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CHRONIQUE PAR ...

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Iokanaan
Cette chronique a été mise en ligne le 14 novembre 2014
Sa note : 13/20

LINE UP

-Kippa
(chant)

-Reece
(guitare)

-Cam
(basse)

-Sammy
(batterie)

TRACKLIST

1) Coma
2) Liquid Gold
3) Slab City
4) Pisser
5) Quaaludes and Interludes
6) Roadhead
7) Machine
8) Hanoid
9) Rising
10) Old Timer D.W.

DISCOGRAPHIE

Slab City (2014)

Steak - Slab City
(2014) - stoner Desert Rock Sable Mouvant - Label : Napalm Records



Ami, Amie, je le dis : le Stoner fait mouiller ma petite culotte... Ce qu’il emprunte à Rock, à Doom et à qui sais-je encore, me comble la paillette jusqu’aux cieux les plus désertiques. C’est souvent poussiéreux, c’est parfois gras, lourd, ça gratte la croute terrestre, peut-être même que ça nique la couche d’ozone, mais il n’empêche que c’est dans le vent, et que c’est frais comme une glacière qui fait du stop au milieu du Sahara. Maintenant, il s’agit de séparer les groupes qui créent les cyclones de ceux qui arrivent après la tempête. Et, parce que la perche est bien tendue, il est à dire que Steak paraît encore trop tendre...

Pourtant Steak est entouré de choses indéniables : de bons musiciens qui ont des bonnes têtes avec des bons instruments qui font de bons morceaux. Ouais, carrément ! Vérifiez par vous-même : il n’y a pas un seul morceau qui semble vraiment mauvais ou en-dessous d’un autre. Non, tout l’album se tient en parfaite ligne droite. YaWaOu : Du coup, rien à dire.? Bin si justement, écoute un peu : l’album se tient en parfaite ligne droite... Alors, en concert, il y a des chances que ça tue, mais Steak en studio nous laisse un brin sur notre faim.
Le souci principal de l’œuvre se situe dans sa vision d’ensemble, et ça se résume en un mot toujours fatalement clair : Répétitif ! C’est répétitif, répétitif... répétitif, répétitif... Non, le disque n’est pas rayé, pas d’abus, mais déjà que les détracteurs du Stoner clament que le genre semble répétitif, faudrait pas non plus leur pointer sous le nez un album qui pourrait leur donner raison. Les morceaux en deviennent clairement trop longs pour des structures trop épurées et pour combler l’ensemble, plus de la moitié des morceaux sont sur la même tonalité. Alors, à l’écoute, ça en devient long, et on bat le tempo nonchalamment de la tête en attendant la suite, en attendant la fin... Et puis, sans trop le vouloir, on se met à admettre que c’est une sacrée imitation d’un Kyuss ou d’un Monster Magnet. Imitation bonne, mais imitation...
En dehors de tout ça, Steak est loin d'être une mauvaise formation. Au contraire, la lourdeur Stoner et le grain du son général sont tout à fait justes, n'importe quel amateur du genre sera ravi d'y secouer sa chevelure dans le vent du groupe. Kippa a une réelle puissance vocale, rappelant par moments un Zakk Wylde ou un Layne Staley, qui s'accorde très bien à l'ensemble. Les riffs sont posés, les morceaux ont tous leur efficacité à revendre. Alors, avant que de cracher ce venin tapageur de mauvaise langue reptilienne, écoutez "Rising" qui vous donnera une bonne impression générale de l’œuvre et tous ensemble, mains dans les mains dans les poches, attendons la suite de nos quatre potes Anglais.


À vous de voir dans quelle mesure vous écouterez cet album. En partant du principe qu’il n’est pas pour le musicophile regardant, que tout les morceaux sont bons à partir du moment où ils sont pris séparément, qu’il ne surprend pas et qu’il se tient droit sans jamais pencher d’un côté ou d’un autre, je le considère pour ma part comme un très bon disque d’ambiance. Certains considèrent ça comme insulte ultime... pas moi.


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