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CHRONIQUE PAR ...

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DarkyPunky
Cette chronique a été mise en ligne le 09 février 2014
Sa note : 16.5/20

LINE UP

-Christophe Ferreira
(chant)

-Antoine Leboisselier
(guitare)

-Alain Arcidiacono
(guitare)

-Mathieu Jarrot
(basse)

- Mayline Gautié
(violon)

-Jean-Philippe Ouamer
(batterie)

TRACKLIST

1) Let's Introduce...
2) The Hatred
3) Night Terrror
4) New Years Eve
5) Man in the Masses
6) Ocean of Sand
7) Do Not Forget
8) Nevermore
9) Serenity
10) Picture

DISCOGRAPHIE

Serenity (2011)
Chronicles (2013)

Idensity - Serenity
(2011) - death metal à tendance mélo/prog - Label : Autoproduction



En 2013, un album particulier est sorti. Un coup de cœur pour votre serviteur, un cadeau que les parisiens d'Idensity nous ont offert à tous. Il s'agirait de Chronicles, de ce chef d’œuvre dont je suis littéralement tombé amoureux. Cette sortie s'est avérée doublement bénéfique: primo, je suis tombé là sur une œuvre d'art à part entière. Et deuzio, j'ai découvert Idensity, et toutes les autres perles qu'ils avaient à offrir. Je me suis donc mis en chasse de leur premier opus, Serenity, qu'il me tardait de découvrir. En deux clics et quelques jours plus tard, je tiens la galette dans mes mains. En fait, ce n'est pas Chronicles qui est fantastique, mais bel et bien Idensity.

Pour les incultes, Idensity est un combo parisien exécutant un death progressivo-mélodique (peu importe l'existence du terme) bourré de particularités et identifiable entre mille. Un death métal français différent, influencé selon le groupe par des formations tels que Nevermore, Opeth ou encore Devin Townsend. Prenez ces influences, ajoutez une grande inspiration et un song-writing de qualité, mixez le tout et servez accompagné d'une charmante violoniste. Vous obtenez alors le son d'Idensity, un son 100% made in France et 100% unique. Bon c'est pas tout mais la musique alors? Ben on y vient, on lance le disque sur la platine et plus dispo pour personne pendant une bonne heure. "Let's Introduce"quoi! Petite intro au registre épique, où Mayline Gautié nous gratifie une place de choix pour l'écoute de son instrument. Ça annonce la couleur, d'entrée: le violon ne vas pas faire office de déco ici. C'est maintenant que ça devient intéressant. "The Hatred" balance tout! on est obligé d'headbanguer, c'est plus fort que tout ! Des résonances gothiques à la Moonspell, un black à la Opeth (le groupe n’a pas menti), bref, un métal à la Idensity quoi. Ça dépote, le son est bon et le chant guttural de Ferreira ne nous fais pas patienter trop longtemps. La chanson alterne entre différents tempos (comme durant toute la durée de l'album), mais n'atteint jamais une rapidité phénoménale malgré la présence de double pédale. Bien dosée, assez mélodique et bien death, ce début d'album fait mouche.
Amateurs de soli, vous allez être servis. "Night Terror" regorge de parties instru jouées à la grosse corde et contient une bonne dose de symphonie. Le chant clair couplé avec le chant death rend un approche et un tempo différent de la musique d"es parisiens. Une bonne intro catchy dans la lignée d'un Dimmu Borgir à leur début. La place de la violoniste est intelligemment choisie, cependant, on peut reprocher la rareté des instants qui lui sont entièrement dédiés. Quoique trop de violon aurait tuer le violon, il faut un juste milieu à tout comme on dit. L'outro de "Night Terror" est tout bonnement excellente. Et puis ça s'enchaîne, et cela déboule sur la plus longue piste du disque (près de neuf minutes). "New Years Eve" est en effet un monstre de mélancolie, une power ballade ultra efficace, en bref, une formidable démonstration des français. Tantôt brutale, tantôt reposée, la piste nous emporte totalement à grands coup de riffs musclés ou de lignes de violon. On ressent le progressif, on ressent ce désir de se détacher des sentiers battus. Superposage de grosses guitares, soli dantesques, voix claire (peut être même trop!) font de "Man in Masses" fort intéressante. Certains reprocheront tout de même un chant inégal sur l'ensemble de la piste, mais force est de reconnaitre qu'il est bien nuancé du chant à la black métal façon Opeth.
Le reste suit finalement le même registre, on passe d’atmosphères black/prog au mélodeath, agrémentée d'un chant à la Arch Enemy. Au niveau de la technique, RAS messieurs mesdames. Les guitaristes lead/second font magnifiquement leur boulot, ils connaissent leur manche sur le bout des doigts (c'est le cas de le dire) et l'ensemble est vraiment convaincant. Sans compter que cela n'est qu'une autoproduction. Précise à souhait, elle restitue chaque instrument parfaitement, à l’exception de la basse quasi-inaudible ici (faut dire que les grattes envoient du lourd). Cependant, la musique semble peut être s'épuiser et peine un peu un peu à se renouveler sur la longueur (les plus titilleux le remarqueront). Les refrains hypers accrocheurs vous feront vite oublier et les 3 dernières pistes clôturent finalement ce Serenity comme il se doit. Une énorme outro sur "Nevermore" et un solo tout simplement phénoménal, puis la piste éponyme qui prend le relais. Intro au riffing bien lourd, grosses cordes puis ça repart. Le violon toujours au top, le chant aussi. Il faut dire ce qui et, cette piste est vraiment LA tuerie de cet opus. On débouche finalement sur "Picture", la conclusion de Serenity. Grosses guitares encore une fois, intro à la lead ultra mélodique puis le chant clair qui cohabite avec le guttural. Le groupe se retrouve finalement avec de nombreuses influences au service de sa créativité et exploite on ne peut mieux cet univers qu'est le métal.


Le talent. Le talent est, d'après l'internaute.com, un don, une aptitude remarquable, une capacité naturelle ou acquise dans un domaine ou un activité. Idensity en est la parfaite représentation. Un groupe talentueux, aux qualités d'écriture, instrumentales, scéniques et productives au top. Un groupe groupe de métal français dont l'apogée est atteinte avec un deuxième album nommé Chronicles. Ne cherchez pas plus longtemps, achetez les chefs d’œuvre d'Idensity et saoulez-vous avec. Qui a dit que le death doit obligatoirement venir des pays nordiques pour être bon? Pas moi en tout cas.


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