of Sanity
2)Eyes Gaze to a Future Foreseen
3)A Serpentine Crave
4)Sleeping by Nightmares
5)Self Loathing Orchestration
6)Spiritual Soul Sunset
7)The Somber Grounds of Truth
8)Stride the Corridors of One's Mind
9)Velvet Demise
10)Dreaming...Dementia

DISCOGRAPHIE


Bishop of Hexen - The Nightmarish Compositions





Le vrai black metal symphonique donnait l’impression de s’être fait la malle, après les assauts de critiques reçues depuis les alcôves d’une scène underground bien maladroite et autodestructrice. Mais Bishop Of Hexen ne lâche rien. Un break et une refonte du line up donne au combo israélien une nouvelle chance. Le groupe, fondé il y a une douzaine d’années, la saisit pour sortir un album de pur horror/symphonic : The Nightmarish Compositions. Incroyablement bien composé, senti comme une terreur symphonique et atmosphérique, à la fois jeune et vielle, à la fois atmosphérique et violente, Bishop Of Hexen montre une expérience et une fraîcheur savamment combinées. La saga de la bataille mal/bien prend forme ici, avec une mise en scène musicale assez théâtrale.

Les compositions sont intenses parce que tous les instruments se mêlent, et ce dans une logique de développement respectée. Pas de non-sens donc, ou de fioritures inutiles. Les claviers jouent bien sûr un rôle prépondérant, tenant à la fois le rôle de support et de structure montante des compositions. Mais ils n’ont pas ce coté grand-guignolesque de Tartaros, même si "The Somber Grounds Of Truth" va un peu dans ce sens avec l’imagerie de cirque infernal. Les guitares sont bien étudiées, à la fois tranchantes et purement mélodiques, et rythmiquement, tout se goupille justement. C’est surtout au niveau des voix que l’effort se sent. On évite de tomber dans les vocaux ultra limités de Hecate Enthroned. Entre hurlements, growls et chants clairs, la panoplie est lâchée, ce qui apporte indéniablement un relief supplémentaire aux compositions. "Velvet Demise" va parfaitement dans ce sens avec une ligne mélodique nuancée, très rapide tout autant qu’épique. Les breaks permettent une fois de plus d’instaurer un climat horrifique dans lequel peuvent se déployer tranquillement chorus et refrains.

Pouvant être très symphoniques comme "Dreaming...Dementia", les titres partent souvent dans des labyrinthes polyphoniques violents ("Self Loathing Orchestration" et "Tride The Corridors Of One's Mind"), et se relâchent parfois pour sonner plus classique et moins alambiqués ("Spiritual Soul Sunset"). Les dix titres de ce The Nightmarish Compositions sont un régal, d’autant plus que le son est peaufiné. CCP Records a déjà signé bien pire que cela, et cette surprise se consomme sans écoeurement. Si Dimmu Borgir, Arcturus, Cradle Of Filth ou encore Old Man’s Child se serraient la main pour offrir du black symphonique loin d’un commercial tape à l’œil rythmique, cela donnerait certainement quelque chose dans le goût de Bishop Of Hexen. Ce groupe, qui s’est donné les moyens de réussir, vaut le coup d’oreille. Rien n’est à jeter.




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