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CHRONIQUE PAR ...

109
S1phonique
Cette chronique a été mise en ligne le 09 septembre 2014
Sa note : 09/20

LINE UP

-13
(chant+guitare)

-10
(batterie)

TRACKLIST

1) Rinat Dasaev
2) Roberto Falcao
3) John Fashanu
4) Marco Tardelli
5) Thomas Skuhravy
6) Horst Hrubesch
7) Emilio Butragueno
8) Enzo Francescoli
9) Carlos Valderrama
10) Oleg Protasov
11) Jorge Burruchaga
12) Jose Chilavert
13) Andres Escobar
14) Toni Polster
15) Hidetoshi Nakata
16) Claudio Caniggia
17) Francesco Totti
18) Paulo Futre
19) Zbigniew Boniek
20) Nicolas Foubert
21) Jozsef Kiprich
22) Didier Drogba

DISCOGRAPHIE

1986 (2014)

Jesus Crost - 1986
(2014) - death metal grindcore Crusty/punky/panini - Label : Bones Brigade



« 300... 300.. 300... Tu as la 300 ? Il ne me manque que celle là... Je l'échange contre 50 autres. Andreas Brehme ? c'est la 300  tu l'as?... ».
Quel cauchemar !!! Je n'aurai jamais fini ce foutu album panini 1986 à cause de ce mec... La RFA en foot à l'époque c'est notre cauchemar alors imaginez en plus l'état de ce pauvre futur chroniqueur de 12 ans à qui il ne manquait qu'une image. Mais le temps a passé, j'ai grandi, et tout ça est derrière moi. Noonnn! Jesus Cröst revient me hanter avec son album 1986. Rien que l'artwork et le tracklisting et mes sueurs d’œuvres enfantines pensées terminées remontent...


Qui sauf un groupe de grind est capable de pondre un (concept) album autour d'une coupe du monde de football ? (Un clown me souffle Francis Lallane). On ne sait que peu de choses sur ces loustics hollandais là. Signés sur Bones Brigades, à la discographie standard pour ce type de groupe, mais avec des "vrais" albums, voici le dernier rejeton du doublon... Pardon du binôme qui, en guise de tracklist, propose vingt deux joueurs. Nul n'est besoin de chercher si vraiment tout cela à un sens. Drogba avait huit/neuf ans en 86 et vaut quand même chanson dans l'affaire.
Enfin bon, en un quart d'heure en même temps, en jouant du grind... Et voilà on se rend déjà compte que la chronique n'a ni queue ni tête ... De toutes façons pas grave car.... Grind ? Peut être au regard de la durée des chansons, des riffs/ reprises batteries et autres meuglements valant paroles ou parties vocales. Bon il y a de très bon passages : "Marco Tardelli" ou "Enzo Francescoli" ou le début de "Hidetoshi Nakata" décroûtent bien et rappellent le relatif talent des deux zozos. Plus surprenants, tous les morceaux tirent dans du punk'o'Crust ou du death malade au mid tempo poussif tel un "Jose Chilavert" ou des tentatives de riffs légendaires mal pompés ("Hidetoshi Nakata" en fin de bazar travestissant du Slayer). N'est pas Yacopsae qui veut finalement. 
Bah alors? Que d'occasions manquées ! Oui vingt deux pour être exact. Alors certes la force du collectif est réelle et le jeu plutôt musclé, mais bon sang que la finition est mauvaise. A trop vouloir produire du beau jeu, on oublie de marquer et on se fait prendre en contre. Voilà finalement ce qui arrive à notre équipe de Jesus Cröst. La bonne production (voire même excellente) ne peut pas sauver les espèces de dribbles de dix à vingts secondes. Notons malgré tous les quelques compositions plus longues « à la j'aligne trois passes et je tire », qui peinent à sauver malgré tout les attentes placées dans l'effectif. Riffs aux casses croûtes, blast de dégagement finissant dans les tribunes, vocaux de virages avinés, grunt et cochons en rut malade, tacles foireux... trop, c'est trop, on raccroche les crampons. 


Double déception : la première est que lorsqu'on veut s'enfiler une tartine de grind, on aime le vrai, le pur, le brut celui qui pue, qui transpire et qui gratte. La seconde parce que , malgré le titre de l'album, l'artwork, ainsi que les quelques précédentes compositions que je connaissais du groupe, 1986 déçoit. On y croit... Un peu... Comme la victoire de la Hollande en coupe du monde finalement. 




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