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CHRONIQUE PAR ...

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Lord Henry
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 14/20

LINE UP

-Marco Concoreggi
(chant)

-Kostas Tzortzis
(guitare)

-Manolis Karazeris
(guitare)

-Kostas Makrikostas
(basse)

-Nick Papadopoulos
(batterie)

TRACKLIST

1)Wanderer
2)Vampire Killer
3)Siegecraft
4)Tower of the Elephant
5)Deep Buried Faith
6)Dybim Tbar
7)Sword of Crom
8)Narsil (Reforge the Sword)
9)Calm Before the Storm
10)Dreams on Steel

DISCOGRAPHIE

Age Of Chaos (2005)

Battleroar - Age Of Chaos



C'est du true de chez true qu'on fait chez Battleroar. Du sang, des épées, des crânes fracassés, des champs de bataille couverts de sang, c'est ça qu'on aime chez Battleroar. On n'hésite pas à poser épée en main chez Battleroar. Bref, on est ridicules chez Battleroar. Mais ça n'est pas pour autant qu'on fait de la musique dénuée de qualités. Comme chez quasiment tous les groupes évoluant dans cette division, la production et le chant sont les plus gros écueils de Battleroar, mais en prêtant une oreille attentive, on pourra reconnaître un certain talent dans les riffs et les leads de Age Of Chaos, bien dans la tradition.

C'est après une fort jolie introduction stylée ballade médiévale "The Wanderer" que le metal épique de Battleroar s'expose dans ses grandes largeurs. Les rythmes chevaleresques et les mélodies héroïques vont inonder "Vampire Killer", montrant ce que les gratteux savent faire de mieux en leur genre. C'est déjà à ce stade que la production, couvrant le son d'un voile gênant, tape sur les nerfs. Le son d'une démo, pour un deuxième album... Pas glop. "Siegekraft" se vautre dans un refrain totalement raté, mais vaut toujours mieux que le très heavy "Dyvim Tvar" où le chant est plus faux que jamais. La prestation du vocaliste italien Marco Conceroggi est irrégulière: très limité en capacité, il s'arrange la plupart du temps pour trouver le ton juste, mais globalement il n'apparaît pas être à la hauteur de la tâche qui lui est assignée... Jusqu'à ce qu'il suprenne son monde en chantant la ballade "Dreams On Steel" d'une façon très lyrique et intimiste. Etonnant!

Le speed de "Deep Buried Faith" vaut également le détour, car agencé autour d'une structure judicieuse. Instrumentalement, Judas Priest et Iron Maiden sont très souvent tutoyés, mais l'inventivité mélodique des compositeurs évite le plagiat. Ils se sont aussi donné du mal sur "Tower Of The Elephant", mid-tempo épique à tiroirs où le désormais célèbre Bob Katsionis vient filer à coup de main avec ses claviers, construisant des ambiances moyen-âgeuses fort à propos. Un long titre ambitieux, mais dans la moyenne. "Narsil", fort de son introduction trompe l'oeil en ballade et de ses bruitages plus ou moins réussis, ressemble magré tout beaucoup aux autres morceaux: la formule est efficace mais ne met pas long à tourner en rond. C'est le principal reproche que l'on pourra formuler à Battleroar.

En dehors, au risque de me répéter, de ces problèmes de production et de chanteur. Pourtant ces éléments sont déterminants et mériteraient plus de considération. Quoiqu'il en soit, Battleroar n'invente rien, mais a bien digéré les influences majeures du genre. Cela suffit peut-être pour être efficace en concert, et ainsi pour se faire remarquer pour faire la première partie d'Edguy en Grèce lors de la tournée Hellfire Club, mais pas pour sortir de la masse en ce qui concerne les albums studio, dans un genre musical dont on a fait le tour depuis belle lurette. Et avec une image aussi peu raccoleuse, le succès de Battleroar est condamné à être plus que restreint.




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