6341

CHRONIQUE PAR ...

116
Lotus
Cette chronique a été mise en ligne le 05 janvier 2014
Sa note : 13.5/20

LINE UP

-Jonas Renkse
(chant)

-Anders "Blackkheim" Nyström
(basse)

-Per "Sodo" Eriksson
(guitare)

-Niklas "Nille" Sandin
(basse)

-Daniel Liljekvist
(batterie)

TRACKLIST

1) The Parting
2) The One You Are Looking Is Not Here
3) Hypnone
4) The Racing Heart
5) Buildings

6) Leech
7) Ambitions
8) Undo You
9) Lethean
10) First Prayer
11) Dead Letters

DISCOGRAPHIE


Katatonia - Dethroned & Uncrowned
(2013) - post rock Post affiné et minimisé - Label : Kscope



Dead End Kings confirmait avec sureté le penchant post-rock de Katatonia, douceur, mélancolie et volupté nocturne emplissaient nos cœurs. Quelle beauté. Néanmoins les Suédois ne s’arrêtent pas là, est-ce possible de pousser l’émotion plus loin ? Pouvons-nous lustrer nos compositions pour les rendre lisses et pures ? En bref, comment embellir Dead End Kings ? Katatonia vise plus haut, plus loin, plus profondément…

« La batterie et les guitares saturées… Voilà ce qui empêchait encore nos auditeurs de voyager outre l’au-delà ! » Vous l’aurez compris, on a affaire ici à une déstructuration et à un réarrangement de l’opus précédent… Plus doux, plus aérien, plus pur comme dit plus haut, adieu la batterie (sauf sur "The Racing Heart" où elle se voit extra-minimalisée), adieu les guitares saturées. On ne se contente que du nécessaire, de quoi faire ressortir d’avantage la voix claire et tristounette de Jonas. Les guitares acoustiques se fondent à merveille avec les claviers « reverbés » délivrant des nappes rondes et espacées. Fermez les yeux et laissez vous emporter, votre imagination et D&U feront le reste…
Le résultat ? Les morceaux gagnent en noirceur, en profondeur, c’est magnifique. "The Parting" débute l’escapade avec beauté, "Hypnone" et son introduction larmoyante mène encore plus loin, "Buldings" vous engouffre dans les profondeurs de la nuit, sous un ciel étoilé, allongé dans l’herbe… L’association piano/guitare acoustique est parfaite, les morceaux s’enchainent avec fluidité et même peut-être trop de fluidité. Nous buttons sur le principal défaut de ce D&U… Sa linéarité. Les compositions sont si épurées qu’il fallait forcément s’attendre à ce que la base commune aux morceaux ressortent, l’ennui peut s’installer surtout si votre oreille n’est pas attentive ou que vous soyez resté dans l’ancien Katatonia.


L’initiative prise ici par Katatonia est respectable. Vouloir aller plus loin, atteindre la perfection, la Beauté à l’état massif, c’est le rêve de chacun… Personne ne l’atteindra mais l’approche est envisageable. Katatonia la contemple, Katatonia a peint une esquisse, réussie mais pas assez poussée, trop peu de détails dirons-nous et un manque de contraste bien dommage…


©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 7 polaroid milieu 7 polaroid gauche 7