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CHRONIQUE PAR ...

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Shamash
Cette chronique a été mise en ligne le 05 décembre 2014
Sa note : 16.5/20

LINE UP

-Sachat
(chant)

-Dave
(guitare)

-Nev
(guitare)

-Paul
(basse)

-Striga
(batterie)



TRACKLIST

1) Forebode
2)
The Tongue of the Demagogue
3) Under the Wretched Sun of Hattin
4) Elegy of Ruin
5) The Headless Serpent
6) A Sheath of Deceit
7) Elegy of Staves
8) A Malthusian Epoch
9) As Paupers Safeguard Magnates
10) Created Sick, Commanded to Be Well
11) The Last King

DISCOGRAPHIE


Abyssal - Novit enim Dominus qui sunt eius
(2013) - death metal - Label : Independent



Amateur d’ambiances d’outre-tombe en mal de sensations fortes ? Tu cherches un album où la noirceur règne en maître, où la musique délivrée est à la fois sincère, originale et inspirée ? Ne cherche plus. Il se pourrait que j’aie quelque chose qui pourrait te convenir.

Le deuxième album d’Abyssal fait partie de ces disques qui semblent délicats à appréhender au premier abord, qui demandent un réel effort d’attention, pour se laisser peu à peu apprécier à leur juste et grande valeur. Discourir sur cet opus se révèle chose ardue. Il faut en effet garder à l’esprit que ce genre de disque, difficile d’accès, se doit d’être écouté, et que les mots ne pourront jamais rendre fidèlement l’expérience qu’il nous est offerte de vivre.

Loin de chercher une quelconque facilité, les britanniques peignent un monde froid. Les images qui viennent à l’esprit à l’écoute de cette heure de musique, ne sont que chaos et paysages désolés. Inutile d’envisager trouver ici une once d’espoir, l’univers dépeint étant des plus sombres. Les huit morceaux de cet opus prennent la forme d’élucubrations angoissantes, se parant tour à tour d’éléments empruntés au death metal caverneux, au black, voire au doom. L’ensemble est étonnamment très cohérent et se laisse finalement déguster avec un certain plaisir.

"The Tongue ofthe Demagogue", "The Headless Serpent" ou "A Malthusian Epoch", témoignent du talent indéniable de ses géniteurs, qui nous emmènent dans les tréfonds d’un art funeste. Point de démonstrations techniques outrancières, juste la bande-son parfaite pour accompagner la fin du Monde. La production fait la part belle aux murs de guitares et aux vocaux gutturaux, soutenus comme il se doit par une section rythmique de qualité. Trois interludes s’intercalent entre ces pièces et ne font que renforcer l’aura sépulcrale de cet ouvrage.

Abyssal propose un metal lugubre, qui pourra toucher les passionnés de musique extrême. Laissez une chance à Novit enim Dominus qui sunt eius, véritable bijou de noirceur. Suivez cette troupe pour une expérience qui mérite vraiment d’être vécue. Et ne craignez rien si vous succombez car, comme l’aurait dit Arnaud Almaric lors de la croisade contre les Albigeois, « Dieu reconnaitra les siens ».


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