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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 13/20

LINE UP

-Gaahl
(chant)

-Infernus
(guitare)

-King
(basse)

-Kvitrafn
(batterie)

TRACKLIST

1)Procreating Satan
2)Proclaiming Mercy - Damaging Instinct of Man
3)Exit - Through Carved Stones
4)Teeth grinding
5)Forces of Satan Storms
6)Blod og Minne
7)Of Ice and Movement...
8)Domine in Virtute tua Laetabitur Rex

DISCOGRAPHIE


Gorgoroth - Twilight Of The Idols
(2003) - black metal - Label : Nuclear Blast



Un album qualifié de retour aux sources, lignée Under the Sign of Hell et Pentagram même, par Infernus lui-même. Mouais. Bon, on ne peut nier qu’il se veut moins « expérimental » (le terme n’est pas vraiment approprié, mais bon…) que Incipit Satan, mais de la à parler de retour aux sources, il y a un pas que la production, pas si pitoyable que ça, et surtout le chant, bien trop trafiqué, ne me font pas faire. Mais ne vous inquiétez pas, vous aurez droit à votre dose de black pur jus sans trop de concession.

Pour aller dans ce sens, l’album commence dur avec un bon gros blast des familles balancé direct dans les dents. Hop comme ça, sans crier gare. Pourtant ce blast est trompeur puisque le reste du disque sera loin de ne jouer que sur le frénétique. Pour se débarrasser de mon gros coup de gueule sur le chant, sachez que celui-ci est tout sauf naturel. En effet pour on ne sait quelle raison, Infernus a décidé de le passer entièrement à la moulinette remix avec pour effet de casser totalement ce qui fait que le chant black est si bon, son agression sonore. Là on a droit à un vague chant étouffé qui perd toute sa force et finalement sans caractère. Etrange pour Gorgoroth. Enfin, cela ne tue pas l’album pour autant. Et heureusement. Tant qu’à continuer sur la production, autant s’attarder tout de suite sur le son des grattes qui me paraît un poil étouffé. Voilà c’est fait, on peut essayer de passer à la musique.

Les riffs sont toujours dans la moyenne haute du genre, ça soyez en sûrs. En tout cas, pas de problème, vous ne vous demanderez pas pourquoi Gorgoroth est allé se fourvoyer dans cette voie. Déjà une bonne chose de prise. Quoiqu’il en soit, Gorgoroth ménage ses fans. Ceux-ci ne seront pas déçus. La musique ne peut que leur plaire vu le peu de risque qui est pris et qu’elle reste dans la droite ligne de ce que le groupe a pu proposer dans le passé. Le côté bien lent est représenté dignement par "Exit – Through Carved Stones", titre à l’introduction un poil martial (merci la batterie). Par contre, et c’est une tendance sur au moins un titre par album chez Gorgoroth, le titre tend à s’étendre trop. Dommage. Et derrière un autre titre tout lent. Peut-être est-ce un peu trop à la suite. Gogoroth aurait gagné sur le coup à espacer ses titres lents. Certes, il s’énerve un peu sur la fin, mais le fait est qu’une sorte de torpeur commence à s’installer. Mauvaise disposition.

Heureusement on est réveillé par la suite grâce à un excellent "Forces Of Satan Storms" qui enchaîne riffs tailladeurs, roulement de double pédale et blasts. Mmmmmmmh. Puis un bon break calme bien trouvé. Aaah ! On préfère Gorgoroth comme ça ! Une chanson superbe. En fait cet enchaînement nous résume bien cet album. On se demande parfois si Gorgoroth ne va pas nous ennuyer et puis on retrouve quand même quelques (presque) mélodies qui nous font aimer ce groupe. Un groupe qui reste fidèle à ses préceptes, Satan est présent dans deux titres de chanson (et je ne parle pas des textes), et qui arrive toujours à maintenir un certain niveau de qualité dans son black metal racé et pur. Et comme pour donner raison à ceux qui pensent que le groupe n’est pas meilleur ailleurs que dans le « vrai » black metal, le seul titre en norvégien de l’album, "Blod Og Minne", est tout simplement excellent. Du miam miam.


En bref, un album miné par quelques titres plus faibles et mal disposés (les deux lents notamment) mais qui malgré tout sauve fièrement sa tête grâce au talent inné de Infernus dans la conception d’un black metal qui sait se faire mélodique et ravageur ; et qui montre que le groupe donne sa plénitude dans ce qu’il sait faire de mieux, du BLACK METAL. Du bon quand même. A noter la petite bizarrement final (d’un album comme toujours très court) sous forme d’une piste aux claviers très final fantasy-esque (le jeu) période NES.


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