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CHRONIQUE PAR ...

7
Count D
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 18/20

LINE UP

-Emperor Magus Caligula
(chant)

-Lord Ahriman
(guitare)

-Chaq Mol
(guitare)

-Matte Modin
(batterie)

-Richard Daemon
(basse)

TRACKLIST

1)Intro
2)The Arrival Of Satan's Empire
3)An Apprentice Of Satan
4)The Dawn No More Rises
5)Thy Legions Come
6)Hail Murder
7)Goddess Of Sodomy
8)The Secrets Of The Black Arts
9)Vobiscum Satanas
10)Shadows Over Transilvania
11)Open The Gates
12)Ineffable Kings Of Darkness
13)Thus I Have Spoken
14)My Dark Desires
15)Armageddon Finally Comes

DISCOGRAPHIE


Dark Funeral - De Profundis Clamavi Ad Te Domine
(2004) - black metal - Label : Regain Records



Et le voilà ! Voilà le live de Dark Funeral, dix ans après le premier mini cd éponyme. Voilà l’offrande que beaucoup de fans (dont moi) attendaient de la part de la horde satanique norvégienne, incontestablement maîtres dans leur style. « The Ineffable Kings Of Darkness » enregistrent ce live en septembre 2003 durant leur tournée sud-américaine (Brésil, Chili et Colombie) pour nous servir quatorze titres (plus une intro) issus de toute leur discographie jusqu’à Diabolis Interium qui a vu le jour en 2001.

Dark Funeral est réputé pour avoir un jeu plutôt plat sur scène; donc avec ce support, pas besoin de se poser la question. A l’écoute du public et de ses acclamations, le show devait être à la hauteur de cette œuvre sonore, ne serait-ce qu’en constatant les cris sur le titre "An Apprentice Of Satan" ! Mais…pourquoi enregistrer un live dans cette contrée lointaine ? Essentiellement pour deux choses : premièrement la musique du groupe s’exporte très bien en Amérique Latine, les hordes métalleuses en sont fans. Et deuxièmement, le public latin n’a rien à voir avec nous autres les limaces européennes. Là-bas, un concert de ce type devient vite très mouvementé, voir dangereux. On peut dire que le public a du sang chaud et apprécie à sa juste valeur un groupe comme celui-ci. (Les prises de son sur le public auraient pu être cependant un peu plus mises en avant).

Le son de ce live est très propre, presque comme en studio, peut-être un peu plus lissé. On aurait souhaité un rendu quelque peu plus agressif pour mettre la qualité des compositions en valeur et soutenir l’ambiance démoniaque indéniable que dégage Dark Funeral sur scène comme sur CD. Les norvégiens nous présentent donc une sorte de « best of » avec les immanquables "An Apprentice Of Satan", "Thy Legions Come", "The Secrets Of The Black Arts", "Open The Gates", "Ineffable Kings Of Darkness" ou encore "The Arrival Of Satan’s Empire". Une grande partie des titres du dernier album Diabolis Interium sont joués, les autres titres apparaissant de manière égale sur Vobiscum Satanas ("Thy Legions Come", "Vobiscum Satanas", "Ineffable Kings Of Darkness") et The Secrets Of The Black Arts ("The Secrets Of The Black Arts", "My Dark Desire" et "Shadows Over Transylvania").

La qualité de ce Live De Profundis Clamavi Ad Te Domine vient donc de ce recueil riche et surtout de la qualité de prestation et d’interprétation du groupe. La puissance de Dark Funeral et son inébranlable charisme diabolique sont pleinement dégagés sur scène, sans mettre de côté la qualité technique du jeu, d’autant plus méritoire que les titres sont joués encore plus rapidement que sur album. On ne peut plus rentre dedans! Matte Modin à la batterie est sensationnel : rapide, précis, tranchant… Rien n’arrête cette machine à tuer que prend en main le reste du groupe, notamment Emperor Magus Caligula avec son chant déchiré vraiment inspiré. Les intermèdes lui permettent de s’adresser au public qui connaît manifestement bien le répertoire du quintette, notamment le célèbre The Secrets Of The Black Arts, repris en chœur dès son annonce…

N’oublions pas pour la touche d’humour les « Olé Olé Olé Dark Founeral » du public latin et les « salouds, mouchas graciasse » très épiques de l’Emperor Magus Caligula… On pourrait encore parler longuement de ce live, représentant toute la force de Dark Funeral, en espérant que la prestation scénique fut à la hauteur de l’infernale interprétation musicale (pourquoi ne pas avoir enregistré comme tout le monde un DVD ? Peut-être par respect de l’underground qui sait…). Néanmoins le plus simple reste de se procurer cette pièce inévitable pour tout connaisseur du groupe et même pour ceux qui souhaiteraient aborder ce qu’est de la bonne musique, diabolique et enivrante. Le live Black de l’année …





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