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CHRONIQUE PAR ...

101
Dommedag
Cette chronique a été mise en ligne le 29 juin 2014
Sa note : 15/20

LINE UP

-John McEntee
(chant+guitare)

-Alex Bouks
(guitare)

-Chuck Sherwood
(basse)

-Kyle Severn
(batterie)

TRACKLIST

1) Dirges Of Elysium
2) Debauchery
3) Bastion Of A Plague Soul
4) Carrion Prophecy
5) From A Glaciate Womb
6) Portal Consecration
7) Charnel Grounds
8) Impalement Of Divinity
9) Dominant Ethos
10) Elysium (Eternity Is Nigh)

DISCOGRAPHIE


Incantation - Dirges Of Elysium
(2014) - death metal - Label : Listenable Records



A la suite d’un Vanquish In Vengeance qui relançait la machine après une série d’albums plus ou moins en roue libre, on pouvait avoir l’espoir de voir Incantation capitaliser sur cette sortie, et poursuivre sur cette lancée. Deux ans seulement auront suffi pour que Dirges Of Elysium voie le jour, sans changement de line-up, chose assez rare chez eux pour être remarquée.

Le premier élément qui frappe sur ce nouveau-né, c’est la pochette. Marquerait-elle, conjointement avec la précédente, la fin des artworks étonnamment laids et assez aléatoires de ce groupe ? Autre détail qui choque : que viennent faire des mélodies chez Incantation ? Diantre. Fichtre. Dès l’introduction éponyme, ne voilà-t-il pas qu’une lead funèbre apparaît : dans un style assez suédois, mais en encore plus sombre, évidemment. Elle ne sera pas orpheline sur ce disque, loin de là, puisque McEntee en déballe quelques autres, bien senties afin de plomber encore plus un disque qui aurait très bien fait sans. En effet, malgré quelques fulgurances syndicales traitées avec la science habituelle de la formation, c’est l’aspect doom/death de la musique qui prédomine sur Dirges Of Elysium ; notamment par le biais de cette basse si profonde et audible, qui aura même son passage en solitaire sur la fin de "Charnel Grounds". Ladite pièce fait d’ailleurs plus office d’interlude, et ne vaut quasiment que pour ce moment de quatre cordes qui sonne comme étant typique du groupe. Cela-dit, quand ce sont les parties rapides et blastées qui sont dégainées, comme sur "Debauchery", qui tente de nous refaire le coup du "Haruspex", aucun regret à avoir.
McEntee surplombe toujours la charge de panzer avec un growl profond et putride, aidé par une production assez massive ; mais qui permet tout de même à la formation de sonner maléfique. D’autant plus que les riffs dissonants mais jouissifs sont au rendez-vous. A première vue, le départ du disque tape assez fort après l’introduction, en proposant deux titres riches en blasts, avant que la machine ne semble toussoter, crachoter et surtout s’enliser, en essayant bien à quelques reprises de repartir. La série de titre suivante renvoie encore au passé glorieux de Mortal Throne, tout en ayant un cachet propre grâce à la puissance de feu et à un jeu de batterie qui met plus que correctement en valeur cet aspect si pesant. Et bien sûr, un véritable nouvel album d’Incantation n’en serait pas un sans le pavé de fin, qui dépasse encore une fois le quart d’heure. Ici, ce sont vraiment seize minutes de musique, non coupées par de l’abus de larsens intempestif, à tel point que l’on s’imaginerait presque de retour à la glorieuse époque de Diabolical. La fin surprend d’ailleurs avec sa reprise à coup de trémolos palm-mutés, assez inattendue.


Avec Dirges Of Elysium, Incantation a sorti « l’album qu’il fallait » : capable de faire bonne, voire très bonne figure dans la discographie des New-Yorkais, confirmant que le redressement de cap précédent n’était pas un coup de chance, et surtout que ces vétérans en ont encore sous le pied malgré un nombre de sorties qui commence à être fourni. Avec une durée idéale, et quelques détails qui ne se révèlent qu’au fil des écoutes,  et lui confèrent donc une durée de vie très correcte, ce cru nouveau laisse présager du meilleur pour la suite.



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