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CHRONIQUE PAR ...

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S1phonique
Cette chronique a été mise en ligne le 02 octobre 2014
Sa note : 10/20

LINE UP

-Wortherax
(chant+guitare)

-Aywar
(guitare)

-Freyr
(basse)

-Odalv
(batterie)

TRACKLIST

1) The Energy Of Soul
2) Spirit Of Ancestors
3) A Mirror Of Dreams And Reality
4) Welcome To New Day
5) Your Chance
6) Go A Long Way To Each
7) Storm

DISCOGRAPHIE


Twilightfall - The Energy of Soul
(2014) - thrash metal melodeath moisi metal - Label : Svarga Music



Pour les coquins blackeux du coin, Twilightfall doit rappeler le premier album des vilains de Nokturnal Mortum sorti en 1995. Le groupe de black metal ukrainien oscillait entre  black / black sympho et même le pagan du coin. Et ba vous savez quoi...? Quelques membres du groupes ont monté un groupe en 2010 nommé Twilightfall et balancent ici leur album The Energy of Soul... Étonnant non ?

On s'accroche à son slip car les (fausses) surprises vont se succéder. Bon sang qu'elle commence mal cette introduction de chronique. Et ce n'est malheureusement pas l'artwork qui rassure. Certes les pochettes n'influent en rien le contenu de la galette (il n'y a qu'à se fader tous les artworks de Riot pour s'en convaincre) mais peuvent, par contre, donner de sérieux indices quand aux thèmes, inspirations et style musical. Les codes communautaires ont cela de qualité mais aussi de défaut (cliché lorsque tu nous tiens). Ainsi Wortherax l'ex Nokturnal Mortum (et Aywar qui y a aussi officié) lisse son style et propose a priori un melodeath made in Ukraine (ça veut dire que le chanteur ne sait que grogner). Le bonhomme n'hésite pas à dire que l'album est, dans toute sa composition, inspiré de ses expériences : du pur Wortherax en quelque sorte. Sept chansons pour sa quarantaine de minutes, on continue de penser que le produit est formaté et ne laissera que peu de place à la surprise.
L'opener titre de l'album rappelle bien la recette du melodeath que chacun se doit de maîtriser : un gros riff avec ce son de guitare bien classique dans sa disto, du solo meloshred assaisonné de son synthé couche sur couche. Une petite cassure pour placer un bel arpège et, de temps en temps, on balance la ligne de chant pour apporter le croquant. Et oui ! qui dit Ukraine dit growl poilu, pas forcément mal chanté, mais pas vraiment raccord avec l'iconographie et la mélodie proposée, ou en tout cas (car gageons que ce n'est pas gênant) peu, voire pas du tout, mélodique. Allons directement au dernier morceau et demandons nous si ce n'est finalement pas le même qui est proposé. Bon sang l'introduction et le riffs sont quasi similaires. On se fout de qui ? Ce riffing thrashy est tellement standard qu'on ne peut même pas labelliser en old-school mais plutôt en exercice de professionnel histoire de dégourdir les rhumatismes des menottes avant d'éclabousser les amplis de flaques de notes.
A peine exagéré : parfois les chansons se différencient (un tout petit peu) et gageons que la composition ne s'est certainement pas faite à la va vite. Mais bon sang, est-ce voulu de traficoter autant certains passages ? On sent bien que le mec à du composer quitte à en faire des nuits d'insomnies  Comme dit le proverbe : pourquoi faire simple lorsque l'on peut faire compliqué. Un note positive (on essaie) pour finir sera d'affirmer que les guitares sont maîtrisées, alors que la rythmique parait (et pourtant le niveau est plutôt bon) poussive et approximative ? Si l'idée était de donner de la vie au tempo... OK c'est réussi. Sinon c'est que le batteur est à la ramasse. Bref... Toute chanson est passable mais l'album est de trop : linéarité, tarabiscotage, ennui, structures des chansons plutôt étrange (on ne parle plus de progressif mais de « cubisme » pour le coup), solo pignole et parfois plutôt moyens (bon sang le solo lent de "Spirit Of Ancestors" ne rend malheureusement pas service ni à son compositeur ni à son interprète). Dommage. 


Bon... C'est pas la joie. Sauf à plaire aux fondamentalistes du genre melodeath ascendant thrash (bref toi là derrière ton écran qui me traite de tous les noms d'oiseaux et de glammeurs) affirmons que The Energy of Soul est moyen voir bof. Je reste convaincu que mister Wortherax peut pondre des trucs immenses mais pour le coup l'album est peut être trop personnel (A-t-il voulu prouver ou se prouver quelque chose?). Choppez un bon vieux Children of Bodom à la place ou testez le dernier in Flames... Quitte à faire autre chose (j'ai pas dit n’importe quoi) après tout...


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