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CHRONIQUE PAR ...

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Blackmore
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 10/20

LINE UP

-Jon Anderson
(chant)

-Tony Kaye
(claviers)

-Trevor Rabin
(guitare)

-Chris Squire
(basse)

-Alan White
(batterie)

TRACKLIST

1)The Calling
2)I Am Waiting
3)Real Love
4)State Of Play
5)Walls
6)Where Will You Be
7)Endless Dream : Silent Spring/Talk/Endless Dream

DISCOGRAPHIE


Yes - Talk
(1994) - pop prog - Label : Victory Music



Talk est le dernier disque de Yes auquel Trevor Rabin participa avant d’aller se fourvoyer dans des bandes originales de films pas mémorables. Soulagement. Non pas que ce dernier et son hégémonie sur le Yes des 80’s fut une véritable catastrophe (l’album 90125 a au moins permis au groupe de ne pas crever et c’est objectivement de la pop de qualité) mais il faut bien admettre que malgré son talent pour la composition de morceaux rock FM, tout cela ne respirait pas la folie créatrice des années 70.

Pour ce Talk, la recette n’a pas tellement changé. La prod est de bonne qualité et le disque se laissera écouter sans peine mais sans génie. Du rock FM bien huilé donc. Pourtant, les titres affichent une belle longueur au compteur. Dans le genre six-huit minutes. Mais ne vous y trompez pas, les parties instrumentales de chaque morceau sont tout ce qu’il y a de plus classique avec des soli pas mauvais mais pas transcendants de la part de Rabin et quelques petites envolées de Kaye. On cherche définitivement un passage véritablement prog… mais rien à l’horizon, à moins que...

Rembobinons-le tout au début. Le disque commençait plutôt bien avec un "The Calling" qui se permet quelques claviers et quelques guitares sympathiques, de petites parties assez discrètes nous rappellent même un peu le Wakeman de "Roundabout". Les mélodies sont sympas et l’on se surprend même à trouver la fin moins lisse que d’habitude. Par contre, un titre comme "I Am Waiting" est assez soporifique pour moi, encore que certains pourront le trouver correct avec un peu d’imagination. On continue l’écoute et on a peu l’impression d’entendre toujours la même chose. Le chant de Jon Anderson est très travaillé (plusieurs pistes différentes apposées, ce qui donne un effet de chœur perpétuel) mais du coup, jamais cristallin et varié. Cela a pour effet de standardiser complètement l’ensemble des morceaux du disque. Alors certes, c’est cohérent mais qu’est-ce que c’est chiant et plat ! La suite est du même acabit. Encore une fois, ce n’est pas réellement mauvais puisque ça reste de la pop bien travaillée... Mais quand on se remémore "Gates Of Delirium" forcément ça fâche un peu. Surtout que je trouve le refrain de "Walls" horripilant et d’une niaiserie sans borne. Enfin passons.

Il y a tout de même quelque chose que le fan de prog pourra apprécier sur ce disque. Il s’agit du titre "Endless Dream" avec ses seize minutes au compteur. Forcément ça interpelle. Surtout que le morceau, sans être fabuleux, est plutôt plaisant avec de vraies parties de musique dedans ! Si si ! L’intro instrumentale est très sympa, Jon Anderson est moins formaté, Kaye nous sort quelques parties intéressantes et Rabin se sort les pouces du cul. Je sais ce que vous vous dites, c’est un peu facile de tirer sur l’ambulance, d’autant plus que le disque n’est honnêtement pas si mauvais. Pour du Rock FM popesque, ça se laisse écouter. Mais dans le genre, le groupe fera bien mieux par la suite. C’est donc un disque de Yes pour ceux qui l’on découvert dans les 80’s où l’aspect lisse leur plaira sans doute. Pour ce qui est des amateurs du grand Yes… et bien continuez de pleurer !




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