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CHRONIQUE PAR ...

101
Dommedag
Cette chronique a été mise en ligne le 02 novembre 2014
Sa note : 12/20

LINE UP

-David Davidson
(chant+guitare)

-Dan Cargiulo
(chant+guitare)

-Brett Bamberger
(basse)

-Phil Dubois-Coyne
(batterie)

TRACKLIST

1) A Debt Owed To The Grave
2) Deathless
3) Labyrinth Of Eyes
4) Madness Opus
5) Scorched Earth Policy
6) The Blackest Reaches
7) The Fix
8) United In Helotry
9) Apex
10) Witch Trials

DISCOGRAPHIE


Revocation - Deathless



Revocation déjà de retour ? Après un album éponyme qui en avait déçu certain par la perte relative de l’aspect technique du groupe, celui-ci avait affirmé sa volonté de poursuivre dans cette voie au travers des extraits de Deathless qui avaient filtré de ci de là. Pas que la formation ait été une des plus fines musicalement depuis ses débuts, toutefois.

Depuis l’album éponyme, Revocation a tendance à enchaîner dans ses compositions des riffs très directs, mais surtout monstrueusement efficaces, et restant largement au-dessus du panier des riffs simplistes de la plupart des groupes de thrash. Deathless ne fait pas exception à la règle, avec ses "Madness Opus", "Scorched Earth Policy" et autres "The Fix", qui enchaînent les traits violents. Mais le groupe ne laisse pas pour autant complètement derrière les joutes épiques de solos et autres ornements pour virtuoses qui ont fait son succès. De même, il est possible de retrouver les interventions en voix claire proches du stoner que le groupe utilise depuis déjà un moment, sans que cela apporte grand-chose, d’ailleurs, il faut bien le dire. Cependant,  quelques growls du plus bel effet apparaissent également de temps en temps, et correspondent bien à cette nouvelle orientation plus directe. Enfin, plus directe… en écoutant un morceau comme "Labyrinth Of Eyes", l’impression d’entendre un groupe de metal progressif plutôt qu’un groupe de thrash/death est forte la plupart du temps, ceci n’étant pas forcément un bien quand les riffs les plus techniques, peu marquants, surgissent.  
Cependant, force est de reconnaître que les désormais détracteurs du groupe ne se fourvoient pas totalement ; et que si les riffs les plus techniques tapent parfois à côté, il en est de même pour leurs camarades moins abscons. Ainsi, l’auditeur est parfois face à un défaut d’efficacité, au détour d’un plan qui se traîne assez lamentablement en tentant de le marquer, sans succès. Heureusement, les compositions du groupe sont charpentées avec suffisamment de riffs pour que les changements fréquents parviennent à ne pas laisser tourner trop longtemps des motifs oubliables. Ainsi succédera à un moment moins intense un solo très correct, comme sur "The Blackest Reaches" ou le passage mélodique mais en même temps dissonant est plutôt surprenant. Lesdites mélodies se font rares chez Revocation, mais elles sonnent toujours justes là où elles sont placées, soit le plus souvent dans un solo, comme sur "United Helotry".


Ne différant au final pas énormément de Revocation, même si le banjo manque plus que cruellement, Deathless est donc plutôt correct, même si le ratio de riffs marquants marque une légère baisse par rapport à celui du précédent album. L’évolution est également nulle, et voir le groupe sortir le même album en moins bien à chaque fois pourrait très rapidement  devenir ennuyeux. Deathless, en sa qualité de bon album de thrash/death laisse donc un goût amer de disque « qu’il est bien, mais moins bon que le précédent, alors que tout à fait similaire ».



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