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CHRONIQUE PAR ...

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Seosamh
Cette chronique a été mise en ligne le 12 août 2014
Sa note : 16/20

LINE UP

-Elin Larsson
(chant)

-Dorian Sorriaux
(guitare)

-Zack Anderson
(basse)

-Cory Berry 
(batterie) 

TRACKLIST

1) High Class Woman
2) Ain't No Change
3) Jupiter
4) Black Smoke
5) River
6) No Hope Left for Me
7) Devil Man
8) Astralplane
9) Gypsy
10) Little Sun

DISCOGRAPHIE

Blues Pills (2014)
Lady In Gold (2016)

Blues Pills - Blues Pills



Encore un groupe à l’imagerie et à la musique sortants tout droit des années 70 ? Oui, encore un groupe à l’imagerie et à la musique sortants tout droit des années 70. Force est de constater que depuis quelques temps, la mode est au « retro », avec plein de jeunes groupes rendant hommage à leurs glorieux aînés. Evidemment, il faut savoir trier dans cette masse de groupes, entre les vrais bons groupes et les moins intéressants. Nous allons donc nous pencher sur le cas de Blues Pills, qui, assurément, fait partie de la première catégorie.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le jeune groupe suédo-franco-américan a réuni toutes les chance pour bien débuter sa carrière. Un an après la sortie du prometteur EP Bliss, sorti en 2012, ils intègrent le poids lourd Nuclear Blast. Et histoire de bien préparer le terrain avant de sortir leur premier album, un deuxième EP (le encore plus prometteur Devil Man) et un mini live de 4 titres sortent fin 2013 et début 2014. Comme si cela ne suffisait pas, on a pu les croiser à différents gros festivals cet été (notamment à notre Hellfest national). Avec tout ça, on peut se dire que le label mise vraiment sur leur dernière signature, et font tout pour maximiser les chances de réussite de leurs petits protégés lors de la sortie estivale de leur premier album, qui porte sobrement le nom du groupe. Et ils ont bien raison.
Et donc, Blues Pills, c’est quoi ? Le groupe se réclame d’artistes tel qu’Aretha Franklin, Fleetwood Mac (quand ils faisaient du blues), Led Zep, Jimi Hendrix, Janis Joplin ou encore Cream. Sur le papier, c’est plutôt alléchant. A l’écoute de l’album, la comparaison qui nous frappe le plus dans cette petite liste, c’est Janis Joplin. En effet, les rugissements de la chanteuse Elin Larsson nous rappellent clairement la voix de celle qui étaient sûrement une des meilleures chanteuses des années 70. Même si elle constitue peut-être le point fort du groupe, ses trois comparses ne sont pas en reste, loin de là, en particulier Dorrian Sorriaux qui fait preuve d’un feeling éblouissant tout le long de l’album et nous gratifiant d’excellents soli.
L’album en lui-même comporte quatre titres présents sur les précédents EP, rejoués pour l’occasion. On pourra regretter le côté « crade » qui avait son charme, mais l’interprétation est quand même un cran au-dessus. Les cinq nouvelles compositions montrent les progrès effectués depuis le début du groupe. Et cerise sur le gâteau, "Gypsy", reprise d’un vieux titre rock de Chubby Checker totalement méconnaissable par rapport à l’originale, constitue un des sommets de l’album. Celui-ci alterne morceaux sévèrement testostéronés comme le magnifique "Devil Man", appelé à devenir un classique du groupe, et d’autres plus calmes avec un feeling bluesy ultra-présent comme sur "Black Smoke" ou "The River". L’aspect années 70 est présent tout le long des 42 trop courtes minutes de l’album, mais point de plagiat ou de redite, on a affaire à un bel hommage et à une personnalité bien affirmée.


Pour un premier album, on peut donc dire que Blues Pills réussit admirablement son coup, et parvient à tirer son épingle du jeu dans une scène qui commence à regorger de nombreux groupes et où il n’est donc pas facilement facile de se faire repérer. Ils ont donc toutes les armes en main pour devenir un incontournable du genre, et c’est bien tout le mal qu’on leur souhaite.


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