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CHRONIQUE PAR ...

101
Dommedag
Cette chronique a été mise en ligne le 05 octobre 2014
Sa note : 17/20

LINE UP

-Cervantes
(chant)

-Aldébaran
(choeurs+claviers+guitares+basse)

-Aboth
(claviers+batterie)

TRACKLIST

1) Stronghold Eternal Rivalry
2) Le Castellas Du Moine Brigand
3) Majestic Dusk Over The Sentinels
4) Glorious Horns
5) Feodu Obitus
6) Le Souffle Des Vieilles Pierres
7) L'incandescence Souterraine
8) Mountains Wayfaring Call
9) The Bulwarks Warlords
10) Medium Aevum

DISCOGRAPHIE


Darkenhöld - Castellum



Continuant sur leur lancée, les ex-Artefact, maintenant connus comme Darkenhöld poursuivent leurs aventures dans le domaine du blak metal. Déjà auteurs de deux albums, dont l’étonnamment bon A Passage To The Towers, les Français ont su se créer une patte et l’imposer petit à petit, aussi bien sur disque qu’en concert, avec des compositions renvoyant au Moyen-Âge et à la chevalerie. Avec Castellum, il est possible de voir qu’ils ne dérogent toujours pas à la règle.

L’accueil met dans le ton : riff mélodique joué à un rythme soutenu, claviers majestueux, directement mieux employés que sur l’album précédent, puis plus tard un break à la guitare acoustique. Tous les éléments qui font que l’on aime Darkenhöld. Si sur Echoes From The Stone Keepers, l’ajout systématique de clavier ne servait pas forcément la musique, ici l’utilisation qui en est faite est à peine moins brillante que celle d’un Emperor : un léger interlude céleste sur "Strongholds Eternal Rivalry", avant d’ajouter un aspect cosmique au riff principal ; un caractère souterrain sur "L’incandescence Souterraine" (no shit Sherlock), des mélodies ajoutées à celles des guitares ; des interludes réussis et collant au caractères général de l’album, mais nul envahissement disgracieux ou de mauvais goût. De même, la guitare acoustique, toujours utilisée avec parcimonie ajoute un indéniable cachet « d’époque ».
Cela-dit, ceux qui sont venus pour le black mélodique ne seront pas non plus déçus : l’inspiration, loin de s’être tarie, permet au groupe de gratifier l’auditorat de quelques-uns de ses plus brillants morceaux, comme le long "Strongholds…" d’entame, ou ce "Majestic Dusk Over The Sentinels" d’anthologie, qui en un peu plus de quatre minutes résume tout le bien dont Darkenhöld est capable, chœurs grégoriens à l’appui. Du côté des nouveautés, il est possible de trouver quelques passages chantés dans la langue de Molière, même si la majorité des textes reste du côté de la perfide Albion. Il est à espérer que la formation persévèrera dans cette voie par la suite. De même, les ambiances, point fort des disques précédents, sont toujours de la partie ; mais elles sont cette fois-ci plutôt variées, oscillant entre l’emphase habituelle propre aux récits médiévaux de batailles, et celles plus surprenantes de "L’incandescence Souterraine" ou "Majestic Dusk…", plus solennelle, qui ne jurent pas avec le reste, et lui donnent même un aspect plus fouillé.


Au final, ce Castel présente fort peu de fissures apparentes, au ravissement de l’auditeur. Darkenhöld n’entache pas sa réputation, et sert encore une fois un album impeccable, varié, tout en ayant une personnalité forte, et sans ventre mou. Plus qu’un espoir, maintenant un des leaders de la scène, le trio a su montrer en trois petits albums que l’originalité reste un tant soit peu possible dans le metal, particulièrement lorsqu’un patrimoine historique et culturel aussi riche que celui de France y est attaché. Pour ceux qui se le demandaient encore, la classe, c’est ça.



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