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CHRONIQUE PAR ...

101
Dommedag
Cette chronique a été mise en ligne le 14 juillet 2014
Sa note : 13.5/20

LINE UP

-Armando Collazo
(chant+guitare)

-Jason Garza
(chant+guitare)

-A.R. Mendez
(chant+basse)

-Sterling Junkin
(batterie)

TRACKLIST

1) Oath
2) Theater Of Agony
3) Godlike
4) The Possession
5) Fields Of The Fallen
6) The Key
7) Behold Your Majesty
8) Liberate

DISCOGRAPHIE

Philosofia (2014)

ID - Philosofia
(2014) - death metal technique - Label : Independent



ID… Identité ? Indépendants ? Le nom de la formation du Texas est assez énigmatique. Sachant qu’ils ne sont pas signés sur un label, et que Philosofia est distribué de façon indépendante auprès du groupe, la dernière hypothèse semble la plus probable. Auteurs d’un EP de 3 morceaux repris ici en 2013, le groupe n’a rien publié d’autre. Bref, on a vraiment affaire à des petits nouveaux.

Si tous les groupes indépendants ne sont pas intéressants, on peut trouver des perles, en fouillant, ou par hasard. Dans le cas d’ID, on se retrouve avec une bonne petite trouvaille dans le domaine du death technique. Avec cet album d’un peu plus de 30 minutes, c’est l’occasion de manger une dose de blast, mais avec une musique assez travaillée. Du côté des influences, on peut déjà citer Obscura, quelle  surprise, qui inspire aux jeunes quelques plans plus mélodiques que la moyenne, et également un usage des cordes dissonantes ; mais également Decapitated, pour les parties plus brutales. Les Texans ont d’ailleurs une approche assez fidèle, puisque la façon de riffer est proche, entre riffs graves et envolées dissonantes, toutes étant d’une efficacité certaine. A certaines occasions, ils s’amusent même à ajouter des passages plus dansants, comme sur "Godlike", où ledit passage est ensuite repris et exposé comme du parfait Morbid Angel dans le texte, assez impressionnant pour le coup. On pense d’ailleurs au même ange plus d’une fois au détour d’un riff pendant la durée de l’album, que ce soit sur "Oath" ou "The Possession".
L’alternance des chant, entre le growl profond et puissant, et le hurlé à la façon d’Origin et autres Beyond Creation fait mouche, puisque les deux sont maîtrisés. Un joli melting-pot d’influences prestigieuses donc, mais qui garde une cohérence et une direction unique, et ne part pas dans tous les sens. De plus, durée d’album réduite veut aussi dire que chaque titre percute bien comme il faut, et que quasiment aucun plan n’est réellement en dessous, dans des compositions assez travaillées qui ne sont pas avares sur les quantités, qui plus est. On regrette en revanche que les solos ne soient pas à la hauteur de ceux de leurs aînés illustres, car laissant un arrière-goût d’infini la plupart du temps. Toutefois, ce manque de mélodie ne dérange pas vraiment sur une demi-heure, et la dose de passages blastés entraînants, généreuse, compense en partie cela ; ceci à plus forte raison que la production est absolument excellente pour un groupe indépendant : puissante, claire ; tout ce qui est exigible pour le genre en 2014.


Philosofia fait donc un parfait apéritif en attendant le retour d’Obscura, et des autres. Ayant digéré toutes leurs influences, les jeunes livrent un album aussi court qu’intense, bardé de qualités, et permettant de jouer au Qui est-ce à propos de ces mêmes influences. Premier album oblige, certains points restent à corriger, ce qui n’ôte nullement à sa qualité de chargeur de M-16 délivrant des décharges perforantes à ceux qui sont en face
.



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