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CHRONIQUE PAR ...

101
Dommedag
Cette chronique a été mise en ligne le 12 octobre 2014
Sa note : 11/20

LINE UP

-Martyr Lucifer
(chant)

-Hypnos
(guitare)

-Bless
(clavier)

-Grom
(batterie)

TRACKLIST

1) God And His Disgusting Children
2) Blood Of The Earth / The Truth Against The World
3) Dystopian Apocalypse
4) At The End Of Doomsday
5) The Poison Of The Naga
6) Impromptu Op. II / Pain Relieved
7) Chamber Of Endless Nightmares
8) Aqualung

DISCOGRAPHIE

Secular Music (2014)

Hortus Animae - Secular Music



Voir de vieux groupes qui n’ont pas réussi à percer continuer à persévérer encore et encore sans relâche est quelques peu déprimant. Cela a tendance à renvoyer à l’échec présent constamment dans  la propre vie de tout un chacun.

Hortus Animae fait partie de ces formations. Actifs depuis déjà 1997, les Italiens n’ont jamais réellement fait parler d’eux, malgré une musique assez intéressante. Lorsque Secular Music est lancé, il est possible de réaliser dès le premier titre la masse de contrastes dont le disque est fait : les parties metal extrême côtoient ainsi les galimatias progressifs formés par un clavier, assez loquace bien qu’en retrait, et des guitares qui servent moins à décocher des riffs assassins qu’à instaurer une ambiance, comme sur le départ de "At The End Of Doomsday", assez régulièrement cassée, par le passage d’un aspect à un autre. Les titres s’inscrivent donc dans une veine progressive nettement audible dès les premières écoutes, puisque les cassures sont très fréquentes, avec quelquefois à la clé l’impression de passer du coq à l’âne lorsque le groupe fait succéder un passage patibulaire à une envolée lyrique gothico-progressive. Ces envolées donnent d’ailleurs lieu à des solos, qui peuvent aussi bien être réussis que sonner totalement vains, car sans grâce ou cohérence à même de les justifier, les risques du prog.
A noter que la voix hurlée employée de temps à autres est assez ridicule, moins puissante que nasillarde, donnant ou l’envie de fuir, ou celle de rire ; et même si son usage n’est pas intensif, il est déjà trop important pour tout auditeur normal. Les voix claires en revanche, feront plaisir aux amateurs du Âckerfeldt de la première époque, avec un timbre proche et assez éthéré. Côté sonorités, si le groupe a une certaine patte, pour ne pas dire une patte certaine du fait de ce mélange assez improbable, même si le son de clavier peut rappeler épisodiquement Genesis sur "The Truth Against The World", bien que cette impression ne se retrouve pas sur le reste du disque, sur une heure de musique, tout n’est pas à sauver, loin de là, mais les passages gothiques ne dégoulinent déjà pas, et le mélange pratiqué est plutôt cohérent ; en revanche, les passages qui retiennent véritablement l’attention peuvent se réduire à peu ou prou, une fois sorti d’un ou deux breaks en chant clair remarquable. Pour conclure, le groupe a même fait l’effort de placer son meilleur titre en fin de piste, histoire de récompenser ceux qui les auraient suivi dans ce parcours pas forcément passionnant, et de ne pas massacrer "Aqualung", en donnant une version à leur sauce ; pas dégoûtante, mais qui donne seulement envie de réécouter l’intemporelle originale.


Pas franchement novateur, un peu personnel ; au final, ce disque n’apporte pas grand-chose au genre, en dehors d’un éventuel agréable moment pour les fans de croisements musicaux de ce type. Manquant de consistance, il n’est pas à même de capturer l’attention, sans pour autant sonner de façon disgracieuse à l’oreille. L’écoute est polie, de même que la musique, mais au final peu enthousiasmante.



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