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CHRONIQUE PAR ...

7
Count D
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 15.5/20

LINE UP

-Demonos Sova
(chant+basse)

-G’Thaur
(basse)

-Nuklear Tormentorr
(basse)

-Pelcepoop
(guitare)

TRACKLIST

1)Intro: Antikristus Neutronstar
2)Corpse Desecration
3)Into Maze of Nightmares
4)Angelraper
5)G.I.D.
6)Sealed by Blood
7)Mother of Christ
8)Crucifix Masturbation
9)Nailday
10)Anno Aspera

DISCOGRAPHIE


Barathrum - Anno Aspera 2003 Years After The Bastard's Birth
(2005) - black metal doom metal - Label : Spinefarm





Barathrum is back! Bon bien sûr comme chaque année à peu près depuis dix ans. Mais c’est toujours aussi gras, lourd, violent et monstrueusement malsain. Ce Anno Aspera 2003 Years After The Bastard’s Birth (yeah le titre…) écrase encore et pour la huitième fois les têtes avec son Black Doom/Thrash puissant et sale à la fois. Presque quarante minutes de True Black mené par Demonos Sova composent cette galette, dans le simple souci de nous en balancer plein la figure. Et pas besoin d’aller très rapidement pour montrer ses muscles. Une bonne dose de folie, de racine old school avec un chant écrasant à la Necromass rappelant parfois Attila, enregistré dans une cave (dirait-on) et une production largement à la hauteur des ambitions sont les atouts d’une telle offrande. Musicalement, l’utilisation de trois basses (Demonos Sova, G’Thaur et Nuklear Tormentorr) enfonce la production dans les abîmes du gras et du sombre. Necromantia n’est pas si loin, ce qui renforce encore le chaos ambiant.

On a donc à faire a des titres bien construits qui sont loin d’être homogènes malgré les apparences. Alors que "G.I.D." développe un thrash lent et oppressant, tout comme "Mother Of Christ", "Crucifix Masturbation" se veut bien plus Black metal et tordu. Très classique mais toujours efficace, "Nailday" présente de bonnes rythmiques en opposition à des riffs plus True. Les premiers moments de l’album placent tout de suite l’ambiance, très ‘goat vomit’, avec presque trois minutes de cris infâmes et tordus, complètement inutiles mais mine de rien assez flippant, à tel point que j’ai dû la réécouter cinq fois pour saisir tous les détails. Le mot d’ordre reste "Antikristus Neutronstar"…

Puis vient la suite… Et facile de voir que Barathrum renie toute nouveauté. Né des cendres de la seconde vague Black métal, impossible ici de trouver du gothic fantasy ou du neo métal, mais seulement les cris d’un homme qui a la haine en lui, des basses très basses et une ambiance lourde tout autant qu’oppressante. La palme revient au dernier titre "Anno Aspera", long de sept minutes, pendant lesquelles on se laisse mener par un Doom/Black ambiant expérimental frôlant la folie d’Abruptum dans les grandes lignes, la construction rythmique (très lente) en plus. C’est à la quatrième minute qu’un refrain simple mais infernal prend place, pour finir l’album en beauté.


Ainsi va la guerre, le sang et le satanisme avec Barathrum. Certains croyaient la bête morte ou essoufflée après Hailstorm et Venomous, mais il n’en est rien. Alors à vos casques, et profitons de ce bon moment d’infamie metalistique.


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